
Par Angélique Bouchard
18 novembre 2025, 11 h 47, Austin, Texas.
Greg Abbott signe une proclamation de six pages qui, en apparence, ne concerne que l’achat de terres. En réalité, elle fait voler en éclats 31 ans de non-dit américain.
Pour la première fois depuis la création du Council on American-Islamic Relations (CAIR) en 1994, une autorité exécutive des États-Unis (un gouverneur d’État, pas le président) désigne officiellement CAIR et les Frères musulmans comme « organisation terroriste étrangère » et « organisation criminelle transnationale ».
La mesure s’appuie sur la loi SB 147, votée en 2023 contre la Chine, et interdit immédiatement à ces deux entités tout achat foncier au Texas.
Moins de quarante-huit heures plus tard, CAIR dépose plainte au tribunal fédéral de l’Ouest texan. Cinq jours plus tard, une coalition musulmane et interconfessionnelle (dont Jewish Voice for Peace) tient une conférence de presse à Dallas pour dénoncer une « diffamation d’État ».
Mais derrière le vacarme juridique, un fait brut s’impose : le Texas vient de déclencher une guerre géopolitique que Washington n’a jamais osé mener.
Ce n’est pas une simple escarmouche politique locale, mais un coup stratégique dans une partie d’échecs géopolitique où se croisent les ambitions du Qatar, les inerties fédérales de Washington, et les tensions israélo-arabes qui irradient jusqu’aux campus américains.
Alors que CAIR traîne Abbott en justice pour violation du Premier Amendement, et que des leaders musulmans et interconfessionnels crient à la “diffamation dangereuse”, cette affaire révèle les fissures d’une Amérique divisée sur sa sécurité nationale – et expose l’influence tentaculaire de Doha au sein même du “Deep South”.
Cette guerre a un nom : l’influence qatarie sur le sol américain. Et elle a un précédent judiciaire que personne n’a réussi à enterrer : le procès Holy Land Foundation
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Le choc initial : Une proclamation qui brise un tabou de trente ans
Le 18 novembre 2025, Abbott, en pleine session législative texane, active une loi de 2023 (SB 147) initialement visée contre les “adversaires étrangers” comme la Chine. Au lieu de Pékin, c’est CAIR – la plus grande organisation de défense des droits musulmans aux États-Unis, avec 25 chapitres et un budget annuel de 3 millions de dollars – et les Frères musulmans qui sont visés.
La mesure est symbolique mais concrète : elle interdit à ces entités d’acheter des terres au Texas, sous peine de sanctions pénales renforcées, et ordonne au procureur général Ken Paxton d’ouvrir des enquêtes criminelles.
“Ces radicaux extrémistes ne sont pas les bienvenus dans notre État”, tonne Abbott sur X, invoquant des “preuves FBI” liant CAIR au Hamas.
La riposte est immédiate. Le 20 novembre, les chapitres CAIR de Dallas-Fort Worth et d’Austin déposent une plainte fédérale au tribunal de l’Ouest texan, accusant Abbott de “dépasser ses pouvoirs” et de violer les droits à la liberté d’expression et au dû process.
“C’est une attaque illégale contre les droits constitutionnels”, déclare Lena Masri, directrice du contentieux CAIR, qui vante trois victoires judiciaires passées contre le gouverneur pour ses “persécutions” anti-critiques d’Israël. Le 25 novembre, une coalition musulmane et interconfessionnelle – incluant Jewish Voice for Peace et la démocrate Terry Meza – tient une conférence de presse à Dallas, qualifiant la proclamation de “diffamatoire et destructrice pour la communauté musulmane”.
Marium Uddin, du Muslim Legal Defense Fund, y dénonce un “playbook usé pour attiser la peur des musulmans”. Sur X, le débat s’enflamme : des patriotes texans saluent un “coup contre l’islamisation” (comme @amuse, avec 814 likes), tandis que des progressistes comme la députée Delia Ramirez y voient une “attaque contre la dissidence arabe et musulmane”.
