Elon Musk, le nouveau « chouchou » républicain prend des voix précieuses aux Démocrates dans les État clés…

Par Angélique Bouchard
Fondateur et dirigeant de plusieurs autres entreprises emblématiques, Elon Musk a su imposer sa vision, propulser ses marques vers un succès planétaire et faire de sa propre personne un outil de marketing viral terriblement efficace. Forbes estime la fortune nette d’Elon Musk à 246,8 milliards de dollars, ce qui fait de lui la personnalité la plus riche au monde. Elon Musk est l’un des 49 milliardaires au moins qui ont exprimé leur soutien à Donald Trump.
Le plus grand soutien de l’ex-président est l’héritier milliardaire Timothy Mellon, qui a donné 126 millions de dollars au super PAC pro-Trump Make America Great Again Inc. L’actuelle VP Harris n’est pas en reste puisque plus de « 75 milliardaires américains l’ont soutenue ou ont fait des dons à des groupes qui la soutiennent, dont le cofondateur de LinkedIn, Reid Hoffman, l’ancien maire de New York, Michael Bloomberg, l’ancienne directrice de l’exploitation de Facebook, Sheryl Sandberg, et le réalisateur Steven Spielberg, qui ont tous donné au moins un million de dollars ». (Source : https://www.forbes.fr/politique/presidentielle-americaine-elon-musk-fait-don-de-75-millions-de-dollars-a-un-super-pac-pro-trump/).
Mais l’État-major démocrate panique : le ralliement de Musk en Pennsylvanie, le Swing-State tant convoité lors de chaque course électorale aux Présidentielles américaines, aura un impact significatif sur le résultat du 5 novembre prochain.
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Musk et les Démocrates : un divorce vite consommé
Musk s’est toujours décrit comme un « Démocrate historiquement modéré ». Or, la rupture a été consommée entre le milliardaire et le Parti démocrate, après une erreur stratégique de l’administration Biden. L’homme déteste qu’on lui résiste, voire pire, qu’on s’on s’oppose à lui. La rancune est tenace et le divorce a été vite consommé.
L’accueil réservé par l’administration Biden aux sollicitations de rapprochement de Musk a été plus que glacial, et ce, dès l’entrée en fonction du président Joe Biden. La raison était simple : Biden ne voulait pas se mettre à dos le puissant syndicat United Auto Workers (UAW), qui faisait pression pour que Washington garde ses distances avec lui.
En août 2021, Joe Biden a organisé un événement, avec en point d’orgue la signature d’un décret fixant un objectif d’électrification de 50 % des véhicules neufs vendus à l’horizon 2030. Musk n’était pas invité, et les dirigeants des trois grands constructeurs General Motors, Ford et Stellantis, propriétaire de Chrysler lui ont été préférés. Tesla avait pourtant livré plus de 115 000 véhicules électriques aux Américains, dès le premier trimestre 2021. Musk n’a jamais pardonné cette offense.
Son volte-face idéologique et politique s’est révélé au grand public avec le baptême du réseau social X, ex- Twitter, où il dénonce les ravages du « wokisme » et critique ouvertement le bilan en matière de gestion de l’immigration et le déclin économique des États-Unis. « Joe Biden est une chiffe molle déguisée en humain » a- t-il affirmé sur X.
Avec l’explosion de sa fortune et ses succès industriels retentissants, Musk est devenue la cible préférée de l’ultra gauche américaine. La taxation des milliardaires, la liberté d’entreprendre, la réglementation des grandes entreprises de la Tech sont devenus ses principaux chevaux de bataille, donnant lieu à des passes d’armes savoureuses avec Bernie Sanders ou AOC.
Snobé un temps par la Maison-Blanche, Elon Musk a fini par ressentir un sentiment de persécution de la sphère politique. Le département de la Justice a poursuivi SpaceX au motif de discriminations dans le recrutement de ses collaborateurs et la Federal Communications Commission (FCC), le gendarme américain des communications, a refusé à Starlink près de 900 millions de dollars de subventions pour installer le haut débit en zone rurale. Si l’avocat du département a affirmé que la procédure n’avait aucun lien avec le rachat de Twitter en octobre 2022, si une porte-parole de la Maison Blanche a nié toute ingérence présidentielle dans ces mesures réglementaires, Musk n’a pu s’empêcher d’y voir une mise au banc par les Démocrates.
C’est le rachat de twitter en 2022, qui a signé véritablement son rapprochement politique des Républicains. Figurent dans cette liste, Mike Johnson, l’actuel président républicain de la Chambre, Kevin McCarthy, l’ancien président républicain de la Chambre, l’un qui fut l’un de ses plus grands supporters, du fait de leur appétence commune pour la conquête spatiale, Jim Jordan, qui, lorsqu’il était à la tête de la commission judiciaire de la Chambre, a lancé une enquête sur le traitement d’Elon Musk par différents organes de réglementation.
