
Par Imen Chaanbi
En 2025, l’intelligence artificielle (IA) est devenue un outil central dans l’évolution des stratégies terroristes à l’échelle mondiale. La Libye, marquée par l’instabilité, est devenue un point stratégique pour le développement des réseaux djihadistes comme l’État islamique[1]. Dans son 21ᵉ rapport présenté au Conseil de sécurité des Nations Unies début août 2025, le secrétaire général António Guterres tire la sonnette d’alarme sur cette évolution préoccupante, qui met en lumière une menace multiforme et transnationale[2].
1. Une Libye fragmentée, sanctuaire pour le terrorisme
Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est plongée dans une crise politique et sécuritaire profonde. Le pays est divisé entre deux gouvernements rivaux. Le gouvernement de l’Ouest reconnu par la communauté internationale et le gouvernement autoproclamé de l’Est du maréchal Khalifa Haftar.
La division du pouvoir s’accompagne d’une perte de contrôle sur l’usage de la force. En Tripolitaine, de nombreuses milices locales et tribales opèrent de manière autonome et s’affrontent régulièrement entre elles, ce qui rend la situation sécuritaire particulièrement instable. L’absence d’un État fort et unifié a ainsi créé un vide propice au développement d’activités illicites, notamment dans les régions de la Tripolitaine et du Fezzan.
Ainsi la région du Fezzan, illustre parfaitement cette dynamique. Cette vaste zone désertique, peu peuplée et difficilement contrôlable, est devenue un véritable sanctuaire pour des réseaux criminels transnationaux et des groupes terroristes. Plusieurs cellules de l’État islamique en Libye (EI) ainsi que d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) y ont établi leurs bases.
Ces organisations tirent profit d’activités illicites lucratives, notamment le trafic d’armes, la contrebande de carburant, la traite d’êtres humains ainsi que le transfert de combattants vers le Sahel.
Le Fezzan joue un rôle stratégique en tant que zone de transit, reliant la Méditerranée aux régions sahéliennes fragiles. Les routes commerciales et clandestines facilitent la mobilité des groupes terroristes et leur approvisionnement en matériel, échappant à la surveillance de forces de sécurité libyennes affaiblies par le conflit interne.
Cette situation est aggravée par les complicités locales, parfois motivées par des alliances opportunistes ou des intérêts économiques, qui rendent plus difficile l’identification des terroristes et la lutte contre leurs activités. Par ailleurs, le chaos institutionnel limite la capacité des autorités libyennes à mener des opérations coordonnées efficaces contre ces réseaux. Cependant, certaines opérations ont été menées par les autorités libyennes. L’Agence de Soutien à la Stabilisation (SSA) a notamment démantelé un réseau international de traite, impliquant des recruteurs basés au Bangladesh, qui faisaient transiter des migrants par Benghazi avant leur acheminement vers la Méditerranée[3].
Ainsi, la Libye, loin d’être simplement un pays en crise, est devenue une base arrière essentielle pour l’État islamique et d’autres groupes terroristes, qui y trouvent à la fois un refuge et un tremplin vers d’autres zones de conflits, notamment au Sahel. Cette réalité inquiète particulièrement la communauté internationale, car elle menace non seulement la stabilité régionale mais aussi la sécurité globale.
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2. Le Sahel à l’épreuve de l’arc djihadiste transcontinental
Dans ce contexte, la Libye sert de base arrière et de plateforme logistique pour une expansion djihadiste croissante dans la région sahélo-saharienne. Le Sahel, déjà fragilisé par des conflits internes, des gouvernances défaillantes et une pauvreté endémique, voit s’y implanter durablement plusieurs groupes terroristes. Parmi les groupes, il y a : l’État islamique au Grand Sahara (EIGS)[4], Jama’at Nasr al-Islam wal Muslimin (JNIM)[5], Ansaroul Islam[6], La Jama’atu Ahlis Sunna Lidda’awati wal-Jihad (JAS)[7] le groupe de Lakurawa[8], Boko Haram et l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP)[9].
Ces groupes profitent des tensions communautaires, de la porosité des frontières et du vide sécuritaire pour étendre leur emprise. Depuis fin 2024, le JNIM concentre sa stratégie sur la prise et le contrôle de centres urbains clés du Sahel. En mai 2025, le groupe a brièvement pris le contrôle de Djibo et Diapaga au Burkina Faso, avec l’intention de progresser vers Ouagadougou, sans pour autant s’y installer durablement, jugeant l’opération prématurée.
Le groupe projette désormais son influence vers les pays du Golfe de Guinée, notamment le Sénégal et la Guinée-Conakry. Parallèlement, il renforce son encerclement progressif des capitales sahéliennes : Bamako, Ouagadougou et Niamey.
