ENVIRONNEMENT – États-Unis : Énergie, pouvoir et loi… Comment l’argent noir et le “lawfare” vert menacent la renaissance nucléaire américaine

Image représentant l’influence de l’argent noir et du lawfare climatique aux États-Unis : balance de justice, billets de banque, centrales nucléaires et protestataires devant le Capitole.
Réalisation Le Lab Le Diplo

Par Angélique Bouchard

On vous dit que tout ça, c’est pour sauver la planète.

Que si vous payez vos factures d’électricité un peu plus cher, si vous interdisez votre cuisinière à gaz, si vous tolérez des coupures de courant en plein hiver, eh bien c’est « pour le climat ».

C’est le récit officiel. Mais suivez l’argent — toujours suivez l’argent — et vous découvrez une tout autre histoire…

Selon une enquête de Fox News Digital (Peter Pinedo, Andrew Mark Miller, 29 août 2025), les ONG écologistes qui s’opposent avec le plus de virulence aux initiatives nucléaires de Donald Trump sont financées par une toile d’araignée opaque de fonds partisans et étrangers, avec des liens vers l’administration Obama, des méga-donateurs démocrates et, parfois, jusqu’à la Chine.

Jason Isaac, PDG de l’American Energy Institute, le résume brutalement :

« Ce n’est pas pour l’environnement. C’est pour le contrôle politique de l’avenir énergétique et de notre domination américaine. » (Fox News Digital, 29/08/25)

Voilà. Tout est dit.

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Le grand mensonge vert : La toile verte de l’argent noir

Depuis des années, on vous répète que les militants « verts » se battent pour la planète, pour l’air que nous respirons, pour l’avenir de vos enfants. Mais la vérité est bien différente.

Derrière les slogans et les drapeaux, on découvre un réseau opaque d’argent noir qui finance, oriente et manipule le discours écologique. Un réseau lié à l’ancienne administration Obama, aux grands donateurs du Parti démocrate, et même, parfois, à des intérêts étrangers.

Voilà l’essence du problème : on parle moins de climat que de pouvoir.

Qui contrôle vraiment les ONG « vertes » ?

Regardons de près… 

Tous ces groupes se présentent comme « verts », « scientifiques », « objectifs ». En réalité, ils fonctionnent comme des bras armés idéologiques d’un même réseau de financement partisan.

  • Union of Concerned Scientists (UCS) : ils dénoncent Trump comme un « destructeur de science ». Mais Fox News Digital a montré que l’UCS a reçu de l’argent de la Tides Foundation (liée à des manifestations anti-Israël sur les campus) et de l’Alliance for Global Justice, fiscal sponsor d’un réseau lié au PFLP, qualifié de « fausse charité » par le Trésor américain.
  • Nuclear Threat Initiative (NTI) : cofondée par Ted Turner, dirigée par Ernest Moniz (ancien secrétaire à l’Énergie d’Obama). Ses dirigeants ont donné à Biden, Harris et le DNC. Mais ils prétendent être « non partisans ».
  • Friends of the Earth : en 2020, ils soutenaient le Green New Deal et l’abolition de la police. En 2024, ils ont soutenu Kamala Harris. Leur bras politique, Friends of the Earth Action PAC, a donné des milliers aux candidats démocrates.
  • Sierra Club : financé par l’Open Society Foundations de Soros, la fondation Wyss, et la Climate Imperative Foundation. Ils se décrivent comme « anti-racistes » et ont même condamné leur propre fondateur.
  • Greenpeace : financé par New Venture Fund et Arabella Advisors — une machine à redistribuer des milliards de dollars d’argent politique opaque. En 2020, Greenpeace s’est associé à la plateforme « Vision for Black Lives », qui proposait réparations et dépénalisation des drogues et de la prostitution.

Tous ces groupes s’opposent violemment au nucléaire de Trump. Mais pourquoi combattre l’énergie la plus propre, la plus fiable et la plus sûre existante ? Parce que l’énergie abondante retire à ces groupes leur arme favorite : l’ingénierie de la rareté.

