ANALYSE – « Force de réassurance » en Ukraine : Un projet de déploiement de troupes occidentales à haut risque pour la France

Les soldats ukrainiens de la brigade Anne de Kyiv en formation dans un camp de l’Est de la France. - © Compte X de Sébastien Lecornu
Les soldats ukrainiens de la brigade Anne de Kyiv en formation dans un camp de l’Est de la France. – © Compte X de Sébastien Lecornu

Par Ana Pouvreau

A la suite des sommets historiques d’Anchorage et de Washington sur la paix en Ukraine, les « garanties de sécurité Â» que les Européens tentent d’imposer à Moscou comportent des risques d’escalade très élevés. L’avenir des peuples européens, qui seront durement mis à contribution pour répondre aux exigences de leurs dirigeants, est désormais en jeu.

Au vu de pertes humaines inouïes sur le théâtre de guerre ukrainien[1] et de défaite manifeste des forces armées ukrainiennes, en dépit d’une aide occidentale colossale de plus de 300 milliards d’euros[2] depuis 2022, Donald Trump a exprimé sa détermination à rétablir au plus vite la paix en Ukraine. Cette volonté s’est traduite par la tenue d’un sommet russo-américain historique avec Vladimir Poutine, le 15 août 2025, en Alaska, suivi par une rencontre en deux temps avec Volodymyr Zelensky et certains dirigeants européens[3], le 18 août 2025, à Washington.

A l’issue du sommet en Alaska, le président américain a annoncé qu’il s’attellerait à l’élaboration d’un accord de paix entre la Russie et l’Ukraine plutôt qu’à un cessez-le-feu[4]. Une réunion trilatérale Etats-Unis-Russie-Ukraine pourrait avoir lieu prochainement. 

Alors que la Russie a exprimé, à plusieurs reprises, son opposition à tout déploiement de soldats occidentaux sur le territoire ukrainien, les dirigeants européens persistent à mettre en avant des « garanties de sécurité Â» qui impliqueraient l’envoi de troupes occidentales – notamment de soldats français et britanniques et probablement allemands – en Ukraine, dans le cadre d’une « force de réassurance Â», après la signature d’un éventuel accord de paix.

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°Les exigences des dirigeants européens

Dans une interview, le 19 août 2025, le président français a rappelé que l’objectif de telles garanties serait d’une part, de renforcer l’armée ukrainienne, afin que celle-ci soit en mesure de résister face à la Russie ; d’autre part, à intervenir militairement « si la Russie prenait, après un accord de paix, la responsabilité de revenir aux confins de l’Europe Â». A la question : « Si les Russes attaquent à nouveau ensuite c’est la guerre, c’est-à-dire que les soldats français, anglais etc. seront forcés de se battre ? Â», Emmanuel Macron a répondu : « C’est l’objectif de ces garanties de sécurité ! Â»[5]. Les premiers soldats français pourraient être déployés dans 15 jours sur le sol ukrainien en cas de cessez-le-feu, a expliqué, à cet égard, l’amiral (2S) français Jean-Louis Vichot sur LCI le 20/08/2025. 

Pour rappel, le 2 mars 2025, lors du sommet de Londres sur l’Ukraine, Emmanuel Macron et Keir Starmer ont lancé conjointement le projet d’une « coalition des volontaires Â» (« Coalition of the Willing Â») en soutien à l’Ukraine. Cette alliance comprend une trentaine d’Etats, dont une majorité de pays européens, mais également la Turquie et le Canada, auxquels s’ajoutent l’OTAN et l’UE[6]

Elle permettrait d’envoyer des forces occidentales en Ukraine sans opérer sous la bannière de l’OTAN faute de consensus parmi les Alliés. Par ailleurs, placer une telle mission sous l’égide des Nations-Unies pourrait se heurter aux vetos de Moscou et de Pékin. Cependant, le seul cadre légal d’intervention est celui de la charte des Nations Unies. S’il n’y a pas de cadre légal, cette intervention sera jugée illégale et pourrait donner lieu à des recours des familles à l’encontre des gouvernements en cas de soldats blessés ou morts lors de combats ! 

Les débats actuels sur l’envoi de troupes en Ukraine font écho au projet initial de déployer jusqu’à 30 000 soldats européens sur le sol ukrainien, projet élaboré par Emmanuel Macron dès le mois de février 2024 et réactivé en novembre de la même année[7]. Actuellement, les débats au sein de la « coalition des volontaires Â» s’orientent vers le déploiement d’une force plus petite de quelque 10 000 soldats, avec le déploiement possible et périlleux d’observateurs le long de la ligne de front.

