
Statue de Jeanne d’Arc à Paris profanée durant les émeutes après la victoire du PSG le 31 mai 2025
Par Le Diplomate
PARIS — 1er juin 2025. La France s’est réveillée sous le choc dimanche matin après une nuit d’émeutes, de pillages et de violences urbaines d’une intensité rarement égalée, à la suite de la victoire éclatante du Paris Saint-Germain (5-0) contre l’Inter Milan en finale de la Ligue des Champions à Munich. Le triomphe historique du PSG a été rapidement éclipsé par une vague de chaos qui a submergé la capitale et plusieurs grandes villes du pays. Bilan provisoire : 2 morts, 192 blessés, 700 incendies et plus de 560 interpellations, dont 491 à Paris, selon les chiffres relayés par Le Figaro.
“Véritable scène de guerre urbaine. La capitale livrée aux voyous. Le spectacle est indigne de la France” — Jordan Bardella, président du Rassemblement National.
Oui, à croire que le chaos fait désormais office de carte postale nationale…
Paris, en liesse… puis en flammes
Ce qui devait être une nuit de fête a tourné au cauchemar. Alors que des milliers de supporters du PSG s’étaient rassemblés sur les Champs-Élysées pour célébrer la première Ligue des Champions de leur club, des éléments violents ont pris d’assaut les rues, déclenchant une spirale d’affrontements avec les forces de l’ordre, de saccages et d’incendies.
Des commissariats ont été attaqués et de nombreux magasins ont été pillés à Paris, le périphérique totalement paralysé par des émeutiers pendant de longues minutes, tandis que des scènes similaires ont été rapportées à Nantes, Pau et Annemasse. Au total, 264 véhicules ont été incendiés, des abribus détruits à coups de marteau, et des bouches d’incendie ouvertes volontairement, selon les images diffusées sur les réseaux sociaux et toujours confirmées par Le Figaro.
“De véritables scènes de chaos urbain… des images qui rappellent davantage Beyrouth que la Ville Lumière.” — Selon l’eurodéputée Marion Maréchal.
Sauf que même à Beyrouth, on n’est pas prêt à voir de telles scènes !
Une fête contaminée par la politique
Au milieu de la liesse populaire, des slogans politiques sont apparus, notamment des banderoles portant les mentions “Stop genocide in Gaza” et “Free Palestine”. Ces messages affichés dans l’enceinte du stade pourraient valoir au PSG des sanctions de la part de l’UEFA, qui interdit strictement les déclarations politiques dans les enceintes sportives.
“L’instrumentalisation politique d’un évènement sportif majeur jette de l’huile sur le feu dans un climat déjà explosif.” — un haut fonctionnaire du ministère de l’Intérieur, cité anonymement par Le Figaro.
Comme si l’on ne manquait justement pas d’huile à cette fête pyromane. Slogans à gogo, brouillard de lacrymo, tout est là pour la bonne image internationale…
Retailleau : “barbares”, Bardella : “fiasco”
Le Premier ministre est aux abonnés absents…
Quant au ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, il a fermement condamné les violences dans un communiqué :
“De véritables barbares ont pris possession des rues de Paris pour commettre des crimes et provoquer les forces de l’ordre. Ce n’est pas cela, aimer le PSG. C’est insupportable de ne pas pouvoir célébrer sans redouter la sauvagerie d’une minorité de délinquants qui ne respectent rien.”
Sauf qu’on aurait presque cru que les CRS avaient reçu pour consigne : “Laissez-les faire, c’est pour la postérité.” Allô Monsieur Retailleau ?
Alors bien évidemment et à juste titre, ces mots ont été jugés insuffisants par Jordan Bardella, président du Rassemblement National, qui dénonce l’inaction du gouvernement :
“Comme à chaque fête populaire, la capitale devient un terrain de jeu pour les racailles. Toujours les mêmes profils, toujours la même impuissance d’État. Ce n’est plus seulement un problème de sécurité : c’est l’image de la France qui est salie dans le monde entier.”
Il a accusé Retailleau d’avoir “sous-estimé clairement le risque sécuritaire” et appelé à un “réarmement de l’autorité”.
