
Par David Saforcada
Cette tribune est inspirée par une phrase du général Marcel Bigeard : « On trouve des grands chez les petits, et chez les très grands, on trouve des vrais cons ».
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Il y a des phrases qui claquent comme des gifles de bon sens. Celle-ci, du général Bigeard, résume la France mieux que mille discours. Le vieux soldat, enraciné dans le réel, savait distinguer la valeur de la vanité. Il avait vu, sur le terrain, de simples soldats mourir en héros et de brillants supérieurs fuir leurs responsabilités. Pour lui, la grandeur se jugeait à la droiture, pas au grade.
Aujourd’hui, cette leçon d’humilité résonne cruellement. Car entre élites déconnectées et populistes braillards, le pays se retrouve pris en otage. Les premiers méprisent le peuple tout en prétendant l’éclairer, les seconds flattent ses blessures pour mieux les exploiter. Les uns vivent dans le déni, les autres dans la démagogie.
Et entre les deux, la France travaille, paye, se tait et encaisse.
Ce populisme crasse, qui joue sur les peurs et les colères, se nourrit des trahisons d’en haut. Il transforme les frustrations légitimes en slogans, les colères en marchandises. Il prétend parler “vrai”, mais il ment comme les autres, juste autrement.
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Car la vérité demande du courage, pas des promesses impossibles. Quant à la lucidité, elle, ne cherche pas à plaire.
Chez les “très grands”, on trouve trop souvent des carriéristes sans boussole, des politiciens professionnels dont la seule bataille est celle de la prochaine élection.
Chez les “petits”, on trouve les vrais grands, les discrets, les constants, ceux qui ne trichent pas. Ils ne défilent pas à la télévision, mais ils font la France, au quotidien, sans bruit.
Le peuple n’a pas besoin qu’on parle à sa place, il a besoin qu’on l’écoute, qu’on le respecte, qu’on lui dise la vérité, même quand elle dérange.
Car la vraie grandeur, celle dont parlait Bigeard, c’est celle de l’esprit, pas celle du pouvoir.
Un jour, peut-être, les “très grands”, de la politique comme de la tribune, comprendront que gouverner, ce n’est pas séduire ni manipuler, mais servir.
Et ce jour-là, la France redeviendra ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : un pays d’humbles géants.
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Les opinions exprimées ici n’engagent que leur auteur
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David Saforcada, est un ancien militaire des Troupes de Marine, formateur dans les métiers de la sécurité privée et membre de plusieurs associations souverainistes et patriotes. Il est actuellement Secrétaire général du Centre d’Études et de Recherches sur le Bonapartisme et Président du mouvement, L’Appel au Peuple.