Mais au-delà du bruit médiatique, cette affaire n’est pas un caprice électoral – Abbott court pour sa réélection en 2026. C’est une réponse à une infiltration perçue depuis des décennies, ancrée dans un précédent judiciaire accablant : le procès Holy Land Foundation.
Le fantôme de Holy Land : Les racines judiciaires d’une menace persistante
Pour comprendre l’obsession d’Abbott, il faut remonter au procès de la Holy Land Foundation (HLF), le plus grand dossier de financement du terrorisme jamais jugé aux États-Unis.
Fondée en 1989 à Richardson (Texas) sous le nom d’Occupied Land Fund, la HLF – présentée comme une charité aidant les Palestiniens – est gelée par le Trésor américain en décembre 2001, juste après le 11 septembre, et désignée “Specially Designated Global Terrorist” (SDGT). L’accusation ? Avoir canalisé plus de 12 millions de dollars au Hamas entre 1989 et 2001, via des “zakat” (aumônes) détournées vers des comités affiliés au groupe jihadiste.
Le premier procès, en 2007 à Dallas, se solde par un non-lieu partiel. Mais le second, en 2008 sous le juge Jorge Solis, est un raz-de-marée : 108 verdicts de culpabilité pour les cinq dirigeants restants (deux autres avaient fui).
Shukri Abu Baker et Ghassan Elashi écopent de 65 ans de prison chacun ; les autres, de 15 à 20 ans. Les preuves ? Des enregistrements secrets du “sommet de Philadelphie” de 1993, où des figures de la HLF et de l’Islamic Association for Palestine (IAP, précurseur de CAIR) discutent de créer une entité “innocente” pour masquer le soutien au Hamas. Un mémo du “Palestine Committee” – branche américaine des Frères musulmans – liste explicitement CAIR comme l’une des quatre organisations formant ce front.
Ghassan Elashi, cofondateur de CAIR-Texas, est condamné pour son rôle central dans la HLF. Le FBI rompt tout contact “non obligatoire” avec CAIR en 2009, la qualifiant de “front du Hamas”. Les appels sont rejetés jusqu’à la Cour suprême en 2012. Des critiques persistent – Human Rights Watch parle de “preuves secrètes” et d’“hystérie islamophobe post-11/9” –, mais les faits judiciaires tiennent : l’argent de la HLF, même pour des orphelinats, renforçait l’infrastructure terroriste du Hamas. Aujourd’hui, ce dossier hante CAIR : lors de leur plainte, ils nient les liens, mais Abbott les ressuscite pour justifier sa mesure, arguant que “les faits ne mentent pas”.
Ce précédent n’est pas isolé. Il s’inscrit dans une cartographie plus large d’une influence islamiste aux États-Unis, où les Frères musulmans – non désignés terroristes par Washington, mais listés comme tels par les Émirats arabes unis depuis 2014 – opèrent via des proxies comme CAIR. Et au Texas, cette toile d’araignée est financée… par le Qatar.
Doha au cœur du Texas : Un soft power qui achète les âmes et les pipelines
Le Qatar, allié ambigu des États-Unis (base d’Al-Udeid pour les drones anti-ISIS, mais hôte du leadership politique du Hamas), n’est pas qu’un mécène distant.
Depuis les années 2000, Doha a injecté plus de 5 milliards de dollars dans l’enseignement supérieur américain, dont près de 1 milliard au Texas A&M University via son campus qatari (TAMUQ), ouvert en 2003. Ces fonds – non tous déclarés, comme révélé par un rapport ISGAP de 2023 – financent 500 projets de recherche, dont 58 à “double usage” militaire, incluant l’ingénierie nucléaire.
Texas A&M ferme son campus qatari d’ici 2028 sous pression républicaine, mais pas avant d’avoir omis de déclarer 100 millions supplémentaires via la Texas Engineering Experiment Station – une “faille” légale qui a échappé aux audits fédéraux.