Pourtant de Paris, à San Francisco, la Tech s’est toujours vécue comme un secteur résolument progressiste, donc de gauche. Internet incarnait et réalisait la promesse libérale d’un monde sans guerre et sans crise économique, avec un libre partage des informations, une libre connaissance, une libre circulation, une dérégulation. Musk représente une contre-révolution non seulement libertarienne mais également conservatrice.
Musk prône le non-assujettissement de l’individu et le « free speech ». Lorsqu’il qualifie Joe Biden de « chiffe molle humaine », Brian Deese, alors conseiller principal de Joe Biden, a appelé Rohan Patel, vice-président de Tesla, chargé des politiques publiques, pour lui dire que ce tweet était insultant et contre-productif. Il a demandé à parler à Elon Musk à ce sujet.
Lorsque le vendredi 29 avril 2022, l’élue démocrate Alexandria Ocasio-Cortez publie sur Twitter :
“Fatiguée de subir le stress collectif d’une potentielle explosion des crimes haineux parce qu’un milliardaire aux problèmes d’ego a le contrôle unilatéral sur une énorme plate-forme de communication et en fait n’importe quoi parce que Tucker Carlson et Peter Thiel l’ont emmené à dîner et qu’il s’est senti spécial”, Musk réplique : « Arrête de me draguer, je suis très timide ».
Certains députés, notamment Ro Khanna, dont la circonscription couvre une bonne partie de la Silicon Valley, ont tenté un rapprochement avec Musk, en mettant en avant les liens de respect mutuel et de bonne entente entre Tesla et Obama. C’est d’ailleurs sous l’administration Obama, que Tesla a réellement décollé et que SpaceX a bénéficié d’un appui non négligeable de Ash Carter, ancien secrétaire à la défense de l’administration Obama.
Ironie de l’histoire, c’est pourtant sous le mandat de Joe Biden que la fortune de Musk a explosé. En effet, Forbes estimait une plue-value de 50 milliards de sa fortune nette pour atteindre les 234 milliards, faisant de Musk l’homme le plus riche du monde. Outre X, Tesla et SpaceX, Elon Musk dirige trois entreprises : The Boring Company, une entreprise de creusement de tunnels, Neuralink, une start-up spécialisée dans cérébraux, et xAI, une société d’intelligence artificielle. Chuck Schumer, le chef de la majorité démocrate au sénat a été moteur dès septembre 2023 sur le dossier de l’intelligence artificielle, offrant à Musk des possibilités de sourcing intéressantes.
La loi sur la réduction de l’inflation promulguée par l’administration Biden, qui subventionne à hauteur de plusieurs centaines de millions de dollars les investissements dans les projets d’énergies renouvelables a profité directement à Tesla. De même, Space X a signé un juteux contrat de 4 milliards de dollars avec la Nasa pour mettre au point un module d’atterrissage destiné à transporter des astronautes sur la Lune et s’est rapproché de la Federal Aviation Administration, le gendarme américain de l’aéronautique, pour obtenir le triplement du nombre de lancements autorisés entre 2021 et 2023.
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Trump- Musk : les montagnes russes émotionnelles
« Les histoires d’amour finissent mal en général ? » A voir….
Reste également à voir ce qui se passera si Donald Trump remporte l’élection, car l’ex-président a suggéré qu’il pourrait faire d’Elon Musk son « secrétaire d’État à la réduction des coûts ». Deux tempéraments explosifs, corrosifs, la plume et le verbe acérés, une passion pour la communication directe, sans ambages, une capacité à prendre le pouls du terrain, un « côté populo » travaillé avec précision, deux machines de guerre faites pour gagner….
Pourtant les liens relationnels entre Trump et Musk sont très complexes.
« Outre le soutien qu’il aurait apporté à Ron DeSantis lors des primaires du parti républicain, Elon Musk a précédemment soutenu le camp démocrate et critiqué Donald Trump, déclarant en 2016 que celui-ci « ne semble pas avoir le genre de caractère qui reflète bien les États-Unis », et affirmant en 2022 que Donald Trump devrait « raccrocher les crampons et naviguer vers le coucher du soleil » (Source : Forbes).
Durant sa présidence, Trump s’est vu affublé de qualificatifs insultants par le milliardaire, qui considérait le pays gouverné par une « gérontocratie ».
Musk n’est pas un homme de parti, un idéologue. C’est un hyper-pragmatique dont l’adaptabilité est permanente. Il fuit donc les « organes hyper-partisans ». Le Parti républicain correspond davantage à sa vision de libre entrepreneur, de méritocratie et de préservations des libertés individuelles.