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La renaissance nucléaire selon Chris Wright

Face à cette coalition verte, l’administration Trump trace une autre voie.

En mai 2025, Trump a signé des décrets pour lancer une renaissance nucléaire. Son secrétaire à l’Énergie, Chris Wright, ancien patron de Liberty Energy, n’y va pas par quatre chemins :

« Nous avons construit un seul plutonium pit en 25 ans. Sous Trump, nous en construirons plus de 100. » (Fox News Digital, Charles Creitz, 30/03/25)

Ces « pits » – sphères de plutonium, cœur de la dissuasion nucléaire – garantissent la sécurité nationale. Mais Wright veut aussi révolutionner le civil :

  • Rouvrir Palisades (Michigan) et peut-être Indian Point (New York), fermés sous pression des écologistes.
  • Déployer les SMR (Small Modular Reactors) : mini-centrales modulaires, rapides à construire, capables d’alimenter bases militaires, data centers ou villages isolés.

Et il martèle :

« Le nucléaire est de loin la façon la plus sûre de produire de l’énergie. Je sais exactement combien de personnes sont mortes à cause du nucléaire américain : zéro. » (Creitz, 30/03/25)

Wright veut reconstruire une industrie perdue depuis les années 80. Et cette fois, promet-il, ce n’est pas que de la rhétorique.

Ce qui se joue n’est pas un simple débat énergétique. C’est un combat civilisationnel.

Steve Milloy, expert énergétique, l’a résumé :

« En soutenant le nucléaire, Trump met la science, la technologie et le bon sens devant l’agenda anti-énergie de la gauche. » (Fox News Digital, 29/08/25)

Voilà la réalité : ce n’est pas une question de climat.

C’est une question de pouvoir.

Et pour la première fois depuis des décennies, une administration ose dire la vérité et agir.

La renaissance nucléaire a commencé.

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 Le nouveau front : Le “lawfare” climatique

« Les juges doivent être « éduqués » à la science du climat ». 

Ça sonne bien. C’est rassurant. Mais suivez les e-mails, suivez les listes privées, suivez l’argent — et l’histoire change. 

Le 18 août 2025, Fox News révélait une alerte de Power the Future, qui accuse l’Environmental Law Institute (ELI) et son Climate Judiciary Project (CJP) de mener une campagne de “lawfare” nationale pour influencer des milliers de juges.

Selon Power the Future, un réseau politico-militant a monté une campagne nationale de lawfare pour influencer des milliers de juges sur la manière d’aborder le contentieux climat. Le tout, via une constellation d’institutions honorables, de séminaires « neutres » et de listes de diffusion… bien moins neutres qu’annoncé. 

Les faits bruts. Dans une lettre adressée à la procureure générale Pam Bondi, Dan Turner (Power the Future) demande au gouvernement d’ouvrir une enquête sur une coordination présumée entre le Federal Judicial Center (FJC) et le Climate Judiciary Project (CJP) de l’Environmental Law Institute (ELI). L’accusation : des formations « à huis clos » destinées à « éduquer » environ 2 000 juges — y compris fédéraux — sur la manière d’aborder les procès climatiques. Extrait de la lettre, rapporté par Fox : ces litiges visent, « en partie, à imposer une politique fédérale de rationnement de l’énergie par les tribunaux », alors que la politique relève « des deux autres branches du gouvernement ». 

Dan Turner, fondateur de Power the Future, écrit au DOJ :

« Le FJC [Federal Judicial Center] a aidé à éduquer environ deux mille juges sur le traitement des litiges climatiques. Ces affaires visent à imposer une politique énergétique par les tribunaux, alors que cela relève des deux autres branches du gouvernement. » (Fox News Digital, 18/08/25)

Des emails obtenus via FOIA montrent comment des experts militants comme Don Wuebbles ou Ben Santer ont été invités à « convaincre » des juges que « la science a avancé vite » et que leurs arguments sont « efficaces avec les juges ».