Contrairement au JNIM, l’État islamique (EI) quant à lui, concentre ses efforts dans le Liptako-Gourma et étend son influence vers l’est du Niger (région de Dosso) ainsi que les États nigérians de Sokoto et Kebbi, en s’appuyant sur le groupe Lakurawa. Bien qu’incapable de progresser vers le Golfe de Guinée, l’EI tente de contester le JNIM sur d’autres fronts, notamment dans la région de Gaya (entre le Niger et le Bénin), et par des incursions vers Sebba, au nord du Burkina Faso.
À noter que le JNIM, de son côté, n’est plus dans une phase d’implantation mais de consolidation, y compris dans des pays jusqu’ici épargnés comme le Sénégal et la Guinée-Conakry. Il y applique deux stratégies. Ainsi, dans des pays comme le Bénin et le Togo, le groupe adopte une stratégie de violence soutenue, s’en prenant principalement aux forces de défense après avoir établi un contrôle sur certaines zones rurales. En revanche, dans des pays tels que le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et la Guinée-Conakry, il privilégie une approche plus discrète, marquée par la prédication, une implantation progressive et l’utilisation des territoires pour la logistique, le repos ou le commerce, tout en évitant les confrontations directes.
Alors que les groupes terroristes adaptent leurs stratégies d’implantation en fonction des contextes nationaux, une autre tendance inquiétante se dessine à l’échelle mondiale : l’essor de l’intelligence artificielle comme levier d’action asymétrique au service du terrorisme.
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3. L’intelligence artificielle, une « arme asymétrique » au service du terrorisme
Le rapport des Nations Unies met en avant l’utilisation accrue de l’intelligence artificielle dans les stratégies terroristes, ce qui élargit leurs moyens d’action et d’influence à l’échelle mondiale.
Par exemple, en Syrie et en Irak, l’État islamique utilise des technologies d’IA générative pour produire des vidéos de propagande sophistiquées, recourant à des voix synthétiques et à des deepfakes qui imitent les discours de leaders religieux, renforçant ainsi l’impact psychologique de leurs messages[10].
Dans la région afghane, les Talibans exploitent des outils d’IA de traduction automatique pour diffuser leurs messages en plusieurs langues, élargissant considérablement leur audience au-delà des frontières linguistiques traditionnelles[11]. En Afrique de l’Ouest, notamment au Nigeria, ISWAP a recours à des bots automatisés pilotés par des algorithmes d’IA pour inonder les réseaux sociaux et applications de messagerie, amplifiant la diffusion de contenus radicaux et contournant la modération humaine.
Ces exemples illustrent la portée globale de cette nouvelle forme de menace, où l’intelligence artificielle devient une arme asymétrique puissante, facilitant la radicalisation, le recrutement et la coordination des actions terroristes.
Si l’intelligence artificielle est devenue un levier technologique pour les groupes terroristes, leur efficacité s’appuie aussi sur des réseaux financiers et logistiques.
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4. Mécanismes financiers et logistiques du terrorisme contemporain
Au-delà de leur présence militaire et idéologique, les groupes terroristes exploitent aujourd’hui des réseaux financiers et logistiques sophistiqués, qui renforcent considérablement leur capacité à opérer malgré la pression sécuritaire. Cette évolution repose sur deux axes majeurs : la diversification des sources de financement et la modernisation des modes de transport et de communication.
Diversification et complexification des sources de financement
Historiquement, le terrorisme est principalement financé via des dons, du trafic de drogue, de la traite d’êtres humains, du racket, ainsi que par l’exploitation illégale de ressources naturelles. Cependant, face à une surveillance accrue des autorités, ces groupes ont su innover et adapter leurs stratégies. L’émergence des crypto-monnaies, par exemple, constitue une révolution dans le financement terroriste. Ces monnaies virtuelles permettent des transactions rapides, décentralisées et difficilement traçables, rendant plus complexe le travail des services de renseignement et des institutions financières.
Le commerce illicite de carburant, particulièrement florissant en Libye et au Sahel, représente une source majeure de revenus pour les groupes terroristes. Ainsi dans le sud de la Libye, des groupes armés liés à des mouvances jihadistes contrôlent plusieurs points de passage vers le Niger et le Tchad. Ils exploitent ces routes pour acheminer du carburant de contrebande, qu’ils revendent sur les « marchés informels sahéliens ».
Par ailleurs, l’extorsion des populations locales dans les zones sous contrôle terroriste est devenue une pratique systématique. Les groupes imposent des « taxes » sur les activités commerciales, agricoles ou artisanales, et menacent les habitants[12].Ce mode de financement, qui repose sur la terreur et la domination locale, alimente leur résilience et leur capacité à maintenir une présence prolongée.
