Le Grand Entretien du Diplomate avec Elizabeth Cazaux – « La Lettre d’Afghanistan » : Informer, documenter, relier au plus près d’un pays sous étau

Drapeau de l’Afghanistan flottant dans un paysage montagneux au coucher du soleil, symbole de résilience et de fierté nationale au cœur de l’Asie centrale.
Réalisation Le Lab Le Diplo

Elizabeth Cazaux est la fondatrice et rédactrice de La Lettre d’Afghanistan, plateforme d’analyses, d’archives et de veille consacrée à l’Afghanistan. Active dans des réseaux de soutien aux Afghanes depuis la fin des années 1990, elle anime ce site éditorial et une newsletter qui agrègent enquêtes, rapports et tribunes thématiques (droits humains, économie, sécurité). C’est sa première invitation dans nos colonnes.

Pourquoi maintenant ? Parce que l’actualité afghane se durcit à nouveau : coupures d’internet dans plusieurs provinces du Nord, rétrécissement des espaces éducatifs pour les filles, et aggravation des atteintes aux droits fondamentaux — pendant que la société civile cherche des canaux d’information fiables. « La Lettre d’Afghanistan Â» publie régulièrement des analyses et des dossiers (sécurité, drogues, crises urbaines) qui éclairent ces dynamiques.

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Pour la suivre : Elizabeth Cazaux

Propos recueillis par Angélique Bouchard

Le Diplomate : Vous êtes engagée depuis longtemps aux côtés des Afghanes. Quelles ont été les étapes décisives de votre itinéraire personnel (collectifs, associations, métiers du web et de l’édition) ? Qu’est-ce qui vous a conduite, en 2025, à structurer cet engagement autour d’un média dédié ? Quels enseignements tirez-vous de ces vingt-cinq années de fréquentation du pays et de sa diaspora ?

Elizabeth Cazaux : Tout d’abord, je dois dire que je suis engagée auprès de l’Afghanistan, pas seulement des Afghanes. Mon mari ayant fait ses études à Toulouse avec deux Afghans, et la curiosité prenant le dessus, c’est à l’occasion de la diffusion sur Arte du documentaire de Christophe de Ponfilly « Massoud l’Afghan Â» en 1998 que je décide de me joindre au Collectif Liberté Afghanistan qui réunissait plusieurs associations pour le soutien au Commandant Massoud. Les réunions se tenaient à l’Ambassade d’Afghanistan à Paris. L’internet débutait, et j’ai alors bricolé un site pour relayer les informations qui nous parvenaient des combats entre les troupes de Massoud et les talibans 1ère version. Le collectif organisa plusieurs colloques à l’Assemblée Nationale et au Sénat auxquels je participais. Puis vint l’organisation de la visite de Massoud au Parlement Européen.  

En juin 2000, l’association NEGAR, soutien aux femmes d’Afghanistan sous la houlette de Shoukria Haidar organisa « Women on the road for Afghanistan Â», une grande réunion entre femmes occidentales et afghanes qui se tint à Doushanbé au Tadjikistan. Le but : la rédaction de la charte des droits fondamentaux des femmes afghanes. Document qui fut signé par le Commandant Massoud qui en accepta les termes, dans la vallée du Panjshir. 

Arriva le 9 septembre 2001, l’assassinat de Massoud et deux jours plus tard l’attentat du World Trade Center. Tous les membres du collectif savaient ce qui allait advenir, à savoir l’intervention américaine et de l’Otan. Dès lors, l’histoire ne nous appartenait plus ! l’Afghanistan allait retrouver la liberté, reconstruire le pays et nous irions tous en vacances dans la vallée !

