ANALYSE – Les États-Unis dans le Commonwealth ? Trump dit oui !

Trump avec en arriere plan le roi Charles et un grand drapeau britannique
Réalisation Le Lab Le Diplo

Par Angélique Bouchard

Donald Trump, en pleine reconquête de l’échiquier mondial, est-il sur le point de redessiner la carte des alliances historiques des États-Unis ? C’est ce que laisse entendre le président américain, qui a réagi avec enthousiasme à l’idée d’une adhésion des États-Unis au Commonwealth britannique – une offre que le roi Charles III pourrait faire lors de la prochaine visite d’État de Trump au Royaume-Uni.

“J’adore le roi Charles ! Sounds good to me !” a écrit Trump vendredi sur Truth Social, en relayant un article du Daily Mail qui évoque une proposition secrète de Londres. Une déclaration réitérée samedi matin, signe que l’idée séduit l’hôte de la Maison-Blanche. (Source : Fox News ). 

L’idée d’une adhésion américaine au Commonwealth des Nations, cette organisation de 56 pays, majoritairement issus de l’ancien empire britannique, n’est pas totalement nouvelle. Selon le Daily Mail, cette possibilité avait déjà été évoquée sous le premier mandat de Trump, mais pourrait cette fois prendre une tournure plus concrète.

Pourquoi maintenant ? D’après une source haut placée de la Royal Commonwealth Society, cette initiative viserait à renforcer les liens entre les États-Unis et leurs alliés historiques, notamment le Royaume-Uni et le Canada, à un moment où les tensions commerciales entre Washington et Ottawa menacent de dégénérer.

“Cela symboliserait la relation étroite entre la Grande-Bretagne et les États-Unis,” explique cette source. 

“Donald Trump aime la Grande-Bretagne et a un grand respect pour la famille royale. Nous pensons qu’il en verrait les avantages. L’adhésion associée pourrait, espérons-le, déboucher sur une pleine adhésion, renforçant ainsi le rôle du Commonwealth en tant qu’organisation mondiale.” (Source : Fox News ).

Trump et la monarchie britannique : Un respect assumé

Si cette hypothèse venait à se concrétiser, elle marquerait une révolution diplomatique : les États-Unis, nés d’une guerre d’indépendance contre la Couronne britannique, rejoindraient une institution dont Charles III est le chef symbolique.

Mais pour le président Trump, aucun problème d’ego : il a toujours affiché son admiration pour la royauté britannique. L’ex-président avait déjà entretenu des relations cordiales avec la reine Elizabeth II, qu’il avait qualifiée de “fantastique”. À propos de Charles, il ne tarit pas d’éloges :

“J’ai appris à le connaître très bien, dès mon premier mandat et maintenant, pour un second. C’est un homme merveilleux,” a-t-il confié récemment.

Lors de sa première visite d’État en 2019, Donald Trump avait été reçu avec tous les honneurs, échangeant un toast avec Charles. Cette fois-ci, sa venue prévue en 2025 s’annonce encore plus symbolique.

Un Commonwealth américain : Fantasme ou stratégie ?

Derrière l’effet d’annonce, l’intégration des États-Unis au Commonwealth reste une hypothèse lointaine. Pourtant, l’idée pourrait séduire Donald Trump, toujours à la recherche de symboles forts pour asseoir son influence internationale.

Le Premier ministre britannique Keir Starmer, qui a remis en personne au président des États-Unis, une invitation de Charles III pour sa visite, ne cache pas son enthousiasme :

“Je pense que cela symbolise la force de la relation entre nous,” a-t-il déclaré lors de sa rencontre avec le président américain en février.

Pour Donald Trump, cette étroite relation transatlantique est aussi un message envoyé à ses adversaires, notamment la Chine et l’Union européenne, qui voient d’un mauvais œil tout rapprochement stratégique entre Washington et Londres.

Donald Trump et Charles III : Une alliance transatlantique en marche ?

Le président Donald Trump a une fois de plus bousculé la diplomatie mondiale en acceptant une seconde visite d’État au Royaume-Uni, le jeudi 27 février dernier, une première dans l’histoire des relations américano-britanniques. L’invitation, transmise par le Premier ministre britannique Keir Starmer, marque un rapprochement stratégique majeur entre Washington et Londres dans un contexte international sous tension.

“C’est vraiment spécial. Cela ne s’est jamais produit auparavant. C’est sans précédent,” a déclaré Starmer en présentant la lettre officielle du roi Charles III à Trump dans le Bureau ovale. (Source : Fox News). 