Sur le plan énergétique, QatarEnergy (filiale étatique) a investi 4 milliards dans l’usine Golden Triangle Polymers à Orange (Texas) en 2019, et gère 18 millions de tonnes de GNL par an via Sabine Pass.
En mai 2025, un accord Trump-Qatar de 1,2 trillion de dollars inclut des flux texans, créant une dépendance mutuelle : le Texas exporte du GNL boosté par Doha, qui gagne un levier diplomatique.
Résultat ? Une réticence à critiquer les liens qataris avec les Frères (exilés à Doha) ou le Hamas (1,8 milliard de dollars depuis 2017).
Le volet le plus insidieux : les réseaux islamistes. Doha finance indirectement 400 mosquées et centres au Texas (50 nouvelles en 24 mois), souvent via des fondations masquant l’origine étatique. Des enquêtes de mars 2025 révèlent des flux occultes vers CAIR – budget “américain” de façade, mais dopé par des dons qataris/saoudiens/koweïtiens.
Projets comme EPIC City (près de Dallas, bloqué par Abbott en 2025) visent des “enclaves musulmanes” sous charia, financées en partie par Doha, écho à Dearborn (Michigan). Sur X, @LauraLoomer lie cela à un “Qatar-first” trumpien, amplifié par des bots pakistanais. QatarPAC, un PAC pro-qatari, inonde les campagnes texanes pour contrer Abbott.
Géopolitiquement, c’est du génie qatari : 72 millions de lobbying US depuis 2015 pour contrer l’axe saoudo-émirati pro-israélien. Al Jazeera (qatari) héberge le narratif pro-Hamas ; les fonds universitaires biaisent les études moyen-orientales vers l’anti-israélisme. Mais Donald Trump, promettant une désignation FTO des Frères, force Doha à pivoter : 500 milliards investis aux USA sur 10 ans, dont des jets pour Air Force One.
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Washington dans l’impasse : États vs Fédéral, un test pour l’Amérique post-Trump
Cette affaire expose les failles fédérales. Seule la Maison Blanche peut désigner des FTO, et les Frères musulmans y échappent depuis 2017 (recommandation non suivie sous Trump I). Abbott compense : les États rouges (Floride, Tennessee) préparent des lois similaires, comme sur l’immigration. CAIR argue que le Texas “outrepasse l’autorité fédérale”, mais Abbott rétorque sur X : “Les procès ouvriront leurs comptes bancaires”. Le DOJ confirme les liens CAIR-HLF, mais l’inaction fédérale laisse les États combler le vide.
Politiquement, c’est du pain bénit pour les républicains : Abbott capitalise sur l’islamophobie post-7 octobre (hausse des actes anti-musulmans de 200 %), aligné sur Trump qui, le 25 novembre, signe un EO initiant la désignation fédérale des branches Frères. À gauche, c’est l’hystérie : la Texas Democratic Party dénonce un “racisme dangereux”. Interconfessionnel, Jewish Voice for Peace (anti-sioniste) rallie CAIR, fracturant la solidarité juive-américaine.
Vers une reconfiguration des alliances : Le Texas comme laboratoire anti-Qatar ?
Pronostic : CAIR obtiendra une injonction préliminaire – les juges fédéraux abhorrent les unilatéralismes étatiques –, mais le précédent est posé.
Abbott ne pliera pas ; Trump durcira.
Doha, tiraillé entre énergie (pro-Texas) et idéologie (pro-Frères), pivote vers l’Europe. Pour le Texas, c’est un réveil : pro-GNL qatari pour l’économie, mais anti-infiltration pour la souveraineté.
America First ou Qatar First ? La réponse se joue à Austin, mais résonne jusqu’à Doha et Gaza.
