
Par Imen Chaanbi
Depuis son arrivée au pouvoir en octobre 2022, Giorgia Meloni a fait de l’Afrique une priorité stratégique majeure pour l’Italie. Dans un monde où la compétition pour l’influence africaine s’intensifie, elle a lancé le Plan Mattei, une initiative ambitieuse visant à renforcer les liens bilatéraux avec plusieurs pays africains autour d’enjeux cruciaux : énergie, sécurité, développement et migration. Portée par une volonté de redéfinir la place de l’Italie sur la scène internationale, la cheffe du gouvernement entend jouer un rôle original, pragmatique et équilibré, espérant devenir un interlocuteur incontournable du continent africain.
Ce positionnement est d’autant plus significatif que, simultanément, la France voit son influence s’éroder dans ses anciennes zones d’influence.
Un héritage historique et un contexte géopolitique complexe
L’histoire italienne en Afrique est marquée par un passé colonial principalement en Libye, Somalie, Érythrée et Éthiopie[1]. Contrairement à la France ou au Royaume-Uni, l’Italie n’a jamais exercé une influence dominante, souvent cantonnée à un rôle secondaire. Ce passé, entre méfiance et tentatives de réconciliation, continue de façonner les relations actuelles, tout en ouvrant des marges de manœuvre pour un renouveau diplomatique.
Aujourd’hui, l’Afrique est devenue un véritable champ de bataille géopolitique. La Chine investit massivement via sa « Nouvelle Route de la Soie », la Turquie s’impose en Afrique de l’Est, et les États-Unis renforcent leur présence sécuritaire. Dans ce contexte, l’Italie se veut un pont naturel entre l’Europe et l’Afrique, adoptant une diplomatie pragmatique moins idéologique, portée notamment par le Plan Mattei dévoilé en décembre 2023.
Le pays se placerait ainsi comme la « charnière naturelle et le pont énergétique » entre les deux continents. Ce plan d’action baptisé en l’honneur de Enrico Mattei[2] marque la vision d’une diplomatie italienne coopérative aux antipodes de la diplomatie européenne traditionnelle[3].
Cette diplomatie doit être concrétisée par un partenariat équitable et coopératif avec les pays d’Afrique. Ces accords gagnant-gagnant doivent permettre à chaque partenaire de se préoccuper de l’intérêt de l’autre tout en étant favorable à son propre intérêt. « Il ne s’agit pas de rechercher le meilleur compromis de partage des gains, mais de trouver un accord qui augmente les gains de chacun ». Les pays d’Afrique doivent être considérés comme des partenaires actifs, et non plus des acteurs passifs.
Le Plan Mattei : Une stratégie italienne pour refonder les liens avec l’Afrique
Lancé fin 2023, le Plan Mattei porte le nom d’Enrico Mattei, pionnier de la diplomatie énergétique italienne des années 1950. Aujourd’hui, il incarne la volonté de l’Italie de renouer avec l’Afrique par une stratégie intégrée mêlant énergie, sécurité, développement et migration. Avec un engagement financier de 5,5 milliards d’euros sur cinq ans, l’Italie cible 14 pays africains clés répartis en Afrique du Nord, de l’Est, centrale et de l’Ouest.
Au cœur du dispositif, l’énergie occupe une place centrale. L’ENI, acteur historique, est déjà très actif en Libye, Égypte, Algérie, Nigeria et Mozambique, fournissant une part majeure du gaz italien, notamment depuis la crise énergétique liée à la guerre en Ukraine. Ainsi en Libye, Eni a signé un accord historique avec la National Oil Corporation (NOC), pour une durée de 25 ans. Grâce à cet accord, Eni premier opérateur, avec 80% du gaz libyen, se place devant Total et la Turquish Petroleum[4].
En Tunisie, l’un des projets phares de coopération énergétique est le développement du projet ELMED, un pont électrique stratégique entre les deux rives de la Méditerranée. Cet accord bilatéral vise à connecter les réseaux électriques italien et tunisien, permettant à la Tunisie d’importer de l’électricité produite en Italie. Ce projet, soutenu par l’Union européenne répond à la fois à l’impératif de transition énergétique et à celui d’interdépendance régionale.