Certains visionnaires et associés ont œuvré avec intelligence au rapprochement de ces deux poids lourds politico-économique : David Sacks, qui avait travaillé chez PayPal, Joe Lonsdale, cofondateur de Palantir Technologies.
Le rachat de Twitter et sa conversion en X signe le ralliement définitif sur le plan idéologie de Musk à Trump : les représailles répétées de la gauche américaine, l’acharnement et la censure ont rappelé le traitement subi par l’ex-président Trump.
Sa farouche opposition aux thèses wokistes, allant des traitements médicaux réservés aux enfants en transition de genres, à leur politique antinataliste a été de plus rapportée dans son podcast. Il y raconte comme il s’est retrouvé pris en tenailles et avoir eu l’impression d’être contraint à signer des papiers pour que l’un de ses enfants puisse en bénéficier.
« Il est donc tout à fait possible que des adultes manipulent des enfants qui traversent une crise d’identité naturelle en leur faisant croire qu’ils ne sont pas du bon sexe et qu’ils doivent être de l’autre sexe », affirmant qu’il a été « essentiellement poussé à signer des documents pour l’un de mes [enfants] plus âgés… avant que je ne comprenne vraiment ce qui se passait » – une référence à sa fille Vivian Jenna Wilson, qui a déposé en 2022 une demande de changement de nom. (Source : https://www.dailywire.com/episode/dr-peterson-x-elon-musk).
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Le « DARK MAGA » peut-il influencer les électeurs américains ?
Elon Musk a du succès.
C’est l’homme le plus riche du monde, il a marqué durablement le paysage industriel mondial.
SpaceX et Telsa ont été propulsées par leur créateur comme les leaders mondiaux de l’aérospatial et du secteur automobile. Twitter, puis X ont été les catalyseurs de sa notoriété : sa communication directe, tous ses tweets partagent les succès, mais également les échecs, offrant une image authentique du processus de développement.
Lors d’un rassemblement à Butler, en Pennsylvanie, trois mois après la tentative d’assassinat de l’ancien président, le PDG de Tesla, a prononcé un discours mémorable lors de ce meeting de campagne. Coiffé d’une casquette noire « Make America Great Again » et d’un T-shirt « Occupy Mars », Elon Musk a prononcé son discours devant une foule immense de 60 000 partisans, au même endroit où Trump a été victime des tirs de Thomas Matthew Crooks, le 13 juillet.
Aimant se qualifier de « DARK MAGA », Elon Musk a déclaré : « Ce n’est pas une élection ordinaire. L’autre camp veut vous priver de votre liberté d’expression ».
Ce discours marque le premier ralliement politique de l’entrepreneur de la Tech.
« Je tiens à vous dire que c’est un honneur pour moi d’être ici et vous savez, le véritable test de la force de caractère de quelqu’un est la façon dont il se comporte sous le feu, n’est-ce-pas ? Et nous avons un président qui n’a pas pu monter un escalier et un autre, qui a levé le poing après avoir été touché par balle ».
Musk a déclaré sur X qu’il souhaitait prendre la parole lors d’une série d’événements publics dans l’État clé à tel point que le New-York Times l’a décrit comme vivant en Pennsylvanie et prêt à se présenter pour occuper un poste politique ( lien : https://x.com/elonmusk/status/1846407354520117615).
Elon Musk aurait un impact significatif auprès des électeurs déclarés comme indépendants ou « indécis ». Pour quelles raisons ?
Musk a façonné un écosystème où l’innovation est au cœur de chaque stratégie marketing. Sa personnalité hors du commun, sa capacité à des objectifs ambitieux et à générer un enthousiasme constant font des entreprises qu’ils dirigent ou des causes qu’il défend de véritables phénomènes culturels.
Les ambitions de Musk visent toujours plus haut et il se tourne vers l’espace pour les concrétiser.
« Il m’a promis d’aller sur Mars avant la fin de mon administration, ce qui sera bien avant, espérons-le la Chine ou la Russie » a déclaré Trump, soulignant qu’il avait créé la Space Force lors de son premier mandat en 2019.
« La Force spatiale va désormais devenir l’une de nos missions les plus importantes. Nous étions en train de nous faire éliminer dans l’espace par la Chine et la Russie et maintenant, nous sommes en tête dans ce domaine » poursuit l’ancien président.
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La force du Super Pac conservateur : augmenter le nombre de démarcheurs directs dans les États- clés
Elon Musk a donné 74 950 000 dollars à l’America PAC entre le 1er juillet et le 30 septembre, selon une déclaration à la Commission électorale fédérale. Les dons d’Elon Musk ont représenté la quasi-totalité des 74 950 020 dollars.
