ANALYSE – La doctrine diplomatique impulsée par Mohammed VI en Afrique porte ses fruits

Mohamed 6
Réalisation Le Lab Le Diplo

Depuis octobre 2024, la diplomatie marocaine a multiplié les avancées stratégiques, illustrant l’efficacité de la doctrine diplomatique impulsée par Mohammed VI. Le recentrage des relations avec la France, le soutien réaffirmé des États-Unis et l’alignement de plusieurs pays africains, comme le Ghana et le Malawi, sur la question du Sahara occidental, renforcent le Maroc en tant qu’acteur incontournable sur la scène continentale. Cette dynamique offre une opportunité à Paris, confrontée à une érosion de son influence en Afrique francophone, analyse Pierre d’Herbès dans la revue Conflits.

Un renforcement du positionnement diplomatique marocain

La rencontre, en janvier 2025, entre le secrétaire d’État américain Marco Rubio et le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, confirme la consolidation du partenariat américano-marocain et le renouvellement du soutien des États-Unis à la marocanité du Sahara. Parallèlement, la reconnaissance officielle par la France de la souveraineté du Maroc sur le Sahara en octobre 2024 marque un tournant décisif, stimulant l’expansion de l’influence marocaine en Afrique.

Ce positionnement trouve également un écho en Afrique subsaharienne. Le Ghana a suspendu ses relations avec la République arabe sahraouie démocratique (RASD), tandis que le Malawi a réaffirmé son soutien au Maroc. Ces succès diplomatiques traduisent une stratégie longuement préparée par Rabat, qui couple reconnaissance diplomatique et ancrage économique dans la région.

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Une stratégie africaine fondée sur l’intégration économique et logistique

Si la question du Sahara constitue un axe central de la diplomatie marocaine, elle s’inscrit dans une approche plus vaste de projection géostratégique vers l’Afrique subsaharienne. L’objectif du Maroc est de devenir un hub commercial et industriel entre l’Europe, l’Afrique et l’Amérique du Sud. Cette ambition repose sur une redynamisation des liens culturels, religieux et économiques avec l’Afrique de l’Ouest au cours des 25 dernières années, accompagnée d’une expansion significative des entreprises marocaines dans les secteurs bancaires, des énergies vertes et des infrastructures.

Un pilier fondamental de cette stratégie réside dans le développement des infrastructures logistiques nationales et internationales. Parmi les projets structurants figurent l’autoroute Tiznit-Dakhla, le TGV Kénitra-Marrakech, le plan ferroviaire Maroc 2040 et le port de Dakhla Atlantique, qui vise à capter les flux commerciaux entre l’Amérique du Sud, l’Europe et l’Afrique de l’Ouest. Toutefois, la concurrence avec les infrastructures portuaires en cours de développement en Mauritanie et au Sénégal impose au Maroc de renforcer sa présence logistique intra-africaine et de développer des corridors terrestres reliant ses territoires aux marchés enclavés du Sahel.

Néanmoins, ces ambitions se heurtent aux enjeux sécuritaires au Sahel, qui conditionnent la viabilité des projets transsahariens et, plus largement, la fluidité des échanges économiques continentaux. Dans ce contexte, la stabilisation régionale apparaît comme une condition indispensable à la consolidation de la présence économique marocaine en Afrique.

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Un partenariat stratégique avec la France

Face à la remise en question de son influence en Afrique francophone, la France voit dans son rapprochement avec le Maroc une opportunité stratégique. Paris, qui peine à maintenir son ancrage dans son “pré-carré” traditionnel, cherche à densifier ses relations avec l’Afrique anglophone et néerlandophone. Dans cette optique, le Maroc constitue un partenaire-clé pour rétablir sa présence en Afrique de l’Ouest.

Emmanuel Macron a explicitement soutenu cette orientation le 6 janvier 2025, lors d’une allocution devant les ambassadeurs français. De nombreux acteurs économiques français considèrent ce rapprochement comme une opportunité majeure, en raison du rôle d’intermédiaire joué par les banques et entreprises marocaines dans la région.

En contrepartie, la France apporte un soutien financier et technologique essentiel, notamment dans les secteurs du BTP, du ferroviaire et de l’aéronautique. Cet appui renforce la capacité du Maroc à asseoir son influence en Afrique, face à la compétition de puissances concurrentes comme l’Algérie, la Turquie et l’Iran.

Pour conclure, la diplomatie marocaine, sous l’impulsion de Mohammed VI, se déploie avec une efficacité accrue en Afrique, conjuguant reconnaissance diplomatique, expansion économique et développement…

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