Au Kenya et en Éthiopie, Enel Green Power pilote plusieurs projets dans les énergies renouvelables, avec l’ambition de faire du continent africain un acteur clé de la transition écologique mondiale.
Au-delà de l’énergie, la présence économique italienne en Afrique se diversifie, témoignant d’un engagement multisectoriel. Dans le domaine agroalimentaire, Ferrero opère au Cameroun avec des investissements dans la production locale de cacao, combinant intérêt économique et soutien à la chaîne de valeur agricole. Dans les infrastructures, le groupe Webuild[5] réalise d’importants chantiers hydrauliques, routiers et ferroviaires, notamment en Éthiopie et en Côte d’Ivoire.
Enfin, dans le secteur de l’électricité, la société italienne Terna accompagne la modernisation des réseaux africains, contribuant à l’amélioration de l’accès à l’énergie, facteur clé du développement économique.
L’enjeu est clair : sécuriser les approvisionnements énergétiques italiens, notamment face aux tensions géopolitiques, mais aussi favoriser la stabilité et le développement africains, dans un partenariat renouvelé où les intérêts italiens cohabitent avec les aspirations locales. Le Plan Mattei se veut ainsi une réponse audacieuse et moderne à une Afrique en pleine mutation, où Rome espère enfin s’imposer comme un acteur de poids, capable de rivaliser avec les grandes puissances tout en proposant une approche plus équilibrée et respectueuse.
Rome en Afrique : L’offensive silencieuse de la diplomatie italienne
Dans le sillage du Plan Mattei, l’Italie mène une véritable offensive diplomatique sur le continent africain, combinant stratégie d’influence, présence institutionnelle et engagement humain. Rome renforce progressivement son ancrage en Afrique en rouvrant ou en inaugurant des ambassades et consulats dans des pays jusque-là en marge de ses priorités, comme le Mali ou le Burkina Faso. Cette expansion reflète une volonté claire de ne pas se limiter aux partenariats traditionnels du Maghreb, mais de s’investir dans l’ensemble du continent, y compris dans des zones marquées par l’instabilité.
Au-delà des canaux diplomatiques traditionnels, l’Italie mobilise toute une palette d’outils d’influence. La diplomatie parlementaire joue un rôle croissant, tout comme la diplomatie économique, incarnée par la création de Uniafrica, une plateforme promue par la Chambre de commerce italienne, destinée à favoriser les échanges avec les milieux d’affaires africains. La dimension culturelle, souvent sous-estimée, est-elle aussi activée : elle permet de créer des passerelles durables avec les sociétés africaines, en misant sur la connaissance mutuelle et la coopération éducative.
Mais cette diplomatie ne saurait être efficace sans des figures expérimentées, capables de dialoguer au plus près des réalités locales. L’un des architectes de cette approche est Giuseppe Mistretta, diplomate chevronné et ancien directeur Afrique du ministère des Affaires étrangères italien. Surnommé le « Signore dell’Africa », il incarne une diplomatie de terrain, pragmatique et attentive aux dynamiques endogènes du continent. Grâce à sa fine connaissance des sociétés africaines et à ses réseaux tissés depuis plusieurs décennies, Mistretta est devenu un acteur-clé de l’orientation stratégique italienne, contribuant à positionner l’Italie comme un partenaire crédible et respecté.
Sécurité et présence militaire : L’Italie consolide son rôle stratégique en Afrique
Sous le gouvernement Meloni, l’Italie renforce significativement son engagement sécuritaire dans des zones clés telles que le Sahel, la Corne de l’Afrique, la Libye et la Méditerranée. Cette stratégie traduit une volonté claire de jouer un rôle pivot dans la stabilité régionale tout en protégeant ses intérêts géopolitiques et énergétiques.