La lettre cite des documents FOIA : mention d’échanges liant le juge David Tatel (Cour d’appel du DC Circuit, retraité) et des experts mobilisés pour « briefer » des juges, telle la référence, en février 2021, aux « questions soulevées par le juge Tatel » pour contrer les « non-croyants » au réchauffement catastrophique d’origine humaine. Ces points proviennent d’e-mails où Dr Don Wuebbles — scientifique de l’atmosphère — intervient comme témoins-experts récurrents auprès des juges. 

Le contre-récit scientifique. Wuebbles réplique : parler de « liens douillets » est « une lecture hautement déformée » de son travail ; il dit n’être qu’un scientifique qui répond aux juges « sur l’état de la science » — « des réunions très professionnelles, consacrées à la science ». Il ajoute que la « désinformation des contradicteurs » doit être contredite par les preuves, point. Autrement dit : éducation factuelle, pas endoctrinement. 

Traduction politique. Pour les critiques, si les « présentateurs en série » viennent massivement du même camp (témoins des plaignants, rédacteurs d’amicus pro-plaignants), on finit par pré-cadrer l’esprit des juges avant même l’audience contradictoire. Pour les défenseurs, c’est simplement « faire entrer la science » dans des tribunaux confrontés à des matières techniques. Les deux ne sont pas mutuellement exclusifs — la ligne rouge, c’est l’équilibre des voix. 

Pourquoi c’est explosif ?

 Le FJC est le centre officiel de formation et de recherche du système judiciaire. S’il héberge ou cautionne un programme à sens unique sur un sujet politiquement brûlant, on n’est plus dans l’éducation générale : on tutoie l’ingénierie jurisprudentielle. (Le FJC se présente d’ailleurs comme un organisme sans pouvoir de politique publique, voué à fournir une information « objective ». C’est sa mission statuée.) 

Un email interne, cité par Fox News, résume l’objectif :

« Le juge a relié ce matériel à son propre dossier… C’est exactement ce que nous voulons voir ! »

Voilà ce qu’on appelle du judicial capture – capturer les juges pour imposer une idéologie.

Soyons clairs. Former des juges, oui. Formater des juges, non. Quand une ONG militante revendique d’avoir « atteint 2 000+ juges » tout en animant un réseau qui partage des mises à jour contentieuses et des vidéos non publiques, on a cessé de prétendre : on fabrique du droit par capillarité. Et lorsque surgit la critique, le site épure ses traces. Comme par hasard. 

Le sénateur Ted Cruz a dénoncé en juin « une campagne systématique lancée par le Parti communiste chinois et des activistes américains pour utiliser les tribunaux afin de miner la domination énergétique des États-Unis ».

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Science ou pouvoir ?

Le constat est clair :

Dans la rue et les médias, les ONG financées par l’argent noir hurlent contre Trump et le nucléaire.

Dans les tribunaux, des juges sont « éduqués » par des militants climatiques à huis clos.

Dans l’administration Trump, Chris Wright et son équipe relancent une industrie nucléaire cruciale pour l’indépendance et la sécurité américaine.

Alors, de quoi s’agit-il vraiment ? D’environnement ? Non.

Il s’agit de contrôle politique.

Comme le dit Will Hild (Consumers’ Research) :

« Ces groupes veulent contrôler nos vies, augmenter le coût de l’énergie et réduire son accès pour imposer leur idéologie. » (Fox News Digital, 29/08/25)

L’Amérique a le choix : céder aux réseaux opaques de l’argent vert, ou reprendre son destin énergétique en main.

Chris Wright, Trump et une poignée de voix libres semblent avoir choisi la seconde voie. La vraie question est : le peuple américain les suivra-t-il ?

Parce que ce n’est pas une question de climat.

C’est une question de civilisation.

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