
Alexandre Jardin est écrivain, auteur de romans à succès comme Le Zèbre, Fanfan ou L’île des gauchers. Il s’est affirmé comme une voix citoyenne engagée, notamment à travers le lancement du mouvement des #Gueux qui défend les classes populaires face aux décisions technocratiques. Il s’est d’abord illustré par une large mobilisation contre les ZFE (Zones à Faibles Émissions), qu’il considère comme des dispositifs d’exclusion sociale dissimulés sous un vernis écologique. Il s’attaque désormais à la loi PPE3 (Programmation Pluriannuelle de l’Énergie), qui va faire prochainement exploser la facture d’électricité des Français pour financer massivement les énergies renouvelables, alors que, selon lui, la France bénéficie déjà d’un mix énergétique largement décarboné grâce au nucléaire.
Propos recueillis par Philippe Pulice
Le Diplomate : Quelle est la genèse de votre engagement contre les ZFE ? Qu’est-ce qui vous a choqué ou révolté dans leur principe, au point de vous engager personnellement ? Quel a été le déclencheur ?
Alexandre Jardin : Tout commence dans une boulangerie de village, dans l’Aude, le 31 décembre 2024. Un papa furibond me dit qu’il ne peut pas aller récupérer ses enfants qui sont avec leur mère dans une zone ZFE. Il est coincé. Il n’a pas les moyens de changer de voiture. Il doit les récupérer le vendredi soir, mais il ne peut pas passer. Il est traité comme un délinquant. Il doit franchir une zone devenue interdite. Et là, moi, j’ai cette image qui me vient : il doit passer une ligne de démarcation. Comme dans les années 40.
Et je découvre que les ZFE ne concernent pas seulement les centres-villes, mais aussi les rocades et les autoroutes. Les gens sont littéralement assignés à résidence. J’apprends que 12 à 13 millions de véhicules sont interdits d’accès aux grandes villes, ce qui représente, en réalité, une exclusion de 22 à 26 millions de citoyens. J’apprends aussi que 2,2 millions d’automobiles sont littéralement coincées dans les parkings des villes fermées aux pauvres — les fameuses ZFE.
Bienvenue en absurdie. Au royaume technocratique de France.
Effaré, j’écris alors un tweet de manière provocatrice :
« À partir de demain, 2,2 millions de gueux ne pourront plus utiliser leur véhicule là où ils vivent. Pas si grave, c’est des gueux. Le système ZFE est remarquable : vous ne savez jamais exactement si vous êtes dans la légalité. Le citoyen devient suspect. »
Le lendemain, je constate que mon tweet a été vu par 540 000 personnes. Et là, je tombe de ma chaîne.
Un tiers de la nation est en train de se faire virer. Les gens des grandes villes ne le savent même pas. Mais les “virés”, eux, le savent. Je suis choqué par le silence sur l’exclusion de mon peuple. Une partie de mon peuple. Et surtout parce que cela remet en question le pacte républicain : la liberté, l’égalité… Cela crée de la discrimination, de la ségrégation territoriale, une partition du territoire. Et la fraternité aussi vole en éclats.
Je ne peux pas accepter que ce pays soit gouverné par des « sales types » qui envisagent d’exclure des gens, tout simplement parce qu’ils n’ont pas les moyens de changer de voiture.
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Le Diplomate : Vous évoquez, non sans colère, les « pass-gueux ». Y avez-vous vu une forme de dérive comparable à celle du pass sanitaire, dans la manière dont on trie les citoyens ?
Alexandre Jardin : En réalité, ce sont les gens qui ont commencé à parler de « pass-gueux ». Je ne l’ai pas inventé. Un jour, je me suis rendu compte que le mot gueux était devenu un hashtag. Franchement, je n’aurais pas misé un euro sur l’utilisation d’un mot pareil pour un mouvement. Et pourtant. C’est venu du terrain. Les gens se sont reconnus dans ce mot de mépris. Avec humour. Avec autodérision.
Et cette autodérision est devenue une force. Derrière, quand certaines communes ont voulu se donner une petite allure humaniste en créant des dérogations aux ZFE, les gens ont commencé à parler de « pass-gueux ». Ce que les mairies n’ont pas vu — et que le gouvernement n’a pas vu non plus — c’est que ces dérogations étaient perçues comme des humiliations.
Car qu’est-ce qu’on dit, au fond, aux classes populaires françaises ? On leur dit : nous, les bourgeois, on va continuer à vivre normalement. Et vous, vous allez devoir vivre sous dérogation administrative. Parce que vous êtes des manants. Pour aller voir un médecin spécialiste en centre-ville, ou accéder à l’hôpital du coin, vous devrez désormais présenter une autorisation. Comme à la grande époque du Covid. Sauf que cette fois, ce n’est pas une crise passagère. C’est permanent.