Au Sahel, l’Italie s’investit à travers la Mission Interarmées de Soutien à l’Initiative Nigérienne (MISIN), déployée principalement au Niger. En 2025, Rome a élargi son programme de formation des forces nigériennes, notamment avec un accent sur la lutte contre les engins explosifs improvisés (IED), une menace récurrente dans cette région. Cet effort s’accompagne d’un accord bilatéral renforcé entre les ministères de la Défense italien et nigérien, consolidant la confiance de Niamey après le retrait progressif des forces françaises. Cette position confère à l’Italie un rôle unique parmi les puissances occidentales en Afrique de l’Ouest, lui permettant d’étendre son influence sécuritaire et diplomatique dans une zone cruciale.
Dans la Corne de l’Afrique, la base militaire italienne de Djibouti constitue un point d’appui stratégique majeur. Active depuis plus d’une décennie, cette base facilite la lutte contre la piraterie maritime, notamment via la participation à l’opération européenne EUNAVFOR Atalanta, et le soutien aux missions internationales en Somalie. En 2025, cette présence permet à l’Italie de renforcer sa stature au sein des alliances européennes tout en veillant à la sécurité d’une région vitale pour le commerce mondial.
En Libye, malgré la complexité politique et les divisions internes, l’Italie maintient une coopération étroite avec le gouvernement d’unité nationale[6]. Rome privilégie une approche pragmatique axée sur la formation des garde-côtes et la protection des infrastructures énergétiques, essentielles à ses intérêts économiques, notamment ceux d’ENI. Cette stratégie vise à stabiliser progressivement le pays en évitant un engagement militaire direct, mais en jouant un rôle de médiateur et de partenaire technique incontournable.
Sur le plan géopolitique plus large, en réponse aux tensions croissantes en Méditerranée, Meloni a récemment plaidé pour un renforcement de la présence de l’OTAN[7] sur son flanc sud, soulignant la nécessité de contrer la progression de l’influence russe, notamment via des bases potentielles en Libye. Cet appel s’inscrit dans une logique de défense collective renforcée et conforte le positionnement de l’Italie comme acteur central de la sécurité euro-africaine.
Enfin, le gouvernement italien a confirmé en 2025 son objectif d’atteindre 2 % du PIB en dépenses militaires, conformément aux engagements de l’OTAN. Ce budget accru doit permettre de moderniser les forces armées, d’intensifier les opérations en Afrique et d’assurer la protection des intérêts italiens dans une zone stratégique où s’entrecroisent enjeux énergétiques, sécuritaires et migratoires.
En somme, l’Italie développe une diplomatie sécuritaire pragmatique et multiforme, alliant formation, présence logistique et influence politique, qui vise à renforcer sa stature internationale tout en contribuant à la stabilité des régions africaines stratégiques.
À lire aussi : Le défi de Rome : l’Italie choisit le rôle de « pont » avec la Méditerranée
Gestion des flux migratoires : Un enjeu humanitaire et stratégique
La Libye et la Tunisie sont les principaux points de départ des migrants et réfugiés cherchant à rejoindre l’Europe via la Méditerranée centrale, un phénomène qui a profondément impacté la politique migratoire italienne. Rome a conclu plusieurs accords bilatéraux avec Tripoli et Tunis pour lutter contre les départs clandestins, notamment en finançant la formation et l’équipement des garde-côtes libyens et tunisiens.
Toutefois, ces accords sont l’objet de vives critiques internationales, en particulier concernant les conditions de détention des migrants dans des centres libyens, accusés de violations des droits humains. L’Italie se retrouve alors dans une position délicate, cherchant à concilier efficacité dans le contrôle migratoire et respect des normes humanitaires.
Le déclin de la diplomatie française : Un terrain laissé vacant
Dans le même temps, la France connaît une érosion notable de son influence en Afrique francophone. Le retrait des troupes françaises du Sahel en 2022, après près d’une décennie d’opérations antiterroristes (opération Barkhane), a été perçu comme un recul stratégique, tandis que la montée des mouvements anti-français dans des pays comme le Mali, le Burkina Faso ou le Niger reflète un rejet grandissant de la présence française.