Cela aurait pu être le début d’une belle histoire ! malheureusement, si les premières années furent des années d’espoir, dès 2008-2010, Shoukria Haidar qui était rentrée vivre à Kaboul nous avertissait que les choses ne se passaient pas bien pour de multiples raisons. Le Collectif avait cessé ses activités, et pour ma part, j’éditais le site internet de Negar, pour y relater la construction d’écoles, de structures d’accueil pour les enfants, etc. et je perdis un peu de vue le fil de l’histoire qui était en train de virer au noir en Afghanistan.

Je me souviendrai toute ma vie du mois d’août 2021 : après avoir scruté les rares nouvelles qui nous parvenaient en France, j’ai été très vite persuadée du retour des talibans à Kaboul. Le 15 août 2021, j’étais tétanisée et incrédule devant la télé, et le soir même je pris la décision et l’engagement de recommencer la lutte, parce que nous savions qu’ils recommenceraient la même politique contre les femmes et les militaires, policiers, avocats, juges, professeurs qui s’étaient engagés dans la reconstruction d’un Afghanistan sinon sécularisé, du moins plus moderne et tourné vers les valeurs des droits de l’homme. 

Petit à petit, je repris contact avec tous les Afghans que je connaissais et qui avaient combattu les premiers talibans, et tout s’est enchaîné, création de la première newsletter pour Negar, puis la nécessité de séparer l’activité de l’association du suivi de l’actualité en Afghanistan. En septembre 2024, je pris donc la décision de créer le site La Lettre d’Afghanistan, sa newsletter, ses chroniques, ses points de vue, éclairée très souvent par des Afghans opposants des talibans.

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Quel est le but de « La Lettre d’Afghanistan » : veille documentaire, fact-checking des narratifs officiels, relais des voix locales, ou toutes ces fonctions à la fois ? Comment articulez-vous le site (dossiers, éditos, rapports traduits/annotés) et la newsletter LinkedIn ? Quels critères utilisez-vous pour sélectionner vos sources (ONU, ONG, presse, think tanks, data locales) et éviter l’intox ?

La première mission que je me suis donnée était de mieux faire connaître l’Afghanistan aux Français, à travers une revue de presse hebdomadaire où je reprends les éditos et les analyses des personnes qui connaissent bien le pays. Je m’appuis énormément sur la presse afghane libre et en exil, sur des canaux plus confidentiels comme des chaînes Telegram, et bien évidemment sur les rapports de l’ONU que personne ne lit, et qui sont pourtant bourrés d’informations très importantes. C’était déjà le cas en 2000, lorsque j’ai fait la lecture d’un rapport de l’ONU qui contenait toutes les informations relatives à Al-Qaïda, devant des directeurs de cabinet du Ministère des Affaires Étrangères qui m’ont ri au nez !!! Et bien sûr, je reçois beaucoup d’informations des opposants, civils, politiques et militaires qui me permettent de mieux comprendre la complexité, mais aussi la richesse de ce pays.   

Il ne s’agit pas d’un travail académique, mais plutôt d’une plateforme d’opinion. Il y a en France quelques excellents journalistes, je citerai Margaux Benn et Mortazza Behboudi (qui a passé plusieurs mois dans les geôles talibane) qui font un travail remarquable et rendent compte avec finesse de la situation en Afghanistan. Je n’hésite pas à relayer leur travail dans la newsletter. 

Après les coupures de fibre imposées dans le Nord et la réduction de l’accès des filles à l’éducation (madrassas comme quasi unique filière), comment continue-t-on à documenter le pays ? Quels contournements observez-vous (réseaux locaux, archives, chantiers collaboratifs) et quelles limites éthiques vous fixez-vous pour protéger vos contributrices/contributeurs ?

J’aurais répondu différemment il y a quelques jours, mais voilà le couperet est tombé ! les 28 septembre les talibans, sur un ordre du mollah Adkhunzada, ont coupé la fibre, mais aussi les réseaux cellulaires : c’est un drame pour les femmes et les filles dans les écoles, mais pas seulement, plus personne ne peut communiquer ou prendre des nouvelles de sa famille. Toute la diaspora afghane est touchée.  

