Le grand entretien du Diplomate

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Nicolas Conquer est Franco-américain et le porte-parole GOP | Republicans Overseas France. Homme engagé (actions humanitaires), patriote, spécialiste dans le Marketing Digital, Nicolas Conquer nous livre un regard sans concession sur les principaux enjeux et défis politiques qui attendent les Républicains et les États-Unis en général, à la veille de la prochaine élection présidentielle américaines de novembre 2024. 

Propos recueillis par Angélique Bouchard

Le Diplomate : Créée dans les années 1960, Republicans Overseas est une organisation politique pour les Américains vivant et travaillant à l’étranger. En tant que section nationale, quels sont les grands objectifs de Republicans Overseas France ?

Nicolas Conquer : Le constat est alarmant : à peine 10% des Américains vivant en France participent aux élections américaines. C’est bien loin des 60% observés au niveau national ! Pourtant, chaque voix compte. N’oublions pas que ce sont parfois quelques milliers de votes qui décident du sort d’une élection, comme l’ont prouvé les résultats serrés de 2020. La mission de Republicans Overseas France est claire : mobiliser les 100 000 Américains de France et faire entendre leur voix. Nous les encourageons à s’inscrire sur les listes électorales et à voter massivement pour les candidats qui défendent leurs valeurs, à commencer par Donald Trump dès le prochain scrutin présidentiel. Mais notre action ne s’arrête pas là. Republicans Overseas France est aussi une voix forte dans le débat public français. Face à la pensée unique et aux médias trop souvent acquis aux idées progressistes, nous entendons bien faire valoir les positions du GOP et contribuer à un débat plus libre et plus ouvert.

LD : Quelles sont les dernières actions ou manifestations de Republicans Overseas France ?

NC :  Republicans Overseas France (ROF) s’est récemment distinguée en organisant la première édition de la World Freedom Initiative (WFI) à Paris, en novembre dernier. Cet événement majeur avait pour vocation de réunir des personnalités politiques et des leaders d’opinion de premier plan, issus de la droite et du mouvement conservateur à travers le monde. L’objectif était double : favoriser un dialogue constructif autour de nos priorités communes et tisser des liens durables entre nos mouvements respectifs.

La WFI a connu un succès retentissant, accueillant des intervenants de renommée internationale, tels que Kristi Noem, Gouverneure du Dakota du Sud et personnalité pressentie pour le poste de vice-présidente aux côtés de Donald Trump. Nigel Farage, figure emblématique du mouvement pro-Brexit, ainsi que des stratèges de la campagne présidentielle de Donald Trump nous ont également fait l’honneur de leur présence. Enfin, des personnalités françaises issues de divers horizons politiques ont également enrichi les débats de leurs contributions. L’apogée de cette conférence a été marquée par l’intervention téléphonique de Donald Trump lui-même, qui a conclu le sommet en partageant sa vision et ses perspectives. Fort de ce succès initial, ROF est fière d’apporter son soutien aux prochaines éditions de la World Freedom Initiative, qui se tiendront en Roumanie en juin et en Hongrie en septembre prochains.

LD : Vous êtes le porte-parole de Republicans Overseas France. Pouvez-vous nous présenter votre parcours et les raisons de votre engagement ?

NC :  Franco-américain, j’ai toujours été animé par la conviction que le bien commun devait primer. Une conviction renforcée par cette célèbre citation de John F. Kennedy : “Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour votre pays.” Mon engagement politique s’est véritablement cristallisé avec l’émergence du Tea Party en 2008. Ce mouvement citoyen, né en réaction aux plans de sauvetage massifs des banques sous l’administration Obama, dénonçait l’interventionnisme étatique et la dérive des finances publiques. Le Tea Party a profondément rebattu les cartes au sein du parti Républicain, ouvrant la voie à l’ascension fulgurante de Donald Trump.

En 2016, j’ai été révolté par les dérives liberticides qui gangrenaient les campus américains. Des groupuscules d’extrême gauche, sous couvert de “bien-pensance”, s’en prenaient violemment à la liberté d’expression, n’hésitant pas à agresser physiquement ou à censurer les voix conservatrices. Face à cette polarisation croissante de la société, relayée et amplifiée par des médias souvent partisans, j’ai décidé de prendre la parole et de m’engager activement dans le débat public. Ma double culture franco-américaine me confère une perspective unique pour décrypter les enjeux politiques et sociétaux des deux côtés de l’Atlantique. J’observe avec inquiétude la montée en puissance d’une idéologie progressiste liberticide qui s’immisce dans tous les domaines, de la culture populaire aux événements sportifs. C’est pourquoi j’ai souhaité approfondir mes connaissances en suivant les séminaires de l’Institut de Formation Politique (IFP). Cette expérience enrichissante m’a permis de rencontrer des jeunes engagés, de confronter nos idées et d’acquérir une solide formation intellectuelle et rhétorique. J’ai appris, parfois à mes dépens, que défendre ses convictions pouvait avoir un prix. Menaces, intimidations, tentatives de censure… les attaques du “camp du bien” n’ont fait que renforcer ma détermination. Car la liberté est un combat de tous les instants, un combat qui mérite d’être mené avec courage et conviction.