L’Italie et la Grèce n’envisagent pas l’envoi de troupes en Ukraine. Le président américain a, d’ores et déjà, annoncé que les Etats-Unis ne déploieraient pas de troupes sur le sol ukrainien (« No boots on the ground Â»), tout en évoquant des garanties aériennes. Concernant le partage du renseignement avec l’Ukraine, on note toutefois des changements majeurs en août 2025[8]. Le soutien américain demeure indispensable (renseignement, transmissions, satellites, rôle majeur de la base américaine de Ramstein (Allemagne), avions de transport stratégique, avions de ravitaillement en vol…), car comment imaginer, sans la logistique fournie par les Etats-Unis, de nourrir et soigner des milliers de soldats dans une telle opération ?

À lire aussi : Chronique d’une guerre russo-occidentale annoncée : genèse, motivations et enjeux de la guerre en Ukraine [ 2 – 3 ]

°Le courroux de la Russie

A Washington, le président français a qualifié la Russie de puissance déstabilisatrice et prédatrice, de menace potentielle et durable et d’« ogre à nos portes Â», « qui a besoin de continuer de manger Â», créant ainsi, à contre-courant des efforts de paix russo-américains, un contexte de tensions accrues avec la Russie[9]

Le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, a accusé, pour sa part, le 20 août 2025, les dirigeants européens de provoquer une « escalade agressive de la situation » en cherchant « maladroitement » à influencer Donald Trump pour qu’il continue à armer l’Ukraine[10].

Le 21 août 2025, il a indiqué que le déploiement d’un contingent militaire européen en Ukraine serait totalement inacceptable pour Moscou : Â« Une intervention étrangère sur une partie du territoire ukrainien […] serait totalement inacceptable pour la Russie Â»[11].

On se souvient qu’en mars 2024, le vice-président de la Douma, Piotr Tolstoï avait menacé d’éliminer les forces françaises si celles-ci se déployaient sur le sol ukrainien. Il avait même évoqué l’hypothèse d’une frappe nucléaire sur Paris, estimant qu’un projectile tiré depuis la Russie pourrait atteindre la capitale française en un peu plus de deux minutes[12]

Le 5 avril 2024, l’ancien président russe Dimitri Medvedev avait fait une déclaration effroyable : « Pour chaque combattant de l’OTAN tué, explosé ou brûlé, il doit y avoir une récompense maximale. Et pas de restitution des corps. Que les proches à l’étranger souffrent… Â». 

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°Des garanties de sécurité périlleuses

L’Ukraine, ancienne république soviétique redevenue indépendante en 1991 (après une première indépendance de courte durée entre 1917 et 1921), n’a jamais été membre ni de l’UE ni de l’OTAN, mais l’accord bilatéral de sécurité signé par la France, le 16 février 2024, lie désormais les deux pays dans les domaines de la sécurité et de la défense pour la décennie à venir. La règle du consensus étant en vigueur à l’OTAN, la signature d’accords bilatéraux avec l’Ukraine a permis de contourner le refus prévisible de certains Alliés dans l’OTAN à s’engager dans une guerre directe avec la Russie.

La première ministre italienne Giorgia Meloni a proposé d’étendre à l’Ukraine les garanties de sécurité de l’article 5 de l’Alliance atlantique, sans pour autant envisager l’entrée du pays dans l’OTAN[13]. Les implications n’en seraient pas moins importantes en termes d’escalade, si des forces occidentales déployées dans le cadre d’une éventuelle « force de réassurance Â» étaient déployées en Ukraine, qui plus est, non loin de la ligne de front.

°Des risques d’escalade élevés 

En 2024, une tribune intéressante émanant du Ron Paul Institute for Peace and Prosperity – un think tank américain, qui se positionne contre l’interventionnisme des Etats-Unis – et signée par un groupe d’anciens officiers américains de la communauté du renseignement, a souligné le risque de guerre nucléaire que la France a fait surgir pour ses alliés tant européens qu’américains, en annonçant qu’elle envisageait le déploiement de troupes françaises en Ukraine.

Selon les signataires de la tribune du Ron Paul Institute[14], « l’Europe doit comprendre que la France l’entraîne sur la voie d’une autodestruction inévitable Â». Les calculs erronés en matière de stratégie de la part de la France pourraient avoir des conséquences désastreuses. En effet, « déployer des troupes françaises en Ukraine reviendrait à introduire les troupes de combat d’un pays de l’OTAN sur un théâtre de guerre, ce qui en ferait des « cibles légitimes » au sens du droit de la guerre (…) De telles unités ne disposeraient apparemment pas d’un mandat de l’OTAN. Toutefois, de l’avis de la Russie, il s’agit peut-être d’une distinction sans différence. La France semble parier – naïvement – ​​que son adhésion à l’OTAN empêcherait la Russie d’attaquer les troupes françaises. Il est plutôt très probable que la Russie attaquerait tout contingent français/balte en Ukraine et détruirait/dégraderait rapidement sa viabilité au combat (…) Â». « Dans ce cas de figure, le président français Macron pourrait en déduire qu’après les attaques russes contre les troupes des membres de l’OTAN – mandat de l’OTAN ou non – il pourrait invoquer l’article 5 de la Charte de l’OTAN et faire intervenir l’Alliance atlantique. Une telle intervention prendrait probablement la forme d’avions opérant depuis les pays de l’OTAN – et comprendrait peut-être des missions contre des cibles en Russie Â». 