Pire : les agences humanitaires, y compris celles de l’ONU, ne peuvent plus se coordonner pour acheminer l’aide : imaginez qu’après le tremblement de terre dans le Kunar, il y a plus de 500 000 personnes qui dépendent de l’aide, pour des abris, la nourriture et les soins. Dans tout l’Afghanistan, il y a plus de 20 millions qui ne mangent déjà pas à leur faim ! ce sont des centaines de milliers de victimes potentielles. Nous sommes tous dans une angoisse totale.

Tout le monde, y compris quelque discrètes associations françaises, rivalisent d’ingéniosité pour imaginer des moyens, parfois rocambolesques, pour amener le savoir aux jeunes afghanes. J’ai moi-même fait un appel sur le site internet pour demander aux spécialistes des ondes courtes et des réseaux maillés de se signaler. Mais cela n’amènera pas la protection, la nourriture et les soins dont ont besoin les Afghans.

Pour ce qui concerne la protection des contributeurs à la Lettre, elle est simple : Je ne cite que des personnes qui veulent l’être, et de travailler sur des sujets que je connais et comprends. Je ne suis pas journaliste, juste une passionnée ! Je n’ai donc pas à me plier aux contraintes d’un code déontologique, mais il va sans dire que jamais je ne mettrais quelqu’un en danger d’être découvert par les talibans sur le terrain. Jusqu’à l’arrêt d’internet, je suis régulièrement en contact avec les Afghans, des étudiants, des anciens militaires qui se cachent, etc. 

Je tiens à redire que mon but n’est pas de me faire connaître comme une spécialiste, ni même de me faire connaître à titre personnel :  je veux être une passeuse d’information et de communication entre les Afghans et les Français, et si certains de mes papiers donnent envie à des vrais journalistes de faire des articles plus professionnels, alors le but est atteint !!! 

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Vos pages récentes évoquent l’explosion silencieuse de l’usage de drogues à haut risque, les incidents sécuritaires revendiqués par des oppositions armées, et des chocs urbains (eau, logement). Quels indicateurs suivez-vous pour évaluer la trajectoire 2025-2026 ? Qu’est-ce qui, selon vous, reste invisible dans les grands médias et que votre site permet de rendre lisible ?

Je m’appuie sur des rapports écrits par des chercheurs spécialistes de l’Afghanistan, puis rédige des notes de synthèse pour une meilleure compréhension de publics non familiarisés avec le sujet ainsi que sur les rapports de l’ONU, Secrétariat Général et rapporteur des droits de l’homme, Richard Bennett qui fait un travail remarquable, bien qu’interdit de séjour en Afghanistan par les talibans.

Et très clairement, ce qui est sous-estimé, minimisé, voire tu par les grands médias est la reconstruction d’une opposition politique afghane, à travers deux grands processus dits de Vienne et de Cambridge.
Ces plateformes ont réussi à rassembler l’essentiel de la société afghane autour d’un projet politique post taliban. Les feuilles de route issues de ces symposiums partagent 90 % de leurs idées autour des fondamentaux droits de l’homme et de l’établissement d’une démocratie en Afghanistan.  

Il reste quelques points à débattre sur notamment les questions ethniques, la frontière avec le Pakistan, dite Ligne Durand. J’essaie de rendre ces sujets lisibles pour un public néophyte.  On peut retrouver sur le site de la Lettre les différentes interventions des représentants des différents fronts lors de la dernière réunion de Cambridge qui a eu lieu les 19 et 20 septembre 2025. Il faut se rendre compte de l’énorme travail accompli par ces différents fronts, civils, politiques et militaires en vue d’une unité, après l’effondrement de la République Islamique d’Afghanistan en 2021 