LD : Quels sont selon vous les thèmes majeurs de la campagne en cours et y-a-t-il un enjeu-pivot du scrutin présidentiel de novembre 2024 ?

NC :  

It’s the economy, stupid“, cette rengaine éculée des campagnes passées ne suffira pas à masquer les échecs cuisants de l’administration Biden. Certes, la bourse bat des records, mais l’Américain moyen, lui, trinque sous le poids d’une inflation galopante et voit son pouvoir d’achat fondre comme neige au soleil. Les enjeux de 2024 vont bien au-delà des considérations économiques. Oublions les lubies des “single-issue voters“, militants obnubilés par leurs combats partisans, ne seront pas aussi mobilisés dans cette élection. Les priorités des électeurs sont claires pour la majorité des Américains, qu’ils soient Républicains ou Démocrates.

En tête de liste, l’immigration clandestine. Les USA connaissant leur plus grave crise migratoire au niveau de la frontière mexicaine. Depuis que Biden est au pouvoir, ce sont entre 10 et 16 millions d’immigrés clandestins qui ont pénétrés les USA et sont désormais acheminés aux 4 coins du pays. Ainsi chaque Etat est devenu un état-frontalier concerné par le crime et l’insécurité généré par ces flux massifs et incontrôlés. Même le maire démocrate de NYC, Eric Adams, tire la sonnette d’alarme. Rappelons que cette crise migratoire est à mettre au crédit de Biden qui a démantelé dès son arrivée à la Maison Blanche les mesures prises par Trump. Biden avait d’ailleurs passé 42 jours décrets présidentiels durant les 100 premiers jours de son mandat. Un record jamais égalé depuis Harry Truman ! Deuxième urgence : l’explosion de la criminalité. L’afflux massif de drogues comme le fentanyl, véritable fléau pour la santé publique, est une conséquence directe de la politique migratoire laxiste de l’administration Biden.

Enfin, les récents dérapages anti-israéliens au sein du parti Démocrate, avec des manifestations pro-Hamas sur les campus universitaires, sont venus confirmer les inquiétantes dérives radicales d’une partie de la gauche américaine. L’élection de 2024 sera un choix de société crucial. Les Américains devront choisir entre le chaos et l’ordre, entre le déclin et le redressement national.

LD : Les derniers scrutins américains de novembre 2020 et 20222 (mid-terms) attestent du succès de la stratégie de la « saturation médiatique pro-démocrate » qui a été décisive pour emporter le vote de certains électeurs indépendants. Ces derniers, représentant 40% du corps électoral et constituent un enjeu électoral majeur lors de chaque élection. Quelle est votre analyse dans la perspective de la prochaine élection présidentielle ?

NC :  Il est indéniable que la machine médiatique pro-démocrate a bénéficié d’une puissance de feu financière sans précédent ces dernières années. Aux États-Unis, l’absence de plafond pour les dépenses de campagne donne lieu à des campagnes pharaoniques (14 Mds$ en 2020), où les messages de propagande inondent les médias traditionnels et les réseaux sociaux. Cependant, cette stratégie du matraquage médiatique pourrait bien atteindre ses limites en 2024. Tout d’abord, le “rematch” Trump / Biden ne laissera aucune place à l’effet de surprise. Les deux candidats sont connus du grand public, et les millions de dollars dépensés en publicités n’auront qu’un impact limité sur l’opinion des électeurs.