Comme nous le mentionnions déjà dans un article intitulé : « Guerre en Ukraine : Apocalypse Now ? Â» en mai 2024[15], un tel scénario est particulièrement alarmant car il implique que les soldats français qui mourraient alors en Ukraine, constitueraient seulement un prétexte pour déclencher un conflit plus vaste dans lequel les Etats-Unis seraient impliqués. Les Français vont-ils être consultés par leurs gouvernants sur cette possibilité ? Verseraient-ils leur sang pour défendre des villes ukrainiennes, ou pour que des représailles soient lancées sur des villes russes ?

Ainsi, si des soldats français étaient tués en Ukraine, même après un éventuel accord de paix, l’escalade guerrière pourrait devenir incontrôlable, avec une nucléarisation possible du conflit. L’évocation par Emmanuel Macron, le 26 février 2024, d’un éventuel envoi de forces françaises en Ukraine, avait provoqué une vague d’inquiétude parmi la population. Un sondage CSA du 28 février 2024 avait ainsi révélé que 76% des Français se déclaraient hostiles à l’idée d’un engagement militaire de la France en Ukraine[16]. Ces réticences n’avaient pas empêché le président français de déclarer, le 7 mars 2024, qu’il n’y avait désormais plus aucune limite ou « lignes rouges Â» dans le soutien de la France à l’Ukraine[17]

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°Une escalade guerrière programmée ?

Dans ce contexte, la question de l’instauration d’un service militaire obligatoire pour les jeunes français est de nouveau à l’ordre du jour, alors que désormais, les réservistes peuvent servir jusqu’à 77 ans. Le député Christophe Blanchet (Commission de la Défense) a préconisé dans un rapport, en juin 2024, le retour du service militaire obligatoire sur le modèle des Pays baltes, où 10 % d’une classe d’âge est sélectionnée, soit quelque 70 000 jeunes en ce qui concerne la France. Il s’agirait d’un service militaire sélectif. L’armée sélectionnerait les profils en fonction de ses besoins. Tous les jeunes auraient l’obligation de se porter « volontaires Â» pour ce service obligatoire (!). Un nouveau rapport va être rendu à Emmanuel Macron en octobre 2025 en vue de concrétiser au plus vite ces préconisations[18]. Dans le contexte actuel, la mise en place de ce dispositif semble être axée sur la participation de la France à un futur conflit avec la Russie, plutôt que sur de simples impératifs de cohésion nationale.

On voit bien que l’ensemble de ces évolutions du côté français participe à l’escalade guerrière menant à un conflit direct et frontal avec la Russie, probablement à l’horizon 2030. Pendant ce temps, les Français, qui contribuent déjà à hauteur de 40 millions € par jour à l’aide à l’Ukraine[19], vont continuer de voir leur situation économique se dégrader et leurs libertés individuelles se réduire dans un contexte de tensions croissantes.

En France, à l’initiative du parti des Patriotes, une pétition contre le déploiement de soldats français en Ukraine a été lancée et une grande manifestation est prévue le 6 septembre 2025[20]. En Italie, le vice-président du Conseil des ministres, Matteo Salvini, a dénoncé le projet français d’envoyer une « armée des volontaires Â» en Ukraine[21]. En Allemagne, la députée Sahra Wagenknecht organisera une grande manifestation de l’Allemagne pacifiste, le 13 septembre 2025, à Berlin, contre l’envoi de troupes en Ukraine et la position du chancelier Merz. 

En conclusion, le déploiement d’une « force de réassurance Â» en Ukraine dans le cadre de la « coalition des volontaires Â» sous l’égide de la France et de la Grande-Bretagne, est une option particulièrement périlleuse face à une puissance russe bénéficiant d’une supériorité technologique sur l’Occident dans plusieurs domaines-clé, déterminée à défendre son immense territoire et sa souveraineté nationale. Il serait préférable, au vu des risques inédits d’escalade, que l’Ukraine devienne un véritable Etat-tampon neutre entre le bloc atlantiste et la Russie, en s’inspirant du modèle de la Finlande à la suite de l’accord de 1948 signé avec l’Union soviétique. La finlandisation de l’Ukraine apparaît ainsi de plus en plus comme la seule issue vers une paix durable sur le continent eurasiatique[22].

