
Par Angélique Bouchard
WASHINGTON D.C. – Dans une déclaration rare et particulièrement tranchée, l’ancien président Barack Obama a rejeté le mardi 22 juillet dernier les accusations “bizarres” du président Donald Trump selon lesquelles il aurait été le “cerveau” de la machination Russiagate, à l’origine de l’enquête sur une collusion supposée entre l’équipe Trump et la Russie en 2016.
« Ces allégations sont absurdes et relèvent d’une tentative pathétique de diversion », a déclaré Patrick Rodenbush, porte-parole d’Obama.
« Notre bureau s’abstient habituellement de répondre aux élucubrations qui émanent en continu de cette Maison-Blanche. Mais ces accusations sont suffisamment graves pour mériter une mise au point. »
La Directrice du Renseignement National, Tulsi Gabbard, a dévoilé le 20 juillet, les conclusions explosives d’une série de documents déclassifiés par ses soins, affirmant que l’administration Obama a dirigé une opération concertée pour saboter la présidence de Donald Trump, dans ce qu’elle qualifie de “conspiration de trahison historique”.
« Ce n’est ni une affaire de Républicains ni de Démocrates », a-t-elle déclaré sur Sunday Morning Futures avec Maria Bartiromo.
« Il s’agit de protéger l’intégrité de notre République. Ce que nous avons découvert dépasse tout ce que j’ai vu dans ma carrière. »
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Une offensive frontale de Trump
Le président Trump a déclenché la polémique mardi matin depuis le Bureau ovale, en affirmant que Barack Obama avait non seulement autorisé, mais conceptualisé toute la stratégie du Russiagate, avec le soutien de figures de son administration.
« C’était Obama. Il a lancé tout ça. Et Biden était dans la pièce. Comey, Clapper, Brennan — ils étaient tous là. C’était leur plan », a martelé Trump lors d’un point presse avec le président des Philippines.
Trump affirme que les nouveaux documents déclassifiés par la Directrice du renseignement national Tulsi Gabbard apportent des preuves accablantes : des responsables de l’administration Obama auraient « fabriqué et politisé des renseignements » dans le but de créer un faux narratif d’ingérence russe.
Plus de 100 documents révélés : Une planification dès 2016
Gabbard affirme que les documents publiés vendredi montrent une orchestration méthodique par Barack Obama et son équipe de sécurité nationale, à la fin de son mandat, pour créer un faux narratif d’ingérence russe afin de délégitimer Donald Trump.
« Cette manipulation n’était fondée sur aucune preuve d’une tentative russe de modifier les votes. Bien au contraire, les rapports précédents niaient toute capacité ou intention de la Russie à interférer. »
« Obama, Brennan, Clapper, Rice, Lynch, tous savaient que c’était un montage. »
Ce qu’ils ont mis en place, c’est un coup d’État institutionnel, un renversement silencieux mais réel, contre un président démocratiquement élu », a-t-elle accusé.
« Ils ont sapé la volonté du peuple américain. »
Selon les documents transmis, le narratif d’un soutien russe à Trump n’est apparue qu’après la victoire électorale de ce dernier, sans évolution factuelle du renseignement, mais avec un revirement d’interprétation.
Ces documents, désormais publics, montrent que la bascule de l’analyse du renseignement a été politique, non factuelle : un changement d’appréciation qui contredit les évaluations précédentes du renseignement jusqu’en octobre 2016.
Ce que montrent les documents déclassifiés :
- En juillet 2016, Brennan informe Obama d’un plan de l’équipe Clinton visant à « diaboliser Trump avec un scandale autour des Russes ».
- En janvier 2017, Trump est briefé sur le dossier Steele, malgré son caractère invérifiable, par Comey et Brennan.
- Le dossier Steele, payé par Hillary Clinton via Perkins Coie, est reconnu comme de la “rumeur Internet” par la CIA et le FBI.
- Le narratif d’une collusion est poussé malgré l’absence de preuves concrètes.
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Des noms qui reviennent sans cesse : Obama, Clinton, Brennan
Selon les documents révélés par Gabbard, les principaux architectes présumés de cette opération seraient : Barack Obama, James Clapper (ex-DNI), John Brennan (ex-CIA), Susan Rice (ancienne conseillère à la sécurité nationale), Loretta Lynch (ancienne ministre de la Justice), James Comey (ex-directeur du FBI) Et Hillary Clinton, dont l’équipe aurait selon les notes de John Brennan validé une stratégie de « diabolisation de Trump » via des fuites et rumeurs ciblées.