De plus, la polarisation croissante de la société américaine rend les électeurs moins perméables aux campagnes de déstabilisation. Les choix sont faits, les convictions sont ancrées, et les messages de propagande ne suffiront pas à faire basculer le vote. Alors que les médias se focaliseront sur les affrontements stériles entre Républicains et Démocrates, ils risquent de passer à côté d’un élément clé : les électeurs indépendants. Ils représentent près de la moitié de l’électorat et seront les véritables faiseurs de roi en 2024. Or, ces électeurs, souvent issus des classes moyennes et populaires, sont les premiers à souffrir des conséquences désastreuses de la politique de Biden : inflation, insécurité, immigration massive…

Contrairement aux anywhere, bobos des grandes villes et aux militants démocrates déconnectés des réalités, les indépendants ne se laisseront pas berner par les slogans creux et les promesses irréalistes. Ils aspirent à un retour à la prospérité, à la sécurité et au patriotisme économique. Autant de valeurs que le parti Républicain, sous l’impulsion de Donald Trump, incarne avec force. Je suis convaincu que le bon sens l’emportera et que les électeurs indépendants, déçus par les dérives de la gauche et les mensonges des médias, se tourneront massivement vers Donald Trump en 2024. C’est une question de survie pour l’Amérique.

LD : Quel est le rôle joué par les médias dans la « diabolisation » du Grand Old Party, ainsi que les biais informationnels des algorithmes des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) ?

NC : La campagne de dénigrement orchestrée contre Donald Trump et le parti Républicain par les grands médias est unanimement reconnue. Leurs attaques sans relâche, souvent outrancières et déconnectées des préoccupations des Américains, ont fini par les décrédibiliser aux yeux de tous. Trump n’a eu qu’à reprendre à son compte l’expression “fake news” pour dévoiler au grand jour la partialité flagrante de ces médias acquis aux Démocrates. Mais le plus grave se joue peut-être dans l’ombre, avec la censure sournoise opérée par les géants de la tech. Les GAFAM se sont transformés en véritables censeurs, muselant les voix conservatrices sur leurs plateformes. Shadowbanning, démonétisation, suppression de comptes… les méthodes sont nombreuses pour réduire au silence ceux qui osent contester le dogme progressiste.

Alors que les médias sont souvent considérés comme le “quatrième pouvoir”, les GAFAM se comportent en véritable “cinquième pouvoir”, exerçant une influence déterminante sur le débat public et l’information accessible aux citoyens. N’oublions pas l’affaire accablante de l’ordinateur portable d’Hunter Biden, sciemment étouffée par les réseaux sociaux et les médias à la veille de l’élection présidentielle de 2020. Une véritable ingérence électorale qui a privé les Américains d’informations capitales pour faire un choix éclairé. Ces mêmes GAFAM, qui se targuent d’un statut de “plateforme” pour échapper à toute responsabilité éditoriale, n’hésitent pas à modérer les contenus de manière arbitraire, favorisant systématiquement les opinions de gauche. Il n’est qu’à voir les statistiques accablantes des dons de campagne des employés de la Silicon Valley, massivement en faveur des Démocrates. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 98% des employés de Netflix et 88% de Google qui participent au financement de campagnes politiques soutiennent les Démocrates, selon OpenSecrets. Cette surreprésentation flagrante soulève de sérieuses questions quant à l’impartialité de ces entreprises.

Le rachat récent de Twitter (désormais X) par Elon Musk est un premier signe d’espoir pour la liberté d’expression. L’engagement de Musk en faveur d’une modération des contenus transparente et équitable pourrait permettre de rétablir un certain équilibre dans le débat public.

Le combat pour la liberté d’expression est loin d’être gagné, mais nous ne baisserons pas les bras face à ceux qui veulent nous imposer leur pensée unique. L’avenir de la démocratie américaine est en jeu.

LD : Selon vous, pourquoi Les démocrates ont été plus efficaces dans la collecte de fonds et la mobilisation des petits donateurs (ils ont disposé d’une enveloppe deux à trois fois supérieure à celle des républicains pour les midterms de 2022 par exemple). Quels les défis, cela représente-t-il, pour une organisation telle que la vôtre ?

NC : Il est vrai que la “vague rouge” républicaine n’a pas eu lieu en 2022, et la puissance financière du camp démocrate a joué un rôle indéniable. Cependant, réduire les élections à une simple question d’argent serait une grave erreur. Le succès d’une campagne repose sur un triptyque indissociable : des candidats charismatiques, un programme qui répond aux aspirations des électeurs, et une machine politique efficace. Force est de constater que les Démocrates excellent dans ce dernier domaine. Ils ont su tirer parti de la crise sanitaire pour mobiliser massivement les petits donateurs en ligne, compensant ainsi la baisse des dons des grands donateurs. Ils ont également su capitaliser sur des thèmes de mobilisation forts, comme le droit à l’avortement, pour galvaniser leur base.