Logistique et mobilité
La logistique est au cœur des opérations terroristes, et ces organisations se montrent particulièrement agiles dans l’adaptation de leurs moyens. Dans la région sahélo-saharienne, l’étendue du désert et les nombreuses routes non surveillées facilitent les déplacements des groupes armés et le transport de matériel.
L’utilisation des nouvelles technologies vient renforcer cette mobilité. Les groupes terroristes emploient des logiciels et applications de communication cryptées pour coordonner leurs opérations à distance, réduisant les risques d’interception. Ils utilisent également des drones, parfois équipés de systèmes d’intelligence artificielle, pour surveiller les mouvements ennemis ou même mener des attaques ciblées, comme l’ont démontré les assauts des Houthis en mer Rouge ou du Hezbollah au nord d’Israël.
Enfin, les réseaux criminels transnationaux, spécialisés dans la contrebande d’armes et de combattants, jouent un rôle clé dans la chaîne logistique du terrorisme. Ces réseaux facilitent la circulation des ressources humaines et matérielles, entre la Méditerranée et le cœur du Sahel, assurant un approvisionnement continu et souvent difficile à démanteler.
Une menace en mutation permanente
Grâce à des financements variés, une logistique flexible et des outils technologiques, les groupes terroristes deviennent plus résistants et imprévisibles. Ils ne se contentent plus d’être de simples acteurs locaux ; ils deviennent des acteurs transnationaux capables de s’adapter aux innovations technologiques et aux évolutions géopolitiques.
Cette évolution impose donc aux États et aux organisations internationales de repenser leurs méthodes d’intervention, en intégrant une compréhension fine des circuits financiers et logistiques qui soutiennent ces groupes, ainsi que des outils technologiques pour les contrer efficacement.
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5. Une approche multidimensionnelle pour stabiliser la région
La menace terroriste transnationale venant de Libye et touchant le Sahel ne peut être résolue par une action militaire seule. Le rapport de l’ONU[13] souligne l’urgence de déployer une stratégie globale et intégrée, qui combine efforts politiques, sécuritaires, économiques et sociaux.
Stabilisation politique de la Libye
La première étape indispensable consiste en la restauration d’un État libyen unifié et fonctionnel. Cela passe par un processus de réconciliation nationale inclusive, réunissant l’ensemble de la société civile, afin de dépasser les divisions actuelles. Parallèlement, un désarmement progressif et contrôlé des milices doit être mené, pour rétablir le monopole de la force par l’État et réduire les zones de non-droit. Sans cette base politique stable, toute autre initiative risque de rester inefficace.
Renforcement de la coopération régionale
Les menaces terroristes ne respectant pas les frontières, il est crucial d’intensifier la coopération entre la Libye et ses voisins, notamment le Tchad, le Niger, le Mali, l’Algérie, ainsi que les partenaires internationaux. Cette collaboration doit inclure le partage d’informations, des opérations conjointes contre les réseaux terroristes et les trafics illicites, ainsi qu’une coordination efficace des efforts diplomatiques et sécuritaires.
Lutte renforcée contre les trafics illicites et le financement terroriste
Les groupes terroristes tirent une grande partie de leurs ressources financières des trafics d’armes, de carburant et de migrants, ainsi que des nouvelles méthodes comme l’utilisation des crypto-monnaies. Il est impératif de mettre en place des dispositifs de surveillance et de contrôle renforcés, adaptés aux réalités numériques et transnationales, pour perturber ces circuits financiers et logistiques.
Promouvoir le développement durable et la gouvernance locale
Pour affaiblir durablement les groupes armés, il est essentiel de s’attaquer aux causes profondes du terrorisme. Cela passe par l’investissement dans le développement socio-économique, la création d’emplois, l’amélioration des infrastructures, et la promotion d’une gouvernance locale transparente et efficace. En offrant des perspectives concrètes aux populations vulnérables du Sahel, ces mesures permettent de réduire l’attractivité des groupes extrémistes.
L’intégration de l’intelligence artificielle dans les stratégies des groupes terroristes, couplée à l’instabilité persistante en Libye et à la fragilité du Sahel, dessine un panorama sécuritaire mondial particulièrement préoccupant. La Libye n’est plus un simple théâtre secondaire mais un centre névralgique d’un terrorisme transnational en pleine recomposition. La menace dépasse désormais les frontières.
Sans une réponse collective, cohérente et durable, l’Afrique et au-delà risquent de basculer dans une nouvelle ère d’insécurité, où un « arc djihadiste » transcontinental s’étendrait de la Méditerranée au golfe de Guinée, avec des conséquences géopolitiques majeures.