“Réarmement de l’autorité” : formule punchy, digne des comités Théodule si chers à la macronnie…
Certes Jordan Bardella a beau jeu de critiquer le ministre de l’Intérieur. Mais au-delà des mots, comme pour Monsieur Retailleau, qu’attend le RN pour s’affirmer comme une véritable opposition de combat et de conquête et non comme une opposition de pacotille voire de connivence ?
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L’extrême gauche minimise encore et accuse… la police !
À l’inverse, les députés de La France Insoumise (LFI) ont rapidement pris la défense des festivités et ont accusé les forces de l’ordre d’avoir “gâché la fête”. Le député Antoine Léaument, présent sur les Champs-Élysées, a tweeté :
“Comme des dizaines de milliers de supporters, je n’ai rien cassé. Mais la fête s’est transformée en pluie de gaz lacrymogène. Retailleau est un mauvais ministre de l’Intérieur.”
Le député LFI Éric Coquerel a quant à lui dénoncé “les connotations racistes” du mot “barbares” utilisé par Retailleau, attisant davantage les tensions politiques autour des évènements.
On croit rêver !
Deux morts, une image à l’international encore et toujours abîmée
Le drame a également frappé Dax, où un adolescent de 17 ans a été poignardé à mort, et Paris, où un jeune homme de 20 ans a été renversé et tué par une voiture. À Grenoble, une voiture a foncé sur la foule, blessant quatre personnes, dont deux grièvement.
Parmi les blessés recensés figurent 22 policiers (l’un dans le coma) et 7 pompiers, toujours selon Le Figaro.
Une statue profanée : Jeanne d’Arc piétinée
Une photo virale montrant de jeunes racailles montées sur la statue de Jeanne d’Arc, près des Halles, a indigné les milieux patriotes.
“À quelques jours de l’anniversaire de son martyre, Jeanne d’Arc méritait-elle ça ?” — Marion Maréchal, sur X.
“Peut-être ne savent-ils même pas qui est la sainte qu’ils profanent… Le changement de trajectoire est impératif et urgent.”
5 000 policiers mobilisés, pour quel résultat ?
Selon Le Figaro, plus de 5 000 policiers avaient été déployés rien qu’à Paris. Un chiffre pourtant jugé insuffisant au vu de l’ampleur des violences. La préfecture de police est critiquée pour l’échec de sa stratégie préventive.
“Des policiers exténués, submergés, et une hiérarchie incapable d’anticiper. C’est tout le dispositif de maintien de l’ordre qu’il faut repenser.” — source policière, sous anonymat.
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La victoire du PSG, censée être un moment d’unité nationale, s’est transformée en symbole d’un malaise profond, entre insécurité chronique, instrumentalisation politique du sport, fractures communautaires, et incapacité de l’État à assurer l’ordre public.
Pour Roland Lombardi, directeur de la rédaction du Diplomate média : » Nous payons plus de 30 ans d’immigration sauvage incontrôlée, de couardise et de laxisme politique et de gauchisme… Mais malheureusement cela passe encore crème et les Français auront encore et déjà oublié dans quelques jours. Sauf qu’après la gifle de Brigitte sur Macron – un épisode qui a fait rire toute la planète – et l’outrage du doigt infligé par Erdoğan au président français, en passant par sa pitoyable « éjection » par Trump lors de sa discussion avec Zelensky au Vatican, on aurait pu penser avoir atteint notre quota d’humiliations diplomatiques pour le mois. Mais non ! La France n’avait pas besoin de telles images et encore moins du tweet lamentable du locataire de l’Élysée (« Champion mon frère ! » Jour de gloire pour le PSG ! Bravo, nous sommes tous fiers. Paris, capitale de l’Europe ce soir). Car ces scènes de guerre civile récurrentes dans le pays, pour chaque évènement festif ou pas, et qui circulent massivement à travers le monde, ne font que rabaisser et discréditer toujours un peu plus la France (il suffit de lire avec consternation la presse internationale pour qui la France est déjà un État failli). Surtout lorsque son président, qui est déjà la risée du monde, joue les matamores avec la Russie ! «
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