Dans cette arène, Abbott n’est pas qu’un cow-boy texan : il est le pionnier d’une Amérique qui refuse de céder son sol – littéralement – à des puissances étrangères. La suite judiciaire dira si la Constitution plie, mais le message géopolitique est clair : le Sud Profond contre-attaque.
En 2026-2028 : trois futurs possibles se dessinent déjà.
Dans les mois et les années qui viennent, l’histoire ne se jouera plus seulement devant les juges fédéraux du Texas, mais dans les législatures d’État, les couloirs du Congrès et les salons de Doha. Trois trajectoires se détachent avec une netteté presque cinématographique.
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La première, et de loin la plus probable aujourd’hui, est celle de la contagion rouge.
Avant l’été 2026, on verra Floride, Tennessee, Oklahoma, Arkansas, Louisiane et probablement l’Alabama voter des lois calquées sur la proclamation Abbott.
Chaque texte sera un peu différent, mais le message identique : aucun centimètre carré de terre américaine ne doit passer sous le contrôle, direct ou indirect, d’entités liées aux Frères musulmans ou à leurs bailleurs de fonds.
En 2027, ces États déposeront au Congrès une proposition de « Red State Anti-Foreign Influence Act » qui forcera la main du gouvernement fédéral. Le Qatar se retrouvera face à un dilemme existentiel : soit couper définitivement les vivres aux réseaux islamistes qu’il a nourris pendant trente ans, soit regarder ses méga-investissements texans – Golden Triangle, Sabine Pass, les pipelines, les campus – devenir radioactifs aux yeux des investisseurs et des assureurs. Doha choisira probablement la première option, mais trop tard : le précédent sera posé, et l’influence qatarie aux États-Unis aura pris un coup dont elle ne se relèvera jamais complètement.
La deuxième trajectoire est celle du grand marchandage washingtonien.
Donald Trump, sensible aux arguments des majors du GNL et aux 1,2 trillion de dollars d’investissements qataris promis sur dix ans, décidera de reprendre la main. Un « deal » sera négocié dans l’ombre : Doha accepte de geler tout financement indirect à CAIR et aux Frères musulmans sur le sol américain, en échange d’une désignation FTO fédérale limitée à la branche armée du Hamas et non à l’organisation-mère. Abbott sera présenté comme un extrémiste isolé, sa proclamation sera partiellement invalidée par la Cour suprême, mais le gouverneur texan sortira de l’affaire auréolé d’un statut de héros populiste, prêt à briguer la primaire présidentielle de 2028 sur le thème « America First, même contre nos alliés ». Le Qatar sauvera la face et ses contrats gaziers, mais aura perdu la partie idéologique.
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Le troisième scénario, le plus explosif bien qu’encore minoritaire dans les probabilités, est celui de la rupture totale.
En 2026, une fuite massive – un « Qatar Papers 2.0 » – révélera des virements directs et post-7 octobre 2023 entre des fondations qataries et des comptes liés à CAIR-Texas. Le choc sera tel que même les républicains modérés se rallieront à une loi fédérale d’urgence, le « Foreign Adversary Land Ownership Ban », qui inclura explicitement le Qatar dans la liste des États hostiles pour les achats fonciers. Doha ripostera en réduisant brutalement ses achats de GNL texan, faisant bondir les prix du gaz en Europe et provoquant une mini-crise énergétique transatlantique. Riyad et Abu Dhabi applaudiront en silence, voire en public. Ce sera la fin officielle de l’idylle qataro-américaine née après 1991. Et le début d’un nouvel alignement sunnite anti-Frères, avec Washington contraint de choisir son camp.
Quel que soit le chemin emprunté, une certitude s’impose déjà : le 18 novembre 2025 a marqué la fin de l’ambiguïté.
L’influence qatarie aux États-Unis ne sera plus jamais considérée comme un simple partenariat énergétique.
Elle sera désormais perçue, à juste titre, comme ce qu’elle a toujours été : une stratégie géopolitique patiente, coûteuse et, jusqu’à présent, couronnée de succès.