“La réponse est oui, au nom de notre merveilleuse Première Dame Melania et en mon nom personnel, la réponse est oui et nous avons hâte d’être là pour honorer le roi et votre pays. Votre pays est un pays fantastique.”

Si cette invitation royale a une portée symbolique évidente, elle cache en réalité une manœuvre géopolitique de premier ordre. Au moment où l’Europe se divise sur la guerre en Ukraine et où les tensions commerciales avec la Chine s’intensifient, Londres et Washington envoient un signal fort : les alliances historiques sont plus solides que jamais.

Trois éléments clés à retenir de cette visite historique :

  • Un leadership affirmé sur l’Ukraine :

Le face-à-face entre Trump et Starmer à la Maison-Blanche intervient alors que les États-Unis et l’Europe s’opposent sur les termes d’un accord de paix avec Moscou. Londres, traditionnellement l’allié le plus fidèle de Washington, pourrait jouer un rôle de médiateur clé.

  • Un renforcement du partenariat économique et militaire :

Dans un contexte où les discussions sur le libre-échange et la coopération militaire post-Brexit sont au cœur des négociations, cette visite d’État pourrait bien accélérer des accords stratégiques entre les deux nations.

  • Une alliance contre l’expansion chinoise :

Avec un Royaume-Uni en quête de nouvelles alliances commerciales après son départ de l’Union Européenne et un Donald Trump déterminé à contenir la montée en puissance de la Chine, cette rencontre est aussi une réaffirmation du front occidental face à Pékin.

Le Prince William voit en Donald Trump un allié clé pour l’avenir de la monarchie britannique

Alors que le Premier ministre britannique Keir Starmer et le président Donald Trump s’affichent en alliés pour une paix en Ukraine, un autre rapprochement discret mais décisif se joue en coulisses : celui du prince William avec le président américain.

Ce double mouvement – politique et royal – illustre une tendance majeure de la diplomatie britannique : Londres ne veut pas être relégué au second plan dans la recomposition des relations transatlantiques, à l’heure où Trump redessine les contours du leadership occidental.

Le prince William se prépare à assumer un jour la couronne britannique. Il semble donc avoir pleinement compris l’importance de maintenir une relation forte avec les États-Unis – et plus particulièrement avec le président Donald Trump.

Selon des experts royaux, le prince de Galles considère la relation entre Londres et Washington comme un pilier fondamental de l’influence britannique sur la scène mondiale. Une source proche de Kensington Palace a confié au Telegraph que William joue un rôle « très puissant et très important » dans le maintien de cette « relation spéciale », un concept cher à Winston Churchill.

La clé de cette stratégie ? Sa relation naissante avec Donald Trump, qui devrait façonner l’avenir diplomatique du Royaume-Uni.

William, l’héritier stratège

Selon Shannon Felton Spence, ancienne responsable des affaires publiques britanniques, ce rapprochement entre William et Trump est avant tout un test pour l’héritier du trône.

« C’est une démonstration de sa capacité à dialoguer avec des dirigeants mondiaux avec lesquels il n’est peut-être pas entièrement d’accord, à gérer des egos et des attentes, et à garantir que la Grande-Bretagne conserve sa place au cœur des dynamiques de pouvoir internationales », explique-t-elle à Fox News Digital.

La défunte reine Élisabeth II a excellé dans cet art de la diplomatie discrète. Aujourd’hui, c’est au tour de William de prendre la relève. Si certains pourraient s’étonner de cette connexion, l’experte royale Hilary Fordwich estime qu’elle repose sur une base solide :

« Les valeurs familiales de Trump s’alignent directement avec celles du prince William », affirme-t-elle. (Source : You Tube).

Contrairement à son frère Harry de Sussex, qui a rompu avec la monarchie et multiplié les critiques envers la famille royale, le prince William incarne la stabilité et le respect des traditions. Donald Trump lui-même ne s’en cache pas : il admire ouvertement l’héritier du trône et ne manque pas une occasion de le complimenter.

« C’est un grand jeune homme », a récemment déclaré Trump, soulignant l’importance du futur roi dans la relation entre les deux pays.

Un contraste frappant avec les critiques virulentes qu’il adresse au prince Harry et à son épouse Meghan Markle.

« Il a déjà assez de problèmes avec sa femme », a lancé le président Trump au New York Post, qualifiant Meghan de « terrible ».

