ANALYSE – Choc au-dessus du Cachemire : quand l’Inde frappe, le Pakistan riposte, et les Rafale tombent

Par Giuseppe Gagliano, Président du Centro Studi Strategici Carlo De Cristoforis (Côme, Italie)
Le 7 mai 2025 marque un nouveau tournant dans l’interminable cycle de représailles indo-pakistanais. Dans un climat déjà chargé par des décennies de tensions, l’attaque meurtrière perpétrée le 22 avril par un commando armé contre des civils indiens à Phalgam (26 morts) a enclenché une réaction militaire massive de New Delhi. L’opération, baptisée Sindoor en hommage aux veuves de Phalgam, visait des « camps terroristes » au Pakistan. Mais derrière la rhétorique sécuritaire, ce sont les équilibres militaires, les capacités aériennes et la crédibilité technologique de l’Inde qui vacillent.
Frappe éclair et spirale d’accusations
Dans les premières heures du 7 mai, les forces armées indiennes ont lancé une série de frappes aériennes et de missiles contre des sites désignés comme bases de groupes djihadistes, notamment Jaish-e-Mohammed (JeM), Lashkar-e-Taiba (LeT) et Hizbul Mujahideen. Les cibles : neuf localisations sur le territoire pakistanais, principalement dans les régions du Cachemire et du Pendjab. En moins de 30 minutes, entre 1h05 et 1h30, l’opération était achevée.
Les pertes sont lourdes : au moins 45 morts, selon les autorités pakistanaises, dont 31 civils et plusieurs enfants. L’Inde, de son côté, évoque 15 morts dus à la riposte pakistanaise sur la Ligne de Contrôle. Islamabad dénonce des frappes « lâches » contre une mosquée de Subhanullah, ayant tué 13 civils, dont deux fillettes. L’Inde nie avoir ciblé des infrastructures militaires ou religieuses.
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Le ciel du Cachemire : Tombeau des Rafale ?
Au-delà des chiffres, ce sont les images qui parlent. Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrent les restes d’un Rafale indien près de Bathinda, avec missiles MICA non tirés et composants typiques. Un événement d’autant plus symbolique que l’appareil abattu serait le premier livré à l’Inde en 2020, portant le numéro de queue BS 001. À cela s’ajoutent les fragments d’un siège éjectable K-36DM retrouvés à Ramban, dans le Jammu-et-Cachemire, suggérant la perte d’un Sukhoï Su-30MKI ou d’un MiG-29.
Le constructeur britannique Martin-Baker, spécialisé dans les sièges éjectables, a publié une infographie mentionnant quatre éjections réussies non identifiées entre deux cas confirmés : l’un pakistanais, l’autre indien. Une omission qui alimente la spéculation sur des pertes aériennes indiennes non revendiquées officiellement.
Le Pakistan révèle ses cartes : Missiles PL-15E et radar chinois
Le Pakistan affirme avoir abattu cinq avions de combat indiens, dont deux Rafale et un Mirage 2000, grâce à une coordination inédite entre ses chasseurs J-10C chinois, équipés de missiles PL-15E à longue portée, et ses systèmes radar ZDK-03 « Karakorum Eagle » et Saab 2000 « Erieye ». Ces missiles, comparables aux R-37M russes, auraient une portée export limitée à 145 km, mais c’est la première fois qu’ils sont employés en combat réel.
L’Inde, pourtant équipée de Meteor français et d’AWACS comme les Beriev A-50EI ou le DRDO Netra, n’a pas pu empêcher cette série de pertes. Si les faits se confirment, il s’agirait du baptême du feu le plus cuisant pour les Rafale indiens depuis leur acquisition.
Guerre de communication et diplomatie sous tension
Tandis que New Delhi justifie son opération comme une réponse « mesurée et non escalatoire », Islamabad brandit le droit de riposte. Le ministre pakistanais de la Défense, Khawaja Asif, affirme n’avoir « fait que défendre l’espace aérien national ». Mais la guerre des images et des chiffres fait rage. L’Armée de l’air pakistanaise se targue d’avoir infligé une leçon à son rival, tandis que les diplomaties occidentales appellent à la désescalade.
Un commentaire publié sur Telegram par un analyste militaire russe ironise : « L’Inde a refusé les R-37M russes pour acheter français. Elle récolte aujourd’hui les fruits de son choix. »
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La technologie ne fait pas la victoire
Au-delà de la démonstration de force, l’affrontement rappelle une vérité brutale : l’avance technologique ne garantit rien si elle n’est pas intégrée dans une doctrine cohérente et une chaîne de commandement réactive. La coopération sino-pakistanaise, bien que moins médiatisée, semble avoir porté ses fruits.
Alors que les tensions régionales s’enveniment, l’Inde doit tirer les leçons de ses pertes : une puissance aérienne ne se juge pas au catalogue de ses acquisitions, mais à sa capacité à les faire valoir dans les airs. Et sur ce point, la bataille du 7 mai pourrait marquer un tournant.
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Giuseppe Gagliano a fondé en 2011 le réseau international Cestudec (Centre d’études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d’étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l’accent sur la dimension de l’intelligence et de la géopolitique, en s’inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l’École de Guerre Économique (EGE)
Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/
avec l’Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l’Iassp de Milan (Lien).https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/
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