Le Texas vient de lui porter le premier coup fatal.
Les suivants ne tarderont pas.
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Le 18 novembre 2025 n’était pas un simple mercredi texan
Ce jour-là, à 11 h 47 précises, Greg Abbott a fait quelque chose que ni George W. Bush après le 11-Septembre, ni Barack Obama, ni Donald Trump lors de son premier mandat n’avaient osé faire : traiter officiellement une organisation islamiste américaine non comme une association de défense des droits civiques, mais comme un prolongement d’une puissance étrangère hostile.
Il n’a pas déclaré la guerre à l’islam. Il a déclaré la guerre à Doha. Et il l’a fait avec les moyens d’un État fédéré, là où le gouvernement fédéral, depuis trente et un ans, s’était contenté de regarder ailleurs.
En quelques jours, la mécanique est devenue limpide. Le Texas a montré qu’un gouverneur peut, quand Washington tergiverse, reprendre la souveraineté nationale là où elle commence vraiment : sur la terre. Pas sur des discours, pas sur des listes FTO qui dorment dans les tiroirs du Département d’État, mais sur des titres de propriété, des contrats notariés, des acres de ranch et des projets immobiliers autour des mosquées. C’est une forme de réalisme brut, presque clausewitzien : la politique étrangère recommence là où l’on pose la clôture.
Ce qui se joue désormais dépasse largement Austin.
Dans les prochains mois, on verra six, peut-être huit États républicains adopter des lois similaires. On verra des investisseurs qataris hésiter avant de signer le moindre chèque pour un centre islamique au fin fond de l’Oklahoma. On verra des universités américaines, une à une, fermer leurs campus satellites à Education City. Et surtout, on verra le Congrès, tôt ou tard, forcé de choisir : soit légiférer enfin au niveau fédéral, soit accepter que la politique étrangère des États-Unis sur l’islamisme soit désormais dictée, morceau par morceau, par des capitales d’État.
Pour le Qatar, l’âge d’or est terminé. L’émirat avait bâti le plus sophistiqué des réseaux d’influence jamais vu sur le sol américain : pipelines, campus, mosquées, think tanks, PAC, Al Jazeera America en son temps, valises de cash à Gaza, et une armée de consultants à K Street. Tout cela reposait sur une seule hypothèse : que jamais un responsable américain n’oserait franchir la ligne rouge de la désignation directe. Abbott vient de la franchir. Et une fois la ligne franchie, elle ne se refera pas.
Dans deux ou trois ans, quand les historiens regarderont en arrière, ils ne retiendront peut-être pas le nom du juge qui rendra la décision sur la plainte de CAIR. Ils retiendront la date du 18 novembre 2025 comme le moment où un État américain a rappelé au monde une vérité simple et brutale : la souveraineté commence par la terre qu’on refuse de vendre.
Le reste, les grandes déclarations, les listes terroristes fédérales, les sommets à Camp David, viendra après. Ou pas.
Mais ce jour-là, dans le bureau ovale du capitole texan, un gouverneur en fauteuil roulant a montré que, parfois, il suffit d’un seul homme et de six pages de papier pour faire basculer trente et un ans d’histoire.
Le Texas n’a pas gagné la guerre. Il vient simplement de la déclarer.
Et cette fois, Doha a compris qu’elle ne se jouera plus dans les salons feutrés de Washington, mais sur le bitume brûlant des ranchs de l’Ouest texan, là où l’on ne cède jamais un pouce de terrain.
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Diplômée de la Business School de La Rochelle (Excelia – Bachelor Communication et Stratégies Digitales) et du CELSA – Sorbonne Université, Angélique Bouchard, 25 ans, est titulaire d’un Master 2 de recherche, spécialisation « Géopolitique des médias ». Elle est journaliste indépendante et travaille pour de nombreux médias. Elle est en charge des grands entretiens pour Le Dialogue.