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[1] https://www.un.org/securitycouncil/ctc/news/cted-holds-briefing-artificial-intelligence-and-potential-risks-and-opportunities-context?utm_source=chatgpt.com
[2] https://main.un.org/securitycouncil/content/reports-submitted-transmitted-secretary-general-2025
[3]Dans l’ouest, les forces de sécurité ont démantelé un réseau à Sabratha, arrêtant 90 migrants en situation de transit vers l’Europe dans un repaire utilisé pour préparations clandestines - LibyaReview. L’Unité des Opérations Conjointes (Joint Operations Force), basée à Misurata, a multiplié les perquisitions : des raids contre des trafiquants d’êtres humains et de carburant, des saisies de grandes quantités de carburant dissimulées dans des conteneurs, ainsi que l’arrestation de cadres du groupe État islamique.
[4] Le groupe est actif au Niger, au Mali et au Burkina Faso, se distingue par une violence extrême ciblant les populations civiles.
[5] Il s’agit d’une coalition affiliée à Al-Qaïda, principalement présente au Mali et au Burkina Faso.
[6] Il s’agit du groupe burkinabè lié au JNIM. Celui-ci est implanté dans la région du Sahel burkinabè.
[7] Le JAS (Jama’atu Ahlis Sunna Lidda’awati wal-Jihad) est une scission de l’ancien groupe Boko Haram, née en 2016 à la suite d’un conflit interne et aux tensions avec l’État islamique. Il s’agit de la faction la plus ancienne de Boko Haram, dirigée par Abubakar Shekau. Celle-ci s’est séparée de l’autre faction majeure, l’État islamique en Afrique de Lakuraw. Ce groupe armé est affilié à l’État islamique dans la province du Sahel et, opère au Mali, au Niger et dans les États de Kebbi et Sokoto au Nigeria l’Ouest (EIAO ou ISWAP).
[8] Leurs activités sont concentrées dans cinq Provinces de l’État de Sokoto, à savoir : Tangaza, Gudu, Illela, Binji et Silame. Initialement fondé en tant que groupe d’autodéfense pour lutter contre les criminels dans le conflit des « bandits nigérians », le groupe est finalement devenu de plus en plus radical, oppressif et opposé aux agences gouvernementales régulières. Lakurawa a été décrit comme un groupe « terroriste » en 2024. Le groupe s’était présenté au départ comme une force d’autodéfense, mise en place pour aider les communautés du nord du Nigeria à se défendre contre des attaques de bandits.
[9] Ces groupes sont actifs dans le bassin du lac Tchad, avec des connexions établies aux réseaux terroristes en Libye.
[10] Source : Selon Adam Hadley, directeur exécutif de Tech Against Terrorism, « l’IA ne crée pas de nouvelles menaces fondamentales, mais amplifie les risques existants ». À noter que Tech Against Terrorism a renforcé sa coopération avec le Comité exécutif du Comité contre le terrorisme des Nations Unies (CTED), en établissant un cadre de partenariat pour prévenir et contrer l’utilisation malveillante des technologies de l’information et de la communication à des fins terroristes.
[11] Une enquête menée en 2025 a révélé que les Talibans ont créé des comptes automatisés sur les réseaux sociaux, imitant des femmes de la province du Panjshir, afin de diffuser massivement des messages pro-régime et de manipuler l’opinion publique en ligne.
[12] Au Mali, dans la région de Mopti, des groupes armés terroristes imposent régulièrement des taxes aux agriculteurs et commerçants locaux.
[13] https://www.un.org/securitycouncil/ctc/news/joint-briefing-security-council-21st-report-secretary-general-threat-posed-isil-da%E2%80%99esh?utm_source=chatgpt.com
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Mrs Imen Chaanbi est consultante internationale en géopolitique et veille stratégique auprès des cabinets 5WE Consulting et Strategik IA. Cette experte passionnée par l’Afrique a contribué à la réalisation de projets dans plusieurs pays : Libye, Tchad, Niger, Cameroun, Maroc, Algérie, Tunisie, Togo, Bahreïn ou Arabie Saoudite.
Diplômée de la Sorbonne en droit des pays arabes et en droit des affaires internationales, elle est capable d’identifier, d’analyser les phénomènes géopolitiques et de maîtriser l’ensemble des enjeux politiques et diplomatiques liés aux phénomènes de la mondialisation.
Membre du collège académique au sein de l’Observatoire Géostratégique de Genève, cette conférencière intervient régulièrement auprès d’Instituts académiques et de Think Thank pour évoquer les enjeux géopolitiques, géoéconomiques et sécuritaires du continent africain. Considérée comme l’une des spécialistes des questions libyennes, elle a été la première française à intégrer l’Académie Internationale de Janzour. Elle par ailleurs rédigé les premiers ouvrages relatifs au marché libyen.
Secrétaire exécutive au sein de l’Organisation non gouvernementale Médiateurs Internationaux Multilingues, Imen Chaanbi est aussi auditrice à l’Institut des Hautes Études de Défense Nationale.