C’est une usine à gaz. Et il suffira demain de changer un arrêté ou une consigne pour qu’un fonctionnaire décide de ne pas mettre le coup de tampon. Tout cela me paraît appartenir à l’ignominie, à l’indécence.
Et le comble, dans tout ça, c’est que ces mesures n’ont même aucun impact écologique. On nous les vend pour « purifier l’air des riches en virant les pauvres », mais même ça, c’est faux. Car le vrai problème dans les zones urbaines, ce sont les particules fines. Or, celles d’origine automobile ne représentent que 15 % des émissions. Et sur ces 15 %, 10 % viennent du freinage, et seulement 5 % des moteurs.
Autrement dit : pour tenter de réduire un peu ces 5 %, on est en train de mettre en place un système de ségrégation sociale. Pour presque rien. Alors qu’il existe de vraies sources de pollution à traiter, comme le freinage des métros dans les grandes agglomérations. D’ailleurs, l’endroit le plus pollué à Paris, c’est le métro.
Le Diplomate : Vous dites que l’écologie est devenue un sport de riches. Qu’on a accepté trop vite des exigences maximalistes, pensées pour une société idéale… qui, dans la réalité, n’existe pas. Selon vous, est-ce que cela a creusé une fracture profonde dans le pays ?
Alexandre Jardin : Ce que je critique, ce n’est pas l’écologie en soi, mais l’écologie politique, qui n’a rien à voir avec l’écologie de terrain. Dans mon village, j’ai pris un café avec un copain écolo qui travaille sur un projet d’agriculture maritime, en exploitant les différentiels de température. C’est extrêmement intelligent. C’est ça, l’écologie : une écologie de production, concrète, qui rassemble. Et là-dessus, tout le monde est d’accord. Qui n’a pas envie de manger des carottes qui ont du goût, sans pesticides ?
Mais à côté de ça, on a une écologie politique complètement déconnectée. Elle recycle tous les fantasmes staliniens : hyper-contrôle de la société, bureaucratie délirante, volonté de détruire le capitalisme… On est dans des logiques de contrôle total, pas dans des logiques de transition réaliste.
Cette écologie-là rêve d’un pays qui n’existe pas. Un pays où tout le monde aurait les moyens de faire des travaux de rénovation énergétique, de payer des produits bio hors de prix, d’acheter des voitures électriques. Mais ça ne correspond à rien. Aujourd’hui, 42 % de la population est à découvert à partir du 15 du mois. Et si l’on ajoute ceux qui terminent le mois à zéro, on dépasse 50 % des Français.
Et à ces gens-là, on vient leur dire : faites un petit chèque pour une voiture électrique. C’est délirant.
Bien sûr qu’on préfère vivre sans pourrir la planète. Bien sûr qu’on veut manger mieux. Mais il faut faire des choix optimaux, pas des choix maximalistes que seule une toute petite minorité peut se permettre.
Le Diplomate : On a le sentiment que l’on glisse vers une société d’hypercontrôle, toujours au nom de bonnes intentions. On joue sans cesse sur les peurs. Mais est-ce qu’au nom de la morale et du bien commun, une partie des élites ne serait pas tentée par une forme de dérive autoritaire ?
Alexandre Jardin : On découvre aujourd’hui que la peur est devenue un levier pour la gouvernance du pays. Elle sert à mettre en place des dispositifs qui ne passent même plus par le Parlement. Je l’ai constaté très concrètement dans le combat que nous menons avec les gueux contre la PPE3 — la loi de programmation énergétique pour les dix prochaines années, qui engage 300 milliards d’euros, soit cinq fois le budget de l’Éducation nationale.
Le gouvernement a d’abord tenté de faire passer ce plan par décrets, sans débat. Il a fallu une levée de boucliers parlementaire pour obtenir des discussions. Et dès que les parlementaires ont voté un moratoire, on a assisté à un déchaînement de pressions organisées par les lobbys, au service de puissants intérêts financiers, pour remettre tout le monde à « l’ordre ».
Aujourd’hui, les ministres ne s’en cachent même plus : l’objectif est de repasser par décret avant la fin du mois d’août. Sauf que cette fois, manque de chance pour eux, les gueux sont entrés dans la danse. Le mouvement se structure. Nous rassemblons de plus en plus de professions qui prennent conscience qu’il est tout simplement impossible de supporter une facture d’électricité qui risque de doubler.
Si vous doublez la facture d’électricité des artisans, ou même des Français en général, il n’y a plus d’économie. Tout le monde ferme. Toutes les boulangeries fermeront — et ça, c’est certain. Puis ce sera en cascade, si les professions tombent les unes après les autres, on se dirige alors vers une quasi-destruction de l’économie réelle.