Mais la bataille est loin d’être perdue. Si Biden a pu bénéficier d’un certain engouement au début de son mandat, la désillusion est aujourd’hui palpable face à son bilan catastrophique. La dynamique est clairement du côté de Donald Trump, qui suscite un enthousiasme et une ferveur populaire que les Démocrates n’ont jamais réussi à égaler. La récente condamnation politique de Trump, loin de l’affaiblir, a galvanisé ses soutiens et a décuplé leur générosité. Pour Republicans Overseas France, le défi est clair : mobiliser les Américains de France et les inciter à voter massivement pour le candidat qui incarne le mieux leurs valeurs. Chaque voix compte, chaque don est important. C’est par une mobilisation sans faille que nous ferons triompher nos idées.

LD :  Depuis 2022, on observe un renouvellement du Parti républicain, qui a enregistré ses plus belles victoires électorales dans les États-Pivots (swing states) – comme l’Ohio et a emporté les suffrages des cols bleus. Le parti est aujourd’hui porté par des figures féminines, afro-américaines – comme en Géorgie – ou latino-américaines, qui représentant le peuple américain dans sa diversité. Un État comme la Floride, longtemps considéré comme « violet » (à moitié bleue et à moitié rouge), apparaît aujourd’hui durablement ancré comme républicain, ce qu’y illustre la victoire de Ron DeSantis. Ces succès laissent-ils augurer, selon vous, des résultats favorables pour 2024 ?

NC : Il est indéniable que le parti Républicain traverse une période favorable. Les victoires récentes dans des États clés comme la Floride et l’Ohio témoignent d’une certaine appétence pour les idées conservatrices, notamment chez les classes populaires et les anciens bastions démocrates.

La victoire éclatante de Ron DeSantis en Floride, avec une avance confortable, est un signe encourageant. Elle montre que le discours ferme sur l’immigration, la défense des valeurs traditionnelles et la politique économique pro-entreprises peuvent séduire un électorat large.

Le parti sait aussi mettre en avant de nouvelles figures, issues de la diversité et plus représentatives de l’Amérique d’aujourd’hui. C’est un atout important pour séduire un électorat en constante évolution.

Cependant, il serait prématuré de crier victoire trop vite. L’élection présidentielle est un scrutin à part, et 2024 se jouera sur des enjeux nationaux qui peuvent rebattre les cartes. Le parti Républicain devra convaincre au-delà de sa base traditionnelle s’il veut l’emporter. Les succès récents sont donc encourageants, mais la prudence reste de mise car 2024 sera une élection serrée.

LD :  Donald Trump devra se retrouver devant les tribunaux. En ce début du mois d’avril 2024, le tribunal pénal de Manhattan a fixé une nouvelle date pour son procès dans l’affaire Stormy Daniels, une actrice pornographique avec qui il aurait eu une liaison et à qui il aurait tenté d’acheter le silence. Un tel procès serait une Première historique pour un président américain. Dans cette affaire, il est inculpé de 34 fraudes comptables punies d’une peine maximale de quatre ans de prison dans les cas les plus graves. 

Dénoncez-vous, comme le candidat Trump, une « chasse aux sorcières » à son encontre, en raison des multiples procédures pénales dont il fait l’objet ?

NC : « Nul n’est au-dessus de la loi », aime-t-on à répéter du côté de l’administration Biden. Une belle maxime… qui semble s’appliquer de manière bien sélective. Faut-il rappeler l’indulgence dont a bénéficié le Président Biden lui-même dans l’affaire des documents confidentiels retrouvés dans son garage ? Faut-il également rappeler que des millions d’immigrants clandestins vivent en toute impunité sur le sol américain après avoir franchi illégalement la frontière sous sa présidence ?

Soyons clairs : les poursuites engagées contre Donald Trump sont avant tout politiques. Elles visent à éliminer un adversaire gênant, le favori des sondages pour l’élection présidentielle à venir. Le procureur de Manhattan, Alvin Bragg, a fait campagne sur la promesse de faire condamner Trump, au mépris de toute impartialité et de toute éthique judiciaire.

On assiste à un deux poids, deux mesures flagrant qui n’a rien à envier aux républiques bananières les plus corrompues. Cette cabale judiciaire ne trompe personne. Elle a au contraire l’effet inverse à celui escompté : galvaniser les soutiens de Donald Trump et les mobiliser comme jamais. Les dizaines de millions de dollars récoltés au lendemain de son inculpation en sont la preuve flagrante.

Le peuple américain n’est pas dupe. Il sait reconnaître une injustice quand il en voit une. Et il n’hésitera pas à sanctionner ceux qui, au sein du ministère de la Justice et de l’administration Biden, ont choisi de transformer la justice en arme politique. L’histoire se souviendra de cette page sombre de la démocratie américaine.