Les accusations de néocolonialisme, combinées à des difficultés à répondre aux défis sécuritaires et sociaux, ont fragilisé la position de Paris, ouvrant un espace géopolitique que l’Italie cherche désormais à investir. Contrairement à la France, l’Italie propose une approche plus pragmatique et moins interventionniste, ce qui lui permet de séduire certains pays africains désireux de diversifier leurs partenariats.
Défis et perspectives : Quel avenir pour l’Italie en Afrique ?
Malgré l’ambition affichée du Plan Mattei, plusieurs défis majeurs pourraient freiner son déploiement et impacter la crédibilité de la stratégie italienne sur le long terme. Le premier concerne la gouvernance des projets.
En effet, sans mécanismes clairs de transparence, de suivi et d’évaluation, les investissements risquent de sombrer dans les écueils bien connus de l’aide internationale. Pour convaincre ses partenaires africains, l’Italie devra impérativement associer ses financements à des critères de performance, à une collaboration étroite avec les autorités locales, et à une implication de la société civile.
Un autre enjeu réside dans la nature du partenariat. Les pays africains, de plus en plus affirmés sur la scène internationale, n’acceptent plus les logiques verticales ou asymétriques. Ils attendent de véritables coopérations horizontales, fondées sur la réciprocité, le respect de leur souveraineté et l’alignement sur leurs priorités nationales. L’Italie devra faire preuve d’écoute, de flexibilité, et éviter toute tentation néocoloniale, au risque de voir ses initiatives rejetées ou marginalisées.
Sur le plan régional, les rivalités intra-européennes constituent un autre frein potentiel. Les tensions récurrentes entre Rome et Paris sur les dossiers libyens, sahéliens ou migratoires ont souvent affaibli la position européenne en Afrique. Or, face à la montée en puissance de la Chine, de la Russie, ou encore de la Turquie, une approche concertée entre États membres de l’UE devient indispensable. L’Italie a donc tout intérêt à transformer sa dynamique bilatérale en levier d’influence au sein de l’Union européenne, en proposant des coalitions de projets, des instruments communs, ou des initiatives régionales coordonnées.
Enfin, l’Italie devra impérativement ajuster sa stratégie aux réalités mouvantes du continent africain, marqué par une instabilité politique persistante, la recrudescence des coups d’État, des revendications sociales croissantes, des urgences climatiques pressantes et une urbanisation galopante. Face à ces dynamiques complexes et souvent imprévisibles, seule une politique étrangère souple, réactive et profondément ancrée dans la compréhension des contextes locaux permettra à Rome de maintenir une influence crédible et durable en Afrique
Ainsi, l’avenir du Plan Mattei dépendra de la capacité de l’Italie à transformer ses ambitions en actions crédibles, à bâtir une confiance durable avec ses partenaires africains, et à jouer un rôle constructif au sein de l’Europe. Si elle parvient à relever ces défis, Rome pourrait s’imposer comme un acteur-clé du nouveau partenariat euro-africain du XXIe siècle.
Le dessein de Giorgia Meloni et son accomplissement : Ave Caesar-e !
La stratégie africaine de Giorgia Meloni, incarnée par le Plan Mattei, représente une ambition renouvelée pour repositionner l’Italie comme un acteur clé du partenariat euro-africain. Avec un focus sur l’énergie, la sécurité, le développement et la gestion migratoire, Rome cherche à conjuguer ses intérêts avec les besoins du continent.
Le soutien politique de Donald Trump renforce la montée en puissance italienne sur la scène africaine et internationale. En parallèle, la France, confrontée à une perte d’influence significative, laisse un vide stratégique que l’Italie a décidé d’occuper.
L’Italie donne une nouvelle vision d’une diplomatie pour l’Afrique bien loin de cette vision diplomatique traditionnelle européenne ; qui serait déjà un dossier parmi d’autres des archives coloniales.
Cependant, la réussite de cette stratégie dépendra de la capacité de l’Italie à assurer transparence, efficacité et respect des souverainetés africaines, tout en développant une coopération européenne constructive. La décennie à venir sera cruciale pour déterminer si l’Italie peut véritablement s’imposer comme un leader africain durable ou si elle restera limitée par les complexités du terrain et les rivalités internationales.
