TRIBUNE – Un nouvel espoir pour Gaza

Julien Aubert Trump Gaza
Réalisation Le Lab Le Diplo

Par Julien Aubert

Donald Trump a comme à son habitude proposé un truc « henaurme Â» qui a scandalisé les trois-quarts de la planète : déménager les gazaouis pour bétonner la côte en « Riviera Â».

Le Trumpisme n’est pas une philosophie, c’est une efficacité. On ne va pas s’embarrasser de toutes ces breloques du passé que sont le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, l’interdiction de la déportation, l’interdiction d’annexer un territoire ou encore le respect des résolutions de l’ONU : Trump a une solution qui convient à son allié israélien et à ses amis promoteurs, donc elle est bonne.

Pourtant, au-delà du caractère abracadabrantesque, il y a dans le projet de Trump un apport positif : il pense différemment. Il rompt le consensus. Il envisage quelque chose d’inédit.

Je crois que son idée peut prospérer différemment.

Puisque le président américain est prêt à s’engager dans la résolution du conflit, que la France le prenne au mot. Puisqu’il se dit prêt à déployer des troupes à Gaza, qu’il le fasse aux côtés d’autres nations dans le cadre d’un mandat de l’ONU basé sur le chapitre VI de la Charte de San Francisco (opération de maintien de la paix).

Trump a en effet raison sur un point : seule la présence d’une armée américaine pourra démilitariser Gaza, rassurer Israël et ramener le calme dans la région. L’Iran réfléchira à deux fois avant de menacer la zone.

À lire aussi : Séisme géopolitique…

Néanmoins, plutôt que de mettre cette protection au service d’intérêts privés, plaçons-la au service de la paix. Le conflit au Proche-Orient est symbolique car il est le tout premier échec de l’ONU, qui par sa proposition de partition refusée par les Arabes en 1948 a indirectement provoqué la Nakba.

Aussi, puisqu’il faut reconstruire Gaza, pourquoi ne pas ouvrir un quatrième siège subsidiaire de l’ONU, après Genève, Nairobi et Vienne ? Quel plus beau symbole que d’y transférer l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNWRA) actuellement implantée en Jordanie, l’Organisation Internationale pour les Migrations (rapatriée de Genève) et surtout le siège du PNUD (rapatrié de New-York), dont l’administrateur est par tradition numéro 2 de l’organisation après le secrétaire général.

L’implantation de ces enclaves onusiennes rendrait service à l’ONU, qui débat distraitement de la guerre. Elle obligerait nécessairement les grands pays à protéger Gaza. Elle créerait un choc économique positif inédit pour ses habitants et une protection contre Israël. Elle rassurerait Israël. Enfin, elle réimplanterait du droit et de l’éducation dans une des zones les plus fragiles du monde.

Des crimes de guerre ont été commis à Gaza, et sa population a trop souffert. Israël de son côté a droit à la sécurité et le Hamas prospère sur la pauvreté et l’insécurité. Le monde a les moyens de changer cette terre symbole des échecs de la sécurité collective. Alors faisons-le !

À lire aussi : Haut-Karabagh : la fin d’une histoire, le réveil de l’Histoire


#DonaldTrump, #Trumpisme, #Gaza, #Israël, #Palestine, #ONU, #ConflitIsraéloPalestinien, #Déportation, #RivieraGaza, #Géopolitique, #Diplomatie, #ProcheOrient, #GazaWar, #IsraeliConflict, #MiddleEastCrisis, #TrumpPlan, #ONUpeace, #UNMission, #Iran, #SécuritéInternationale, #RelationsInternationales, #GazaConflict, #TrumpStrategy, #BreakingNews, #PoliticsToday, #MiddleEastNews, #TrumpControversy, #WorldPolitics, #ActuInternationale, #InternationalRelations, #ONUReform, #Peacekeeping, #IsraeliSecurity, #Hamas, #Nakba, #HumanRights, #GlobalDiplomacy, #USForeignPolicy, #NationsUnies, #PNUD, #UNWRA

Le Diplomate Logo

Inscrivez-vous pour recevoir chaque semaine toutes les actualitées.

Ce champ est nécessaire.

Nous ne spammons pas ! Consultez nos CGU pour plus d’informations.

Retour en haut