LD :  Quels sont les risques de ces affaires sur la démobilisation de l’électorat conservateur américain, en faveur du candidat Donald Trump, lors du scrutin de novembre 2024 ?

NC :  Permettez-moi de vous rassurer aussitôt : ces procès à caractère politique auront l’effet inverse à celui escompté. Loin de démobiliser l’électorat conservateur, ils le galvanisent et renforcent sa détermination.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Au lendemain du verdict, Donald Trump a enregistré une levée de fonds record de plus de 100 millions de dollars en seulement trois jours, avec une proportion importante de nouveaux donateurs. C’est la preuve que l’indignation face à ce qui est perçu comme une injustice flagrante mobilise les troupes comme jamais. Les Démocrates, aveuglés par leur obsession anti-Trump, ont commis une grave erreur de calcul. Ils ont transformé l’ancien président en martyr et ont resserré les rangs du parti Républicain autour de lui. Même ses anciens détracteurs, comme Mitt Romney, dénoncent aujourd’hui un procès politique et appellent à l’unité du parti.

Quant aux électeurs indépendants, dont le vote sera déterminant en 2024, ils sont bien plus préoccupés par les problèmes concrets qui les touchent au quotidien : l’inflation galopante, la montée de l’insécurité, l’immigration massive… Ces affaires judiciaires leur apparaissent pour ce qu’elles sont : une diversion pathétique qui ne répond pas à leurs préoccupations. Non seulement ces procès ne nuiront pas à Donald Trump, mais ils pourraient bien se retourner contre leurs instigateurs. L’Amérique n’aime pas qu’on la prenne pour une idiote. Et elle sait reconnaître un coup monté quand elle en voit un.

LD :  Donald Trump « revient plus fort que jamais » après sa victoire dans 12 États américains durant le Super Tuesday. Invité sur CNEWS, le 06 mars dernier, vous avez déclaré « Il y a un vrai besoin, un appel, à revenir à une ère Trump ». Notez-vous une évolution favorable analogue de l’image du candidat républicain dans l’opinion publique française ?

NC : Reconnaissons-le, le “Trump-bashing” est devenu un sport national en France, une véritable obsession pour certains médias et commentateurs politiques. Cependant, derrière ce mur d’hostilité médiatique, je perçois un changement notable dans la façon dont les Français perçoivent Donald Trump. De plus en plus de personnes, et pas seulement dans les sphères conservatrices, se posent des questions. Elles constatent les dérives de l’administration Biden, l’inflation galopante, le retour des tensions internationales, et se disent que, finalement, le monde n’était pas si mal sous la présidence Trump.

J’entends souvent, en marge des plateaux télé, des remarques comme : « Vous m’avez fait voir les choses autrement », ou encore « Je n’aurais jamais cru dire ça, mais Trump me manque ». C’est le signe que le discours des médias dominants ne passe plus aussi bien, que les Français sont prêts à entendre un autre son de cloche. Soyons honnêtes : mieux vaut un président qui tweete avec excès mais qui défend les intérêts de son pays qu’un président faible, sénile et qui met le monde en danger par son incompétence. Et je pense que de plus en plus de Français partagent cet avis. Alors oui, l’image de Donald Trump évolue favorablement en France. La vérité est en train de se faire jour, et le retour en force de l’ancien président sur la scène politique américaine y contribue fortement.

En quoi la réélection de Donald Trump à la Maison-Blanche serait positive pour la France et l’Europe ?  

NC : Un second mandat de Donald Trump à la tête des États-Unis présenterait des opportunités significatives pour la France et l’Europe. Sa vision d’une politique étrangère axée sur les intérêts nationaux permettrait de rééquilibrer les relations transatlantiques, favorisant une plus grande autonomie stratégique de l’Europe tout en maintenant un lien fort avec les États-Unis. En matière de sécurité, l’accent mis par Donald Trump sur le partage équitable des charges au sein de l’OTAN a encouragé les États membres, dont la France, à investir davantage dans leur défense, contribuant ainsi à la stabilité de l’espace euro-atlantique.

Sur le plan économique, la politique de Donald Trump visant à renégocier les accords commerciaux multilatéraux pourrait ouvrir la voie à des partenariats bilatéraux plus équitables entre les États-Unis et l’Europe, notamment dans des secteurs clés comme l’énergie. Enfin, il est important de rappeler les liens historiques profonds qui unissent la France et les États-Unis. Un dialogue renouvelé, basé sur le respect mutuel et la compréhension des intérêts communs, permettrait de renforcer cette relation essentielle pour relever les défis géopolitiques du XXIe siècle.


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