TRIBUNE – De belles phrases, mais aucun courage : L’Europe nous mène à la servitude

TRIBUNE – De belles phrases, mais aucun courage : L’Europe nous mène à la servitude

lediplomate.media — imprimé le 30/07/2025
Donald Trump et Ursula von der Leyen signent un traité commercial historique entre les États-Unis et l’Union européenne, sous les regards de diplomates en arrière-plan, sur fond des drapeaux américain et européen.
Réalisation Le Lab Le Diplo

Par David Saforcada

Depuis la signature du traité commercial Trump–von der Leyen, la scène politique française bruisse d’indignation. Les uns parlent d’un « jour sombre », d’« accord de la honte », de « traité inégal ». D’un bout à l’autre de l’échiquier, du gouvernement à l’opposition, on s’agite, on tonne, on condamne. Mais personne n’a le courage de dire ce qui s’impose : ce n’est pas ce traité seul qu’il faut rejeter, c’est l’Union européenne elle‑même, ce piège mortel qui dévore notre souveraineté et nous livre pieds et poings liés.

Nos dirigeants, de la majorité comme de l’opposition, préfèrent la posture à l’action. Comme le disait Marie‑France Garaud à propos de Chirac, ils ne sont que de la faïence de bidet : fragiles, creux, prêts à se courber pour ne pas se briser.

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Tout le monde condamne, mais personne ne tranche

François Bayrou, Premier ministre, dénonce un « jour sombre » et un acte de « soumission ». Laurent Saint‑Martin critique la mollesse de Bruxelles et réclame des représailles. Benjamin Haddad invoque le « bazooka commercial » européen.

À droite, Marine Le Pen parle de « fiasco politique et moral », Dominique de Villepin d’un « traité inégal », et Jordan Bardella d’un « accord de la honte ». Mais aucun de ces grands indignés n’ose franchir le pas : admettre que la véritable source du problème, c’est l’Union européenne elle‑même, cette machine qui retire toute capacité d’action aux nations et capitule à chaque rapport de force.

Tous préfèrent rester dans le confort des formules, plutôt que d’assumer l’idée qu’il faut rendre aux États leur pleine souveraineté.

Pendant ce temps, l’Allemagne et l’Italie applaudissent

Comme par hasard, les deux seules capitales qui se satisfont du traité sont Berlin et Rome. Leurs industries clefs, protégées par des exemptions, échappent aux pires effets de l’accord. Les autres nations ? Qu’elles encaissent les droits de douane et paient les milliards promis à Washington. Une fois encore, l’Union se révèle un outil au service des plus puissants, non une communauté de destin.

Une Europe qui capitule, des dirigeants qui se taisent

Ce traité n’est qu’un symptôme. L’Europe, sous sa forme actuelle, n’est pas un bouclier mais un carcan : elle négocie pour nous, contre nous, et nous interdit toute riposte nationale. Et face à cette impuissance organisée, tous nos responsables, même ceux qui crient à la trahison, se contentent de mots. Aucun ne propose la seule issue qui redonnerait aux peuples leur liberté : briser ce cercle et rendre aux nations le pouvoir de défendre leurs intérêts.Tant que cette lâcheté collective perdurera, nous resterons des vassaux, tributaires de traités dictés par Washington et signés à Bruxelles, pendant que nos politiciens rivalisent de belles phrases pour masquer leur renoncement.

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