À lire aussi : ANALYSE – Meloni trace sa route au sud de la Méditerranée
[1] Le président du Conseil Francesco Crispi considère que la nation italienne ne pouvait se réaliser pleinement que si elle se dotait de possessions coloniales à la hauteur de son rang (doctrine Scamble for Africa). Le partage de l’Afrique désigne le processus de compétition territoriale entre les puissances européennes en Afrique, partie du mouvement général de colonisation de la fin du XIXe siècle (principalement entre 1880 et la Première Guerre mondiale.
[2] Fondateur de l’énergéticien italien Eni.
[3] « L’Italie à la reconquête de l’Afrique, La Compagna dell Africa !», analyse publiée au sein de la revue de l’observatoire géostratégique de Genève, Imen chaanbi.
[4] La société pétrolière italienne investira un montant de 8 milliards dans les projets de deux gisements offshores au large de la côte Ouest de la Libye dont les réserves sont estimées à 6 trillions de pieds cubes.
[5] Ex- Salini Impreglio. Le groupe a été rebaptisé en 2024 Webuild.
[6] Le gouvernement de l’ouest de Abdelhamid Dbeibah.
[7] L’engagement militaire italien en Afrique s’inscrit aussi dans une logique de coopération multilatérale. Rome participe activement aux missions de l’Union européenne, comme l’opération EUTM Mali, où elle forme les soldats maliens, et aux efforts de l’OTAN pour renforcer la sécurité en Méditerranée.
#GiorgiaMeloni, #PlanMattei, #ItalieAfrique, #DiplomatieItalienne, #AfriqueStratégique, #RomeAfrique, #PartenariatAfrique, #EnricoMattei, #PolitiqueÉtrangère, #StratégieAfricaine, #ENI, #ÉnergieAfrique, #Libye, #Tunisie, #Kenya, #Mozambique, #DéveloppementAfrique, #Webuild, #EnelGreenPower, #Terna, #MigrationAfrique, #SécuritéSahel, #Djibouti, #MeloniAfrique, #NouvelleDiplomatie, #ItalieContinentAfricain, #Néocolonialisme, #FranceDéclinAfrique, #CoopérationItalieAfrique, #Afrique21eSiècle, #BasculementGéopolitique, #UnionEuropéenneAfrique, #PontEuroAfricain, #DiplomatiePragmatique, #PartenariatGagnantGagnant, #AfriqueItalienne, #AfriquePostColoniale, #InvestissementsItalie, #CharnièreStratégique, #InfluenceItalienne

Mrs Imen Chaanbi est consultante internationale en géopolitique et veille stratégique auprès des cabinets 5WE Consulting et Strategik IA. Cette experte passionnée par l’Afrique a contribué à la réalisation de projets dans plusieurs pays : Libye, Tchad, Niger, Cameroun, Maroc, Algérie, Tunisie, Togo, Bahreïn ou Arabie Saoudite.
Diplômée de la Sorbonne en droit des pays arabes et en droit des affaires internationales, elle est capable d’identifier, d’analyser les phénomènes géopolitiques et de maîtriser l’ensemble des enjeux politiques et diplomatiques liés aux phénomènes de la mondialisation.
Membre du collège académique au sein de l’Observatoire Géostratégique de Genève, cette conférencière intervient régulièrement auprès d’Instituts académiques et de Think Thank pour évoquer les enjeux géopolitiques, géoéconomiques et sécuritaires du continent africain. Considérée comme l’une des spécialistes des questions libyennes, elle a été la première française à intégrer l’Académie Internationale de Janzour. Elle par ailleurs rédigé les premiers ouvrages relatifs au marché libyen.
Secrétaire exécutive au sein de l’Organisation non gouvernementale Médiateurs Internationaux Multilingues, Imen Chaanbi est aussi auditrice à l’Institut des Hautes Études de Défense Nationale.