Et tout ça, pourquoi ? Pour financer un plan absurde, alors que notre production électrique est déjà largement décarbonée grâce au parc nucléaire et à l’éolien installé. Ce plan est parfaitement inutile. Mais quelqu’un devra bien payer ces 300 milliards. Et comme l’État, vu son déficit, ne peut pas les assumer, ce sera forcément une taxe. Et donc, une hausse directe sur votre facture d’électricité.
Nous avons affaire à des « illuminés ».
C’est pourquoi la mobilisation autour des gueux prend aujourd’hui une importance cruciale. Et je peux vous dire qu’un grand coup de sommation est en préparation. Mais je ne peux pas encore vous en dévoiler la date : c’est en cours de discussion.
Le Diplomate : Quelle est, selon vous, la marge de manœuvre réelle de la France dans le système européen, où lois, normes et directives sont imposées par des bureaucrates… qui ne sont même pas élus ? Les mesures dont nous parlons émanent du Green Deal européen. N’est-il pas devenu urgent de repenser — ou de réformer en profondeur — le modèle européen ?
Alexandre Jardin : Il faut marquer la résistance côté français. Les mobilisations que nous sommes en train de structurer vont créer une situation politique puissante de refus national. Et nous savons que, mécaniquement, la population sera de notre côté. Parce que si le peuple français comprend qu’il va devoir payer le double pour sa facture d’électricité, il dira non.
Pour l’instant, on lui a vendu des éoliennes. On lui a vendu un discours vert. Mais on a oublié de lui dire qu’il allait payer. Ce que nous allons imposer dans le débat national — et c’est déjà solidement engagé —, c’est la question de la facture : « Ça vous coûte combien ? »
Et dès que les Français vont comprendre que ça va leur coûter très cher, le nombre de ceux favorables à cette politique va fondre comme neige au soleil. L’État se retrouvera alors face à un choix : soit se soumettre à des diktats européens, soit écouter son peuple. Et sauf erreur, on est encore en démocratie. Mon pari politique, c’est qu’à l’instant où les députés comprendront qu’il leur sera difficile de faire passer cette hausse du coût de l’électricité, ils reviendront dans le sens du peuple.
Cet affrontement avec l’Europe, moi, il m’intéresse. Parce que je suis convaincu que les gueux vont faire gagner le peuple, cause après cause. Les ZFE posent un problème européen. La PPE3 aussi. Mais si le peuple reprend la main en France, cela modifiera profondément l’équilibre des forces.
Et pour que ce petit jeu — qui dérègle entièrement notre pays — s’arrête un jour, il faudra mettre sur la table la question du référendum d’initiative populaire. Sérieusement.
Le Diplomate : Selon vous, il faut engager un vrai processus de changement, en remettant le citoyen au centre. Très concrètement, comment cela peut-il se traduire ? Par quoi commencer ?
Alexandre Jardin : Cela dépendra de la puissance du mouvement des gueux. Si, à force de faire gagner le peuple, il devient populaire, alors son poids politique deviendra considérable. Aucun parti ne pourra continuer à ignorer la population.
Au fond, les gueux, c’est une manière de rendre visible la France invisible. De la faire peser.
Je ne sais pas encore par quel chemin nous passerons en 2027. Mais une chose est certaine : notre objectif politique profond, c’est de doter la France d’un système de démocratie directe. Est-ce que les partis nous suivront ? Est-ce que nous devrons entrer nous-mêmes dans le champ politique ? On verra. Notre but, ce n’est pas de « dormir à l’Élysée », mais de reconnecter un système. C’est beaucoup plus ambitieux.
Aujourd’hui, le modèle démocratique est uniquement représentatif. On élit quelqu’un en 2027, et puis le peuple est écarté pour cinq ans. La seule manière de casser la bureaucratie, c’est la démocratie directe. Dès l’instant où l’on redonnera au citoyen la possibilité de participer aux décisions — pas une fois tous les cinq ans, mais pendant ces cinq années — alors la question européenne se posera autrement.
Il ne s’agit pas de dire qu’on va évacuer l’Europe. Non. Nos voisins existent. Il faut simplement trouver des chemins pour vivre ensemble, dans le respect des nations. Aujourd’hui, l’édifice européen échappe largement au contrôle démocratique. On va réintroduire une solide dose de démocratie. Parce que, si les Français prennent des décisions référendaires, les représentants de la France à Bruxelles ne seront plus du tout les mêmes.
Jusqu’ici, on a toujours cru qu’il fallait voter pour quelqu’un de miraculeux qui allait tout régler. Ce temps-là est terminé.