L’America PAC est devenu le principal site web de la campagne de Donald Trump sur le terrain et vise à promouvoir « la liberté d’expression, le libre marché et une société fondée sur le mérite ».
Le super PAC conservateur a permis à ses partisans de faire campagne en faveur du candidat républicain et d’autres candidats du GOP, grâce à du démarchage direct, à partir d’une application pour smartphones. Le PAC est présent dans les États clés comme le Nevada, l’Arizona, la Géorgie et la Caroline du Nord. Il permet également de cibler des zones hautement « compétitives électoralement » au sein de bastions traditionnellement acquis à la cause démocrate comme la Californie et New-York.
Une récente décision de la Commission électorale fédérale a donné aux super PAC, qui sont formellement séparés des campagnes officielles des candidats, une plus grande marge de manœuvre pour se coordonner directement avec les campagnes officielles.
« Ensemble, nous veillerons à ce que chaque vote compte pour une Amérique plus forte et plus dynamique » peut-on lire sur le site Web d’America PAC.
L’America PAC a déjà investi au moins 2,4 millions de dollars dans plus d’une douzaine de courses clés au Congrès et en juillet dernier, Musk annonçait un investissement supplémentaire de 45 millions de dollars par mois dans le super PAC. Elon Musk offre même un salaire horaire mirobolant à tous les partisans capables d’agir sur le terrain, en démarchant électoralement pour faire augmenter les taux d’inscrits sur les listes électorales. Le salaire commence à 30 dollars de l’heure, avec des primes en fonction des performances. Le salaire élevé représenterait une hausse de plus de 300 % par rapport au salaire horaire minimum fédéral qui est de 7, 25$ (Source : Trump supporter Elon Musk offers massive hourly pay to those working to increase voter turnout, par Emma Colton, Fox News, 6 octobre 2024).
Le gouverneur démocrate, Josh Shapiro, de Pennsylvanie a déclaré récemment que le projet d’Elon Musk d’attribuer 1 million de dollars par jour aux personnes qui s’inscrivent à son super PAC, « soulevaient de sérieuses questions de légalité ».
Le premier prix d’un million de dollars a été décerné à John Dreher, qui se décrit lui-même comme un grand fan » de Musk.
« C’est très inquiétant » a déclaré Shapiro, avant de poursuivre : « Ecoutez, Musk a évidemment le droit d’exprimer ses opinions. Il a clairement indiqué qu’il soutenait Donald Trump. Je ne le fais pas- évidemment, nous avons une divergence d’opinion. Je ne lui refuse pas ce droit. Mais lorsque vous commencez à investir ce genre d’argent dans la politique, je pense que cela soulève de sérieuses questions que les gens pourraient vouloir examiner (…) je pense que c’est quelque chose sur laquelle les forces de l’ordre peuvent se pencher. » (Source : Pennsylvania gov calls Elon Musk’s million-dollar giveaway for signing pro-Trump petition « deeply concerning », par Bradford Betz, FOXBusiness, 20 octobre 2024).
Plus tard Musk, lui-même a répondu sur X « Il est inquiétant qu’il puisse dire une telle chose » https://x.com/elonmusk/status/1848150446646472942
La Pennsylvanie est considérée comme l’État déterminant pour le scrutin du 5 novembre. Trump et Harris, l’ont sillonnée à plusieurs reprises pour rallier le soutien des citadins, des banlieusards et des agriculteurs. Le sénateur démocrate John Fetterman a mis en garde contre l’influence d’Elon Musk auprès des électeurs de Pennsylvanie, dans le New York post, expliquant pourquoi le PDG de Tesla et de SpaceX, est une personnalité qui monopolise l’électorat dont Harris a besoin pour gagner :
« Ce n’est pas seulement parce qu’il a soutenu (Trump), mais aussi parce qu’il est désormais devenu un participant actif et qu’il se présente et participe à des rassemblements (…) Je veux dire (Musk) a un succès incroyable et vous savez, que certaines personnes le verraient comme un Tony Stark (…) les Démocrates, vous savez, prennent ça à la légère ou ils se moquent de lui en sautillant. Je dirais simplement qu’ils le font à nos risques et périls. » (Source : https://nypost.com/2024/10/19/us-news/fetterman-sounds-the-alarm-after-elon-musk-endorses-trump-joins-ex-prez-for-rallies-a-concern/)
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Diplômée de la Business School de La Rochelle (Excelia – Bachelor Communication et Stratégies Digitales) et du CELSA – Sorbonne Université, Angélique Bouchard, 25 ans, est titulaire d’un Master 2 de recherche, spécialisation « Géopolitique des médias ». Elle est journaliste indépendante et travaille pour de nombreux médias. Elle est en charge des grands entretiens pour Le Dialogue.
