TRIBUNE – La guerre que l’Ukraine est en train de perdre — et que l’Europe refuse d’admettre

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Champ de bataille ukrainien au crépuscule, drapeau souillé planté dans la boue, caisses d’aide européenne éparpillées, silhouette d’un soldat s’éloignant — symbole poignant de l’effondrement stratégique et du désengagement occidental.
Réalisation Le Lab Le Diplo

Par Giuseppe Gagliano, Président du Centro Studi Strategici Carlo De Cristoforis (Côme, Italie) 

Il y a quelques semaines, l’Ukraine a pris une décision radicale : le président Zelensky a signé un décret retirant son pays de la Convention d’Ottawa, autorisant ainsi l’usage, la production et le stockage de mines antipersonnel. Une mesure désespérée pour une situation désespérée.

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Les forces russes ont pris le contrôle de la mine de lithium de Shevchenko, la plus grande d’Ukraine, et percent actuellement trois lignes de front majeures. Pendant ce temps, à Kiev, les rumeurs s’accumulent : le ministre de la Défense Umerov, le général Syrsky et même le chef d’état-major Gnatov seraient sur le point d’être remplacés. L’effondrement militaire se double d’un séisme politique.

Autour de Sumy et de Pokrovsk, des dizaines de milliers de soldats russes se massent. Les bombardements redoublent d’intensité, frappant les centres industriels et les villes. L’Ukraine perd du terrain, perd le contrôle de son espace aérien, perd l’initiative. Et pourtant, l’Europe continue de répéter : « nous sommes en train de gagner ».

En coulisses, les diplomates ukrainiens plaident discrètement pour un cessez-le-feu. Ce n’est pas la Pravda qui le dit, mais le Financial Times. Mais reconnaître cela reviendrait à détruire le mythe sur lequel l’Europe a bâti son honneur stratégique : celui d’une Russie vaincue sur le champ de bataille.

On s’accroche donc à des fables : 1 300 soldats russes tués chaque jour, l’effondrement du Kremlin imminent, un changement de commandement salvateur. Pourtant, les faits parlent d’eux-mêmes. Moscou a restitué plus de 6 000 corps de soldats ukrainiens tombés au combat ; Kiev seulement 57. Et Poutine affirme froidement en détenir encore 3 000.

L’Europe n’armant plus l’Ukraine pour la défendre, mais pour justifier sa propre remilitarisation. 48 % des importations européennes de défense proviennent désormais des États-Unis. Un prétexte pour justifier les 800 milliards d’euros de réarmement, dont bénéficieront surtout les usines allemandes et les industriels américains.

Soyons honnêtes : l’Ukraine se vide de son sang, pendant que l’Occident rentabilise une guerre qu’il ne peut se permettre d’arrêter. Mais la vérité est devenue taboue. Ce ne sont pas les mines, ni les morts qu’il faut taire. C’est la réalité.

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