Désormais, nous allons devoir porter, les uns et les autres, des textes fondateurs, refondateurs, pour bâtir une Europe qui redevienne la nôtre. Une Europe réappropriée, sur des bases démocratiques. Ce que nous sommes en train de faire, c’est sismique. Ça a commencé avec les ZFE. Puis les factures d’électricité. Et, cause après cause, nous allons faire gagner le peuple pendant deux ans. Jusqu’à ce qu’il s’invite lui-même dans la campagne.
Le Diplomate : Dès qu’on parle de remettre le peuple au centre et que l’on critique les élites, on est aussitôt taxé de populisme. Comment réagissez-vous à cette étiquette ? Vous dérange-t-elle, ou ne veut-elle plus dire grand-chose aujourd’hui ?
Alexandre Jardin : C’est normal qu’un système contesté réagisse par l’injure. C’est le degré zéro du débat démocratique. Ceux qui ne sont pas de culture démocratique ne répondent jamais sur le fond : ils disqualifient, ils étiquettent, ils refusent le débat. Donc oui, être traité de populiste, c’est devenu inévitable — et franchement, je m’en fiche. C’est même un symptôme : celui d’un système aux abois.
Souvenons-nous : la presse de Vichy traitait la France libre de tous les noms. Il faut en rigoler.
Et puis les gens ne sont pas dupes. Ils nous écoutent parce qu’on prend soin d’eux. Moi, je le vois tous les jours. Dans la rue, je ne peux pas faire 100 mètres sans qu’on vienne me dire merci. Certains étaient dans une merde noire, vraiment. Dans le TGV, quand je vais au bar, ça se transforme en mini-meeting des gueux ! (rires)
Manque de bol pour ceux qui m’attaquent : ils sont tombés sur quelqu’un qui se fout totalement d’être injurié. À 21 ans, j’étais déjà une star de la littérature, et je me faisais étriller par tout le milieu littéraire. Alors disons que ça vous forge une carapace…
Le Diplomate : Depuis le lancement du mouvement des gueux, est-ce que des partis politiques ont tenté de vous récupérer ?
Alexandre Jardin : Oui, tous ou presque ont essayé de nous récupérer ! (rires) Mais le mouvement des gueux représente le citoyen, pas une chapelle. On ne peut pas s’enfermer dans un parti. En revanche, on accepte tous les soutiens sur les causes que nous portons — et on en a, y compris là où on ne les attend pas.
Prenez les ZFE : elles ont provoqué de vraies tensions internes au Parti socialiste, et même à LFI. Au départ, LFI craignait de se brouiller avec les Verts. Mais localement, comme à Rouen, des militants LFI ont manifesté contre. Résultat : c’est la base qui a fini par faire plier le sommet, et le groupe a voté l’abolition des ZFE.
C’est la preuve qu’en parlant aux citoyens, on peut influencer les partis de l’intérieur. Même chez Renaissance, qui affiche son hostilité envers les gueux, 62 % de leurs électeurs étaient d’accord avec nous sur les ZFE. Et un député finit toujours par écouter son électeur.
On est en train de renverser une logique : celle d’un pouvoir vertical, où les décisions descendent des élites vers le peuple.
Or, le mépris social fonctionne tant que les “méprisés” l’acceptent. Mais dès qu’ils comprennent qu’ils peuvent gagner, tout change. Et ce changement passe par des histoires concrètes, visibles, qui prouvent que le rapport de force peut leur être favorable.
Évidemment, ça déplaît aux milieux qui sont « hors-sol ». Les lobbys aussi s’inquiètent. À Bruxelles, ils prospèrent. L’écologie politique est leur rêve : elle crée des normes, et derrière chaque norme, il y a un marché. Mais ce système est en train de vaciller. Cette fois, le peuple va l’emporter.
Le Diplomate : Vous portez aujourd’hui des combats qui parlent à des millions de Français. Est-ce qu’à un moment donné, vous pourriez envisager de vous engager plus directement en politique ?
Alexandre Jardin : Ce n’est pas mon souhait personnel. J’adore ma vie, je suis amoureux, j’ai des projets de films… Ce n’est pas ce que je cherche, je le répète. Mais je n’exclus rien si cela permet de reconnecter le pays.
Le mouvement des gueux n’a pas pour finalité la prise du pouvoir, mais la reconnexion du pays avec lui-même. Ça peut passer par la voie électorale, par la pression sur les partis, ou par d’autres chemins.
Je ne m’endors pas en me rêvant à l’Élysée. Ce qui m’importe, c’est qu’en 2027, le peuple ne soit pas mis à la porte dès le lendemain de l’élection. J’ai une vraie finalité politique : remettre le citoyen au centre. Le reste, on verra selon les circonstances.
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