Meghan Markle a lancé sa nouvelle émission lifestyle, With Love, Meghan, sur Netflix le 4 mars 2025, en parallèle avec le lancement de sa marque de produits American Riviera Orchard. Mais pour de nombreux observateurs, ce projet est bien plus qu’un simple pari commercial : c’est une question de survie dans l’univers impitoyable du divertissement et du business.

Netflix, qui a misé gros sur le couple Sussex depuis leur départ fracassant de la famille royale en 2020, semble accorder une ultime opportunité à la duchesse de Sussex. L’experte royale Hilary Fordwich ne mâche pas ses mots :

« Le duc et la duchesse de Sussex, qui promettaient d’influencer les leaders mondiaux, d’améliorer l’environnement et de se consacrer à des causes humanitaires, en sont aujourd’hui à vendre de la confiture et du miel sous une marque lifestyle. Quelle déception… Netflix tente sa chance de la dernière chance. » (Source : Fox News ). 

L’enjeu est de taille : si With Love, Meghan échoue à captiver le public, l’avenir de Meghan Markle en tant que personnalité influente et femme d’affaires pourrait être compromis.

La question de l’immigration et des visas : Une arme à double tranchant

L’une des pierres angulaires de la situation de Harry, Duc de Sussex, aux États-Unis concerne sa demande de visa, après qu’il ait révélé dans ses mémoires avoir consommé des drogues. Ce détail a suscité une réaction importante au sein du groupe de réflexion conservateur The Heritage Foundation, qui a intenté une action en justice pour rendre publics ses dossiers d’immigration. Le président Trump, un partisan des politiques migratoires strictes, a critiqué l’administration Biden pour “protéger” Harry et a suggéré que s’il était “reconnu coupable d’avoir menti sur ses formulaires d’immigration”, il pourrait faire face à une expulsion.

Ce dossier, en apparence anecdotique, aurait pu se transformer en une affaire diplomatique majeure, avec des implications pour les relations entre les États-Unis et la famille royale britannique. Donald Trump, un homme d’affaires pragmatique, a bien compris que l’attrait médiatique du Duc de Sussex, est “un petit poisson” dans le grand jeu géopolitique. Cependant, si Harry est effectivement impliqué dans des irrégularités juridiques, cela pourrait nuire à son image et fragiliser ses relations avec des alliés politiques influents.

Harry et Meghan Markle ont déménagé aux États-Unis en 2020, après leur démission des fonctions royales. Leur arrivée a coïncidé avec un moment de forte polarisation politique aux États-Unis. Leurs prises de position publiques, notamment sur les questions sociales et raciales, ainsi que leurs critiques envers la famille royale, ont attiré des projecteurs, mais aussi une part importante de l’opposition, y compris de personnalités influentes comme le président Donald Trump.

Dans un contexte géopolitique, la déclaration de Trump sur Harry, qu’il n’exclut pas d’expulser en raison de la question de son visa, est révélatrice des tensions sous-jacentes. Bien que Trump ait affirmé qu’il “laisserait tranquille” le duc de Sussex, la question des immigrés célèbres et des vies publiques en exil demeure une ligne de fracture. 

Une diplomatie royale essentielle à l’ère Trump

Le 7 décembre dernier, le prince William et le président Trump se sont rencontrés à Paris lors de la réouverture de la cathédrale Notre-Dame. Un échange hautement symbolique, qui illustre la continuité de la relation entre la monarchie britannique et la Maison-Blanche.

Pour Donald Trump, une connexion avec le prince de Galles – bientôt roi – offre quelque chose d’unique : un héritage, une tradition et un sentiment de permanence.

Contrairement aux présidents et premiers ministres qui se succèdent, la monarchie britannique garantit une stabilité diplomatique précieuse. Une continuité que le président des États-Unis, homme d’affaires et stratège, comprend parfaitement.

« La Maison-Blanche de Trump repose sur l’accès et les relations personnelles. William l’a bien compris. Il sait que la monarchie britannique possède un soft power que peu d’autres institutions peuvent égaler », explique l’experte en affaires publiques, Shannon Felton Spence (Source : Fox News). 

Si William joue un rôle clé, il n’est pas seul. Selon The Telegraph, le roi Charles III a soigneusement entretenu sa relation avec Donald Trump, y compris après son premier mandat.

Le monarque, connu pour être un épistolier passionné, aurait échangé une correspondance régulière avec l’ancien président américain, une tradition héritée de la reine Élisabeth II.

