REPORTAGE – Institut Valmy : Des idées à l’action, quand le souverainisme français se dote (enfin !) de son groupe de réflexion

Lancement de l'Institut Valmy le 17 mai 2025 à Paris
Réalisation Le Lab Le Diplo

Par Le Diplomate

Paris, samedi 17 mai 2025. Sous la verrière art déco de l’Hôtel de l’Industrie, place Saint-Germain-des-Prés, s’est tenue la première séance de l’Institut Valmy. L’ambiance, feutrée mais empreinte d’une certaine fièvre intellectuelle, témoignait de l’enjeu : sortir le souverainisme de l’arène des slogans pour l’ancrer dans la réalité des politiques publiques. 

Un décor chargé d’histoire et un lancement volontariste

Les boiseries et les lustres Second Empire semblaient inviter au retour aux fondations de la France : c’est à Valmy, le 20 septembre 1792, lors la victoire des armées révolutionnaires sur les Prussiens, que la République fit sa première démonstration de force. L’ancien député Julien Aubert, vice-président des Républicains, président du mouvement néo-gaulliste Oser la France et fondateur de l’Institut Valmy, n’a pas manqué de souligner ce clin d’œil symbolique : « Nous ne sommes pas là pour ressasser un passé héroïque, mais pour bâtir un avenir souverainiste concret, chiffré et daté ».  

Dans une salle de réception garnie d’universitaires, d’experts, d’anciens parlementaires et de chefs d’entreprise, dont entre autres, la députée européenne Malika Sorel, qui a quitté récemment la délégation du RN, François Souty, ancien Haut-Fonctionnaire, spécialiste d’économie (membre de la section économique du nouveau groupe de réflexion), Georges Kuzmanovic, président de République souveraine, Claude Nicolet, président de Nation citoyenne (membres tous les deux de la section sciences politiques), ou encore Rodrigo Ballester, ancien fonctionnaire de la Commission européenne, François Gouyette, diplomate, Florence Kuntz, ancienne députée française au Parlement européen et Roland Lombardi, historien, géopolitologue et directeur de la publication du Diplomate média (tous membres de la section internationale), Julien Aubert a planté d’emblée le décor : « Ce n’est pas un club de souvenirs ni un cercle nostalgique, mais un think tank pragmatique : chiffrer, dater, modéliser des politiques pour restaurer notre indépendance », a-t-il martelé, renvoyant dos à dos nostalgie et idéologie abstraite. Cette mise au point a fixé l’ambition : sortir le souverainisme du registre rhétorique pour le porter sur celui de l’ingénierie politique.

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Lancement de l'Institut Valmy le 17 mai 2025 à Paris

Une gouvernance vraiment plurielle

Afin d’éviter toute dérive sectaire, l’Institut s’est doté d’une gouvernance transpartisane et interdisciplinaire avec notamment comme présidents d’honneur, Jean-Pierre Chevènement et Henri Guaino, garantissant l’ancrage républicain et gaulliste du projet.

Après un discours d’introduction de l’ancien député et sénateur Jean-Yves Autexier, représentant de Jean-Pierre Chevènement, rappelant que « l’heure est au retour des nations, et l’indépendance a un bel avenir, le dogme du libre-échange s’effondre sous nos yeux », deux tables rondes furent proposées pour inaugurer cette séance de travail initiale. 

La première, animée par Anne-Marie Le Pourhiet, professeur émérite de droit public, avait pour thème, le bilan du dernier référendum 20 ans après. Les sondeurs et essayistes, Frédéric Dabi, et Stéphane Rozès, ainsi que l’ancien conseiller de Lionel Jospin et de François Hollande, Aquilino Morelle, et l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, ont mis en lumière durant cette discussion l’écart croissant entre les élites et l’opinion.

Lors de la seconde table ronde, intitulée Faut-il changer de République ?, et qui avait comme modérateur Jérôme Sterkers, la journaliste et essayiste Natacha Polony, la juriste spécialiste de droit constitutionnel, Anne-Charlène Bezina, l’essayiste Paul Melun et l’historien et biographe de Charles de Gaulle, Arnaud Teyssier, ont confronté les différentes visions réformatrices mais également les attachements à la Ve République.

Cette diversité de profils illustre à elle seule la volonté de conjuguer compétences et expériences, sans affadissement idéologique.

Dans la tempête mondialiste et européiste, des idées à l’action…

Dans un contexte international incertain, un monde multipolaire de plus en plus instable, marqué par la montée des tensions géopolitiques et la dilution progressive en Europe des États-nations, la France ne peut se contenter d’un rôle secondaire dans l’ombre de Washington ou de Bruxelles.

L’Institut Valmy se dresse donc en sentinelle courageuse de la souveraineté nationale. Porté par Julien Aubert, ce think tank incarne une nouvelle voix lucide et ferme qui refuse la fatalité d’une France sous influence, dépendante de structures supranationales opaques et de puissances étrangères.

Loin des débats de salon, l’Institut Valmy met en lumière une réalité alarmante : la souveraineté française est aujourd’hui attaquée sur tous les fronts. Premier groupe de réflexion souverainiste, l’Institut Valmy se démarque ainsi des principaux think tanks français, généralement centristes, bien-pensants et grassement subventionnés pour promouvoir toujours plus de normes, d’Europe et de fédéralisme.

Or derrière ces discours souvent incantatoires, technocratiques et les promesses de toujours plus d’intégration européenne ou encore la promotion du fallacieux et illusoire concept de « souveraineté européenne », se cache une stratégie globale qui fragilise les leviers essentiels de la puissance française.

L’Institut Valmy veut donc s’imposer comme le porte-voix d’une France qui refuse la résignation, qui se bat pour son indépendance et son identité. Face à la dilution imposée par les forces globalistes, il incarne la dernière résistance intellectuelle et politique.

« Il n’y a pas de liberté sans souveraineté. Nous ne voulons pas d’une France soumise, mais d’une France forte, libre et fière », a conclu Julien Aubert.

Dans un paysage médiatique souvent anesthésié, où l’on considère souvent le souverainisme comme ringard, passéiste voire rance, l’Institut Valmy a enfin pour ambition de réhabiliter cette notion et surtout d’être une force de propositions dans la perspective de l’élection présidentielle de 2027. Ses travaux auront ainsi pour objectifs de nourrir si nécessaire les projets des futurs candidats, quels qu’ils soient, LR ou autres.

Quoi qu’il en soit, il est urgent que la France reprenne le contrôle de son destin. Et c’est bien le leitmotiv de l’Institut Valmy !

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