A ce propos, j’entends souvent des critiques acerbes sur cet effondrement : comment se fait-il que l’armée afghane se soit effondrée, après l’injection de milliards de dollars dans sa structure ??? Il n’est pas inutile de rappeler que plus de 80 000 militaires, officiers, et policiers afghans ont été tués pendant ces 20 années contre les talibans, que le premier à quitter le navire a été le président afghan Ashraf Ghani, qui, non content de s’envoler avec quelques millions de dollars, a demandé aux troupes de rendre les armes aux talibans (j’ai plusieurs vidéos où des soldats afghans se révoltent contre cet ordre), et que l’armée américaine a  laissé les forces afghanes  sans munitions, sans provisions, sans soutien aérien et sans renseignements! Imaginez une armée privée de ses yeux, de ses armes et totalement démoralisée par cet abandon cruel contre des talibans armés jusqu’aux dents, soutenus par des milices pakistanaines jusque sur le territoire afghan, notamment au Panjshir où ils ont in fine porté leurs efforts pour détruire la résistance de la vallée. Panjshir livré depuis à la vengeance des talibans : preuves d’exécutions de masse, emprisonnement des jeunes, destruction et incendie des lycées et universités locales, etc. et la répression ne faiblit pas. Les troupes de Hamza Ben Laden (que la CIA avait annoncé mort) vient d’y implanter un camp d’entraînement d’Al-Qaïda.

Depuis, des centaines de soldats de l’ancienne armée sont régulièrement exécutés par les talibans, eux qui avaient promis l’amnistie générale et le respect des droits des femmes dans le so-called accord de Doha, dont on ne connait toujours pas les annexes secrètes négociées pour Trump par son âme damnée Khalilzad, honni par le peuple afghan.

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Vous avez publié des éditoriaux sur la résilience des Afghanes. Dans un contexte de fermeture des espaces publics, quels formidables micro-actes observez-vous (travail, entraide, sport, éducation informelle) ? Quelles politiques internationales (aides, conditionnalités, exemptions humanitaires) vous paraissent réellement utiles aux femmes aujourd’hui ?

Les éditoriaux que j’ai publiés sur la résilience des Afghanes montrent que, malgré la fermeture des espaces publics, les femmes inventent chaque jour des formes discrètes mais puissantes de résistance. Dans les quartiers urbains, elles organisent des classes clandestines à domicile, partagent un manuel, un téléphone ou une connexion Internet pour maintenir l’éducation des filles. D’autres recréent des micro-activités économiques à travers l’artisanat ou l’entraide alimentaire. Même le sport, interdit, se pratique dans des espaces privés, comme une manière de préserver dignité et santé. Ces micro-actes, invisibles à l’échelle internationale, sont en réalité une formidable trame de survie collective et de résistance.

Face à cela, les politiques internationales doivent être repensées. Les aides sont trop souvent neutralisées par les Talibans. Les mécanismes les plus utiles aujourd’hui sont les exemptions humanitaires qui permettent de financer directement des réseaux indépendants. Mais surtout, il faut reconnaître le rôle de la diaspora afghane : ses transferts représentent un volume équivalent à l’aide onusienne et leur efficacité est bien supérieure, car ces fonds atteignent directement les familles et les projets communautaires. Soutenir ces canaux parallèles, reconnaître l’« apartheid de genre » comme crime international, et protéger les activistes par des visas ou des bourses sont les gestes réellement utiles aux Afghanes aujourd’hui.

Un autre principe émerge : faire accéder le génocide afghan au rang de crime contre l’humanité, par le biais d’une refonte de la notion de génocide dans le droit international, car il ne dispose pas d’outils juridiques adaptés à ce type de crime systémique fondé sur le genre.

Votre public compte des universitaires, ONG, décideurs publics et journalistes. Comment rendez-vous opérationnels vos contenus (fiches, timelines, liens sources, traductions, archives) pour qu’ils servent la décision et la recherche ? Si vous deviez prioriser trois angles de travail pour les six prochains mois (droit, économie, sécurité), lesquels ? 

