ANALYSE – Détroit d’Ormuz : Comment l’Iran parvient à maintenir ses exportations de pétrole malgré la guerre

ANALYSE – Détroit d’Ormuz : Comment l’Iran parvient à maintenir ses exportations de pétrole malgré la guerre

lediplomate.media — imprimé le 18/03/2026
Super tanker de nuit dans le Détroit d’Ormuz
Réalisation Le Lab Le Diplo

Par Olivier d’Auzon – Découvrez son dernier ouvrage chez Erick Bonnier : AFRIQUE 3.0

Alors que la guerre entre l’Iran, les États-Unis et Israël bouleverse les équilibres énergétiques du Moyen-Orient, un paradoxe s’impose : les exportations pétrolières iraniennes se maintiennent, et pourraient même être légèrement supérieures à leur niveau d’avant le conflit.

Dans une enquête publiée le 11 mars 2026, les journalistes Benoit Faucon et Costas Paris dans le The Wall Street Journal expliquent que cette situation découle directement du contrôle exercé par l’Iran sur le Détroit d’Ormuz, un passage maritime par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial.

Selon l’article, malgré les frappes occidentales et israéliennes contre des installations iraniennes, les flux de brut iranien continuent de quitter le Golfe, principalement à destination de la Chine, principal acheteur du pétrole de Téhéran.

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Des exportations qui résistent au conflit

Les données de suivi maritime citées par le Wall Street Journal, notamment celles de la société Kpler,indiquent que les chargements de pétrole iranien ont légèrement augmenté depuis le début des hostilités.

Depuis les frappes déclenchées le 28 février 2026, plusieurs pétroliers ont chargé du brut au large des terminaux iraniens.

Les chiffres cités dans l’article indiquent que :

  • les chargements récents atteignent environ 2,1 millions de barils par jour,
  • contre environ 2 millions de barils par jour en février 2026, avant l’escalade militaire.

Comme l’expliquent Faucon et Paris, ces cargaisons continuent d’être expédiées principalement vers les raffineries indépendantes chinoises, qui achètent du brut iranien à prix réduit.

Ainsi, alors même que les frappes militaires visaient à affaiblir les capacités économiques de Téhéran, les recettes pétrolières continuent d’alimenter l’économie iranienne.

Un détroit stratégique sous tension

La clé de cette situation se trouve dans le Détroit d’Ormuz.

Large d’à peine une trentaine de kilomètres à son point le plus étroit, ce passage maritime relie le Golfe persique à la mer d’Arabie. Chaque jour, près de 20 millions de barils de pétrole y transitent normalement.

la maîtrise des détroits demeure l’un des leviers les plus puissants de la géopolitique mondiale.

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