« Le rapport Steele, financé à hauteur de 12 millions de dollars par Hillary Clinton et le DNC, était une pure fiction. Et ils l’ont utilisé comme base pour espionner une campagne présidentielle américaine. C’est un scandale historique », a déclaré Trump.
Les responsables de l’ère Obama ont utilisé le dossier Steele malgré sa réputation de “rumeur Internet”
Malgré des avertissements clairs quant à la fiabilité douteuse du dossier Steele, des hauts responsables du renseignement sous Obama ont utilisé ce document pour enquêter sur Donald Trump et le briefer en janvier 2017, révèle une série de documents récemment déclassifiés.
Ces révélations surviennent alors que John Brennan (ex-CIA) et James Comey (ex-FBI) font désormais l’objet d’enquêtes pénales fédérales pour leur rôle central dans ce que Donald Trump appelle le “hoax du siècle”.
« Le dossier Steele était une rumeur sans fondement financée par Hillary Clinton. Et pourtant, ils l’ont utilisé pour me piéger », a déclaré Trump.
« Ce n’est pas de l’incompétence. C’est une conspiration. »
Le dossier Steele, assemblé par l’ancien espion britannique Christopher Steele, a servi de base à l’enquête “Crossfire Hurricane” en 2016, puis a été utilisé pour briefer Donald Trump à la Trump Tower en janvier 2017. À l’époque, Brennan et Comey étaient tous deux présents.
Ce qui rend cette action explosive aujourd’hui, c’est que les responsables savaient que le contenu du dossier était invérifiable, le qualifiant même de “rumeur Internet” selon plusieurs notes internes obtenues par Fox News Digital.
« Nous avons seulement une corroboration limitée de ce rapport », lit-on dans l’annexe A de l’ICA de 2017, récemment déclassifiée par John Ratcliffe, alors directeur du renseignement national.
Un briefing Obama-Clinton au cœur de l’affaire
Les notes manuscrites de John Brennan, déclassifiées en octobre 2020, révèlent qu’il a briefé Barack Obama dès le 28 juillet 2016 sur une initiative provenant d’un conseiller en politique étrangère de la campagne Clinton.
« Hillary Clinton a approuvé un plan visant à diaboliser Donald Trump en fomentant un scandale autour d’une prétendue ingérence russe », note Brennan.
Étaient présents : Obama, Biden, Comey, Clapper, Lynch — la salle de guerre de ce qui allait devenir le Russiagate.
Peu après, la CIA transmet une “Counterintelligence Operational Lead” (CIOL) au FBI, avec pour objet : “Crossfire Hurricane”.
Un dossier que personne ne voulait assumer
Malgré les nombreuses mises en garde, Brennan a insisté pour inclure le dossier dans le rapport d’évaluation de la communauté du renseignement (ICA), allant à l’encontre des recommandations internes.
« Brennan a favorisé la cohérence politique à la rigueur analytique », conclut un rapport interne de la CIA, déclassifié en juillet 2025.
Lors d’un témoignage devant la commission judiciaire de la Chambre en mai 2023, Brennan affirmait pourtant l’inverse :
« La CIA s’opposait totalement à toute inclusion du dossier Steele dans le rapport. »
Ce faux témoignage présumé constitue aujourd’hui l’un des volets clés de l’enquête pénale ouverte contre lui.
Comey, le FISA et les dérives du FBI
Le FBI a utilisé le dossier Steele pour obtenir des mandats FISA contre Carter Page, conseiller de campagne Trump. Or, le rapport Horowitz de 2019 avait déjà souligné de “graves omissions et inexactitudes” dans ces procédures.
« Le FBI a agi en toute connaissance de cause, sur la base de renseignements non corroborés », estime le procureur spécial John Durham, dont le rapport qualifie l’affaire d’« échec inexplicable de discernement ».
La Cour de surveillance FISA a exigé en 2025 que l’ensemble du dossier concernant Carter Page soit réexaminé dans le cadre des enquêtes en cours.
Des documents explosifs : Brennan aurait averti Obama
Parmi les éléments les plus troublants figure un mémo de John Brennan datant du 28 juillet 2016, dans lequel il informe Obama d’une stratégie d’un conseiller de Clinton visant à impliquer Trump avec les services russes.