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[1]  Selon le colonel américain Douglas Macgregor, ancien conseiller militaire de Donald Trump, le bilan était déjà estimé entre 1,1 et 1,2 millions de soldats ukrainiens tués au combat en février 2025 https://www.youtube.com/watch?v=KsqGqSGce_I.  Il s’élèverait désormais, selon lui, à plus d’1,7 million. Donald Trump a indiqué récemment dans une interview que 7000 Ukrainiens mourraient chaque semaine sur le théâtre de guerre ukrainien.

[2] L’Ukraine a reçu plus de 309 milliards d’euros d’au moins 41 pays, sous forme d’aide militaire, humanitaire ou financière, selon l’Institut de Kiel pour l’économie mondiale, un groupe de réflexion basé en Allemagne. https://fr.euronews.com/my-europe/2025/08/22/leurope-est-la-premiere-a-fournir-une-aide-militaire-a-lukraine-mais-peut-elle-compenser-l

[3] Participaient à la rencontre de Washington, aux côtés du président ukrainien Zelensky, Ursula von der Leyen (UE), Mark Rutte (OTAN), Emmanuel Macron (France), Keir Starmer (Grande-Bretagne), Friedrich Merz (Allemagne), Georgia Meloni (Italie), Alexander Stubb (Finlande).

[4] https://www.cnews.fr/monde/2025-08-17/guerre-en-ukraine-quels-sont-les-objectifs-de-la-coalition-des-volontaires-qui-se

[5] https://www.tf1.fr/tf1/jt-13h/videos/interview-demmanuel-macron-a-lissue-du-sommet-historique-de-washington-24946195.html

[6] https://information.tv5monde.com/international/coalition-des-volontaires-pour-lukraine-quest-ce-que-cest-2788558

[7] https://www.lemonde.fr/international/article/2024/11/25/guerre-en-ukraine-l-envoi-de-troupes-occidentales-de-nouveau-en-discussion_6412802_3210.html

[8] https://www.dailymail.co.uk/news/article-15025791/Putin-got-wanted-Ukraine-peace-talks-warns-EU-diplomat-US-orders-Five-Eyes-shut-crucial-intelligence.html

[9] https://www.tf1.fr/tf1/jt-13h/videos/interview-demmanuel-macron-a-lissue-du-sommet-historique-de-washington-24946195.html

[10] https://www.lefigaro.fr/international/moscou-met-en-garde-contre-toute-garantie-pour-l-ukraine-qui-ignorerait-ses-interets-20250820

[11] https://www.lefigaro.fr/international/guerre-en-ukraine-le-deploiement-d-un-contingent-europeen-serait-inacceptable-previent-moscou-20250821?msockid=1633e42e45b96af718a9f1ea44006b01

[12] https://www.bfmtv.com/international/europe/ukraine/on-calcule-un-proche-de-vladimir-poutine-evoque-la-possibilite-d-envoyer-une-bombe-nucleaire-sur-paris_AV-202403210374.html

[13] https://fr.euronews.com/my-europe/2025/08/18/meloni-au-sommet-de-washington-garanties-de-securite-pour-lukraine-et-reactions-mitigees

[14]  https://ronpaulinstitute.org/the-french-road-to-nuclear-war/ Une traduction en français se trouve sur le lien suivant : https://reseauinternational.net/des-anciens-de-la-cia-de-larmee-et-du-fbi-lancent-a-biden-un-appel-solennel-macron-peut-entrainer-les-etats-unis-et-lhumanite-dans-la-guerre-nucleaire/

[15] https://lediplomate.media/2024/05/guerre-en-ukraine-apocalypse-now/ana-pouvreau/monde/

[16] https://www.cnews.fr/france/2024-02-28/sondage-76-des-francais-contre-lenvoi-de-soldats-francais-en-ukraine-1460514

[17] https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/reunion-sur-l-ukraine-a-l-elysee-il-faut-etre-tres-tres-precautionneux-quand-on-emploie-les-mots-sans-limites-entre-puissances-nucleaires-s-alarme-marine-tondelier_6409846.html

[18] https://www.sudradio.fr/emission/les-grands-debats-du-matin-498

[19]https://www.facebook.com/story.php/?story_fbid=1290066385814652&id=10004433908378 4

[20] https://les-patriotes.fr/non-a-lenvoi-de-troupes-francaises-en-ukraine/

[21] https://www.lefigaro.fr/international/consequences-imprevisibles-giorgia-meloni-face-a-un-choix-la-presse-italienne-s-emeut-des-tensions-diplomatiques-entre-rome-et-paris-20250823?utm_content=photo&utm_term=Le_Figaro&utm_campaign=Nonli&utm_medium=Social&utm_source=Twitter

[22] https://www.cnews.fr/monde/2022-02-08/ukraine-pourquoi-parle-t-de-finlandisation-du-pays-1180409


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