ÉCONOMIE – La Chine sabote Optimus : Elon Musk piégé dans la guerre invisible des terres rares

Musk assis de face l'air inquiet et avec Xi Jinping debout derrière lui et lui posant les deux mains sur les épaules l'air souriant
Réalisation Le Lab Le Diplo

Par Giuseppe GaglianoPrésident du Centro Studi Strategici Carlo De Cristoforis (Côme, Italie) 

Tesla recule. Et cette fois, ce n’est pas à cause d’un bug logiciel. Elon Musk l’a annoncé publiquement : la production du robot humanoïde Optimus est retardée. Non pas à cause d’une défaillance technique ou d’un souci d’intelligence artificielle, mais à cause de l’embargo imposé par la Chine sur les aimants au néodyme-fer-bore (NdFeB), essentiels au fonctionnement des moteurs miniaturisés embarqués dans les articulations des robots.

Lors d’une conférence avec les investisseurs, Musk a déclaré : « La Chine exige désormais une licence d’exportation pour les aimants. Nous travaillons avec elle pour résoudre le problème. » Une déclaration sobre, mais lourde de conséquences : même Tesla, fer de lance de l’innovation technologique américaine, dépend du bon vouloir de Pékin.

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Des moteurs bloqués à Pékin

Les aimants NdFeB sont présents dans tous les secteurs de pointe : robotique, drones, véhicules électriques, turbines, satellites, systèmes radar… Leur puissance, leur densité et leur efficacité énergétique sont sans équivalents. Et la Chine contrôle près de 90 % de leur chaîne de traitement et de raffinage.

Les données compilées par Sayari révèlent que plus de 40 % des aimants NdFeB utilisés par Tesla proviennent de fournisseurs chinois. En d’autres termes, les chaînes d’approvisionnement américaines les plus avancées reposent sur un maillon stratégique chinois.

Une arme silencieuse dans la guerre des technologies

L’embargo chinois intervient en réponse aux restrictions américaines sur les semi-conducteurs. Mais la riposte de Pékin est ciblée, chirurgicale : elle frappe à la racine les capacités d’innovation occidentales, sans bruit ni missile.

Il ne s’agit plus d’une rivalité commerciale, mais d’une stratégie de coercition industrielle. Une manœuvre qui vise à démontrer que sans terres rares, le leadership technologique des États-Unis est une illusion.

L’échec du friendshoring

Le retard d’Optimus est le révélateur d’un échec plus profond : les politiques de relocalisation des chaînes critiques (reshoring) ou de partenariats industriels sûrs (friendshoring) restent largement théoriques.

La dépendance aux terres rares chinoises reste intacte. Et Musk, malgré ses ambitions martiennes, se heurte ici à une réalité terrestre, géopolitique et minérale : pas de robot sans aimant, pas d’aimant sans Pékin.

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