Les contenus sont pensés pour atteindre tous les publics : chaque édito est accompagné soit de fiches synthétiques, de chronologies vérifiées, ou de liens directs vers les sources primaires (ONU, ONG, presse indépendante). Je ne cherche pas à atteindre de public particulier, chaque lecteur est invité à disposer des informations comme bon lui semble. 
A suivre prioritairement dans les mois à venir : 

  1. Droit : la reconnaissance internationale de l’apartheid de genre et les recours juridiques possibles devant les instances onusiennes et régionales, l’établissement d’une feuille de route commune pour les oppositions
  2. Économie : le rôle des ressources afghanes (minerais, drogue, transferts de la diaspora) dans la survie du régime taliban et les alternatives pour soutenir directement les populations.
  3. Sécurité : la menace qui grandit de jour en jour avec la recomposition des groupes terroristes sur le sol afghan, à commencer par Al-Qaïda et le TTP pakistanais, danger mortel pour le Pakistan et sa sécurité nationale, notamment nucléaire, et leurs implications pour les politiques internationales.

À court terme, voyez-vous des points d’inflexion (dialogues locaux, pression internationale, recompositions économiques) susceptibles d’améliorer concrètement la vie quotidienne ? À l’inverse, quels risques majeurs (gouvernance, exils, sécurité) redoutez-vous si les tendances actuelles se confirment ? Vous qui suivez le terrain au jour-le-jour, quelle information cruciale manque aujourd’hui aux Européens pour comprendre l’Afghanistan réel ?

Tous les observateurs et en particulier les opposants savent depuis longtemps que les talibans sont irréformables ! ils ne plieront sur rien, ni le droit des femmes, ni l’inclusivité politique dans l’appareil gouvernemental. Pour ce qui est des pressions internationales, peut-être les États-Unis ont-ils quelques moyens de pression qui nous échappent, mais pour l’instant on ne peut que constater l’impuissance des pays même voisins à infléchir la politique talibane. Même le Pakistan qui les a hébergés, financés et entraînés se trouve face à un mur.     

Ce qui fait dire à des responsables de l’opposition armée : comment voulez-vous dialoguer avec un groupe qui ne veut pas s’assoir à la table des négociations ? Au moment de l’accord de Doha, les talibans refusaient de s’assoir avec les représentants de la société afghane. L’accord fut donc signé entre les talibans et les États-Unis, en mettant le gouvernement afghan complètement de côté.

Je les compare souvent aux khmers rouges qui sont restés totalement hermétiques à toute influence, ou aux nazis tout aussi imperméables et qu’il a fallu combattre et détruire militairement.  Le seul point faible des talibans me semble être leur besoin inextinguible de reconnaissance internationale, et le schisme qui semble apparaître entre les différents clans (Kandahar contre Kaboul, Akhunzada contre Haqqani)

Pour ce qui concerne l’humanitaire, les solidarités locales, les transferts de la diaspora et certaines exemptions humanitaires soulagent concrètement les familles. Mais il est crucial d’instaurer une conditionnalité stricte à l’aide internationale, afin qu’elle atteigne réellement les populations au lieu de nourrir l’appareil taliban. Cela suppose de s’appuyer sur les réseaux communautaires traditionnels afghans, bien plus fiables que les canaux officiels.

Les risques sont immenses : durcissement autoritaire, exils forcés depuis l’Iran et le Pakistan qui annoncent une crise migratoire régionale, et l’expansion des groupes terroristes. Ce qui manque le plus aux Européens pour comprendre l’Afghanistan, c’est la conscience d’un quotidien vécu sous un apartheid de genre : un peuple otage d’un régime terroriste et rendu silencieux par la terreur, mais qui invente chaque jour des formes de résilience. Les choix faits ici en matière d’aide et de conditionnalité se traduisent immédiatement par des vies sauvées et un retour de la confiance des Afghans dans la communauté internationale.

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