« CITE (résumé) une proposition, approuvée par Hillary Clinton, de salir Donald Trump en fomentant un scandale autour d’une interférence russe », peut-on lire dans les notes manuscrites de Brennan, obtenues par Fox News Digital en 2020.
Cette note aurait été transmise à James Comey et à Peter Strzok (contre-espionnage FBI), lançant officiellement l’enquête Crossfire Hurricane, reprise ensuite par Robert Mueller.
Gabbard envoie une plainte pénale au DOJ
Lundi, Tulsi Gabbard a annoncé avoir transmis un signalement pénal au Département de la Justice. Si les destinataires précis ne sont pas encore nommés, plusieurs sources internes indiquent que James Comey et John Brennan font déjà l’objet d’investigations criminelles, sous la direction du directeur du FBI Kash Patel.
« Nous avons toutes les preuves. Et Tulsi m’a dit qu’elle avait encore des milliers de documents à venir », a affirmé Trump mardi.
« Ce qu’ils ont fait est sans précédent. C’est une trahison de l’État de droit. »
La Directrice affirme également que des lanceurs d’alerte issus de la communauté du renseignement sont en train de sortir de l’ombre.
« Plusieurs agents m’ont contactée depuis vendredi. Des gens qui ont vu ce qui se tramait et qui sont aujourd’hui prêts à témoigner. Certains étaient écoeurés, mais contraints au silence. »
Gabbard ne cache pas sa détermination :
« Peu importe leur rang ou leur influence à l’époque. Il doit y avoir justice. Il doit y avoir inculpations. »
Le FBI ouvre des enquêtes pénales contre John Brennan et James Comey pour leur rôle dans le Russiagate
Le FBI a officiellement lancé des enquêtes pénales contre l’ancien directeur de la CIA John Brennan et l’ancien directeur du FBI James Comey, dans le cadre de leur rôle dans la genèse de l’affaire Trump–Russie, a appris Fox News Digital de sources au sein du ministère de la Justice.
Selon nos informations, c’est le directeur de la CIA John Ratcliffe qui a formellement transmis à Kash Patel, directeur du FBI, des éléments probants concernant de possibles délits commis par Brennan, notamment des faux témoignages devant le Congrès.
« Il y avait une intention manifeste de tordre l’appareil du renseignement à des fins politiques », indique une source haut placée au DOJ.
« Le FBI considère les agissements de Brennan et Comey comme une véritable conspiration, ce qui élargit considérablement le champ d’action judiciaire. »
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Des preuves accablantes sur le rôle de Brennan, Comey également visé par l’enquête fédérale
Le déclencheur de l’enquête actuelle est un rapport interne du renseignement, déclassifié la semaine dernière par Ratcliffe, qui passe en revue la création de l’Intelligence Community Assessment (ICA) de 2017 — le document officiel affirmant que la Russie avait interféré pour favoriser Donald Trump.
Ce rapport révèle que Brennan a volontairement poussé à inclure le « dossier Steele » — un ensemble de rumeurs non vérifiées financées par Hillary Clinton et le DNC via le cabinet Perkins Coie — malgré l’opposition explicite de hauts responsables de la CIA.
« Il a privilégié la cohérence narrative à la rigueur analytique », indique le rapport de la CIA, qualifiant cette décision de violation du tradecraft du renseignement.
Brennan écrivait alors : « Je pense que les informations du dossier méritent d’être intégrées au rapport. »
Pourtant, lors d’une déposition devant le Congrès en mai 2023, Brennan avait déclaré le contraire.
« La CIA s’est farouchement opposée à l’inclusion du dossier Steele dans l’ICA », avait-il affirmé.
Ce mensonge présumé constitue la base du volet “faux témoignage” de l’enquête ouverte par le FBI.
Selon d’autres sources, James Comey fait aussi l’objet d’une enquête pénale, bien que les détails restent confidentiels. Ce qui est clair, c’est que Comey a joué un rôle central dans la validation des FISA contre Carter Page, en se basant sur un dossier qualifié dès l’origine d’“internet rumor” par les analystes du renseignement.
Le rapport Horowitz de 2019 avait déjà pointé des omissions majeures et des falsifications dans les demandes FISA.