« La reine a toujours été un élément central de la diplomatie transatlantique », rappelle Woody Johnson, ancien ambassadeur des États-Unis au Royaume-Uni.

Une approche qui semble porter ses fruits, puisque le président Trump, grand admirateur de la monarchie britannique, n’a jamais caché son respect pour la famille royale.

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Un avenir scellé ?

Avec une présidence Trump qui s’annonce influente sur la scène internationale, l’amitié entre le prince William et le président américain pourrait bien façonner la diplomatie britannique des années à venir.

« William est un véritable homme d’État », affirme Helena Chard, photographe et observatrice de la royauté. « Il prend des décisions stratégiques bénéfiques pour la Couronne et pour les relations futures essentielles ».

À une époque où les alliances évoluent et où Trump redéfinit la politique étrangère américaine autour de la loyauté personnelle, la famille royale britannique pourrait bien se révéler plus précieuse que jamais. Et si William voit en Trump un allié de poids, le président, lui, semble prêt à miser sur l’avenir du futur roi d’Angleterre.

Un Royaume-Uni en quête de leadership entre Washington et Bruxelles

« Avec ce que l’on voit aujourd’hui, c’est le Royaume-Uni qui joue l’intermédiaire entre les États-Unis et l’Europe », explique Robert Wilkes, analyste en affaires internationales. 

« Starmer adopte une posture conciliante envers Trump, tandis que William incarne un pont institutionnel entre la monarchie et la Maison-Blanche. C’est une stratégie britannique classique : s’aligner sur Washington tout en restant indispensable à Bruxelles. » (Source : Fox News). 

Et pour cause : l’administration Trump a récemment exclu l’Europe et l’Ukraine d’une réunion stratégique avec la Russie en Arabie saoudite. Cette mise à l’écart de Bruxelles a fragilisé les Européens, qui peinent à maintenir une ligne commune face à Moscou.

Dans ce contexte, Starmer joue la carte de la stabilité. En plaidant pour un « filet de sécurité » pour d’éventuelles troupes européennes en Ukraine, il tente de rassurer ses partenaires européens tout en s’adaptant au pragmatisme trumpien.

« Starmer sait qu’il ne peut pas forcer Trump à s’engager militairement en Ukraine », souligne un haut responsable britannique. « Il doit donc trouver un équilibre : soutenir Washington sans froisser Bruxelles. »

Si le Premier ministre du Royaume- Unis œuvre sur le terrain politique, le prince William déploie une autre forme d’influence : le soft power royal. Depuis plusieurs mois, le futur roi tisse une relation de confiance avec Trump, une démarche qui rappelle celle de la défunte reine Élisabeth II.

« Trump a un immense respect pour la monarchie britannique », affirme Hilary Fordwich, experte en affaires royales. « Contrairement aux dirigeants politiques qui changent tous les quatre ou cinq ans, William représente la continuité. Il est un interlocuteur clé pour une administration qui valorise les relations personnelles et les symboles de puissance. » (Source : Fox News). 

Ce rapprochement entre le prince de Galles et le président Trump est d’autant plus stratégique que les relations anglo-américaines ont été bousculées ces dernières années. Après le Brexit, le Royaume-Uni s’est retrouvé isolé et a dû redéfinir ses alliances. Aujourd’hui, le prince William et Starmer incarnent une double approche : diplomatie institutionnelle et rapprochement personnel avec l’homme fort de Washington.

Londres, futur garant des intérêts européens à Washington ?

En cultivant une relation spéciale avec Donald Trump, le Royaume-Uni se positionne aussi comme le canal privilégié entre les États-Unis et l’Europe.

« Si les Européens se méfient de Trump, ils auront besoin d’un relais fiable à Washington », analyse Rebecca Grant, experte en sécurité nationale. « Et qui de mieux placé que le Royaume-Uni pour jouer ce rôle ? »

Cette posture de médiateur pourrait permettre à Londres de revenir au centre du jeu géopolitique. Face à une Union européenne affaiblie et divisée sur l’Ukraine, le Royaume-Uni pourrait se poser en défenseur des intérêts européens… mais sous l’ombrelle américaine.

C’était là tout l’enjeu de la rencontre entre Starmer et Trump : faire du Royaume-Uni le pilier du dialogue entre Washington et Bruxelles. Et avec un prince William en embuscade, le message est clair : la Grande-Bretagne est plus que jamais indispensable aux affaires du monde.

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