Ces abus sont aujourd’hui réexaminés sous l’angle pénal.
La mémoire qui revient hanter Brennan et Clinton
La nouvelle investigation s’inscrit dans un contexte d’accumulation de documents déclassifiés. Fox News Digital avait déjà révélé en 2020 les notes manuscrites de Brennan, prises lors d’un briefing avec Barack Obama le 28 juillet 2016, où il l’informe qu’un conseiller de campagne de Clinton aurait proposé « de discréditer Trump en l’associant aux services russes ».
Ce briefing inclut : Obama, Biden, Comey, Clapper, Lynch, Rice.
Après ce meeting, la CIA transmet l’information au FBI via une Counterintelligence Operational Lead (CIOL) — une procédure d’urgence destinée à appuyer le lancement de l’opération Crossfire Hurricane.
Durham, Horowitz, Gabbard : tous convergent
L’ancien procureur spécial John Durham avait déjà conclu que le FBI « avait sciemment ignoré un signal d’alerte clair », en référence à ce qu’il appelle le « Clinton Plan » : un effort concerté pour manipuler la procédure judiciaire et influencer l’élection présidentielle.
« Si le FBI avait ouvert l’enquête avec un regard critique sur les renseignements issus du Clinton Plan, il est probable que les conclusions auraient été radicalement différentes », a noté Durham.
En parallèle, la directrice du renseignement national Tulsi Gabbard a transmis une plainte pénale au DOJ la semaine dernière, visant des responsables de l’administration Obama — sans confirmer encore l’identité des cibles prioritaires.
Le FBI et la CIA sous pression : les enquêtes s’intensifient
Selon plusieurs sources au DOJ, Kash Patel, actuel directeur du FBI, mène personnellement l’enquête sur Brennan et Comey.
« Ce qu’ils ont fait était politiquement motivé, illégal, et constitue une trahison de leur mission de neutralité », déclare une source proche du dossier.
Des documents de l’époque montrent que même au sein du FBI, plusieurs agents ignoraient totalement le plan Clinton pour manipuler l’opinion publique. L’un d’eux, surnommé “SSA-1”, aurait quitté sa déposition en larmes, selon le rapport Durham.
Obama défend l’intégrité de l’enquête initiale
Malgré la gravité des accusations, l’ancien président s’en tient à la position défendue depuis 2016 : la Russie a tenté d’influencer l’élection présidentielle, mais aucun vote n’a été altéré.
« Rien dans les documents publiés la semaine dernière ne remet en cause les conclusions largement acceptées selon lesquelles la Russie a mené des opérations d’ingérence », a ajouté le porte-parole Rodenbush.
Il cite notamment le rapport bipartisan du Sénat de 2020, dirigé à l’époque par le sénateur Marco Rubio, qui confirme que l’ingérence a bien eu lieu, bien qu’aucune collusion ne soit établie.
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Vers un séisme judiciaire et politique ?
« Le président Trump avait raison — encore une fois », a déclaré Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison-Blanche, à Fox News Digital.
« Ceux qui ont participé à ce scandale politique doivent être jugés pour la fraude qu’ils ont commise contre le président et les mensonges qu’ils ont servis au peuple américain. »
Aucune date n’a encore été annoncée pour une mise en accusation formelle, mais plusieurs anciens hauts responsables du renseignement Obama–Clinton font désormais face à un risque pénal sérieux, dont John Brennan, James Comey, et potentiellement leurs collaborateurs directs.
« Il est temps que la vérité éclate et que justice soit rendue », conclut une source du FBI.
Alors que les États-Unis entrent dans une nouvelle phase électorale, ces révélations pourraient faire vaciller les fondations des années Obama et Clinton, et peser lourd dans le débat public.
L’ancien procureur spécial John Durham avait déjà pointé en 2023 une volonté du FBI de « manipuler le processus judiciaire à des fins politiques », notamment en maintenant l’enquête malgré l’absence de preuves empiriques.
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Diplômée de la Business School de La Rochelle (Excelia – Bachelor Communication et Stratégies Digitales) et du CELSA – Sorbonne Université, Angélique Bouchard, 25 ans, est titulaire d’un Master 2 de recherche, spécialisation « Géopolitique des médias ». Elle est journaliste indépendante et travaille pour de nombreux médias. Elle est en charge des grands entretiens pour Le Dialogue.

