ANALYSE – L’utopie de Francis Fukuyama face au réel…

ANALYSE – L’utopie de Francis Fukuyama face au réel…

Francis Kukuyama
RéalisationLe Lab Le Diplo

Par Giuseppe Gagliano, Président du Centro Studi Strategici Carlo De Cristoforis (Côme, Italie). 

Francis Fukuyama est un politologue américain connu pour sa thèse de la « fin de l’Histoire », formulée à la fin de la guerre froide. Dans son essai de 1989-1992, il avance que la démocratie libérale et le capitalisme de marché constituent le stade final de l’évolution politico-idéologique de l’humanité, après la défaite du fascisme puis du communisme. Autrement dit, selon Fukuyama, aucun autre système n’offre de modèle universellement supérieur, et l’histoire mondiale désormais consistera essentiellement en la diffusion de la démocratie libérale, plutôt qu’en des conflits idéologiques majeurs remettant en cause ce modèle.

La « fin de l’Histoire » et ses critiques

Dès sa parution, l’argument de Fukuyama a suscité un vaste débat académique et médiatique. Beaucoup ont dénoncé un triomphalisme prématuré. Le philosophe Jacques Derrida a par exemple qualifié la thèse de Fukuyama d’« obscène dans son euphorie » , et le politologue Pierre Hassner y voyait une simplification outrancière – Fukuyama « se fraye un chemin à coups de hache à travers le dédale des complexités » pour imposer une thèse provocatrice . De même, des intellectuels anglo-saxons ont raillé un excès d’auto-congratulation occidentale.

Les limites de l’analyse initiale ont également été soulignées. Fukuyama semblait ignorer la force persistante du nationalisme et du religieusement motivé, en particulier l’essor de l’islam politique, qui allaient marquer l’après-guerre froide. Vu rétrospectivement, cette omission apparaissait comme un aveuglement dès la fin des années 1990. Des théoriciens concurrents ont proposé d’autres grilles de lecture du monde post-bipolaire : Samuel Huntington a ainsi prédit un futur « choc des civilisations » fondé sur des clivages culturels plutôt qu’une homogénéisation libérale. De son côté, le réaliste John Mearsheimer anticipait le retour de conflits entre grandes puissances une fois la discipline de la guerre froide disparue. Ces visions pessimistes semblaient contredire l’optimisme de Fukuyama, en annonçant de nouveaux troubles là où il voyait une pacification relative du globe.

En pratique, l’histoire ne s’est évidemment pas arrêtée. Les décennies suivantes ont vu des guerres (ex-Yougoslavie, Moyen-Orient, etc.), des attentats terroristes (11 septembre 2001) et la montée en puissance de nouveaux acteurs autoritaires (Chine, Russie post-soviétique) qui ont fourni matière à critique. L’attaque russe contre l’Ukraine en 2022 a notamment été perçue comme un cinglant démenti de l’« ère post-historique » promise, puisqu’une puissance révisionniste y remet brutalement en cause l’ordre libéral et les frontières en Europe. De plus, on constate un recul mondial de la démocratie depuis le milieu des années 2000 : 2023 a marqué la 18ᵉ année consécutive de déclin des libertés dans le monde. Ce « retour de l’Histoire » – sous forme de résurgence autoritaire et de conflits – a amené nombre d’observateurs à estimer que l’analyse de Fukuyama était erronée ou du moins incomplète.

Évolution de la pensée de Fukuyama

Face à ces développements, Fukuyama a nuancé et fait évoluer son propos au fil du temps. Il a lui-même reconnu que son analyse initiale avait été trop optimiste sur le court terme. Dans les années 2000, notamment après les excès de la guerre d’Irak, il prend ses distances avec le néoconservatisme et critique l’idée d’exporter la démocratie par la force. Il insiste davantage sur la nécessité de construire des institutions solides (state-building) et sur l’importance de la légitimité de l’État de droit, constatant que la démocratie libérale ne peut prospérer sans un État efficace et sans le respect des règles par les puissances qui la promeuvent.

Au cours des années 2010, Fukuyama intègre à sa réflexion la montée des populismes identitaires et des régimes illibéraux. Dans un entretien de 2018, il met en garde contre la vague de nationalisme autoritaire (en Chine, Inde, Turquie…) et les dérives illibérales en Europe de l’Est, soulignant que même des démocraties établies comme la France ne sont pas à l’abri de menaces internes portées par des courants identitaires hostiles aux sociétés ouvertes. Son ouvrage Identity (2018) analyse comment le besoin de reconnaissance et les frustrations identitaires peuvent engendrer des mouvements populistes remettant en cause les valeurs libérales. Fukuyama reconnaît donc que l’Histoire reste vivante, jalonnée de retours en arrière et de défis imprévus, tout en maintenant que ces soubresauts ne constituent pas un nouvel ordre mondial viable.

En effet, Fukuyama n’a pas renié sa thèse de fond, qu’il considère souvent mal comprise. Il souligne que la « fin de l’Histoire » n’implique pas la fin des événements ou des crises, mais qu’aucune alternative systémique crédible n’a supplanté la démocratie libérale à ce jour. Pour lui, ni le « modèle chinois » autoritaire-capitaliste, ni le fondamentalisme religieux, ni le néo-nationalisme ne proposent un ordre universel attractif comparable au libéralisme. Il rappelle aussi que l’histoire du progrès démocratique n’est pas linéaire : il y a eu « de grands reculs dans le progrès des institutions libérales et démocratiques » au cours du XXᵉ siècle, « pourtant la démocratie libérale a perduré et fait retour à maintes reprises car les alternatives sont pires ». Autrement dit, malgré les crises temporaires, Fukuyama reste persuadé que les aspirations humaines à la liberté et à la dignité finiront par favoriser, sur le long terme, la généralisation de la démocratie libérale. Cette conviction s’appuie sur une idée hégélienne : le désir de reconnaissance universelle pousse les peuples, à terme, vers un gouvernement qui respecte leurs droits et leur autonomie.

Pertinence actuelle de ses idées dans le contexte mondial

Aujourd’hui, les idées de Fukuyama restent au cœur des discussions sur l’avenir de l’ordre mondial. D’un côté, les défis géopolitiques contemporains semblent contredire son optimisme initial. La guerre en Ukraine illustre le retour de la force brutale dans les relations internationales et la volonté d’un régime autoritaire (la Russie de Vladimir Poutine) de renverser l’ordre établi en Europe. La montée en puissance de la Chine, régime autoritaire technologiquement avancé, offre à certains, une alternative au modèle occidental, du moins en termes d’efficacité économique, ce que Fukuyama n’avait que brièvement envisagé en 1989. Par ailleurs, le « recul démocratique » interne à de nombreux pays occidentaux (montée des extrêmes, érosion de l’État de droit en Hongrie ou Pologne, polarisation politique aux États-Unis) démontre que même au sein du monde censé incarner la fin de l’Histoire, les acquis libéraux peuvent être remis en cause. Ces tendances donnent prise aux critiques affirmant que l’histoire ne tend pas irréversiblement vers le libéralisme, et qu’un « âge de l’illibéralisme » pourrait émerger si ces dynamiques se poursuivent.

D’un autre côté, plusieurs analystes défendent la pertinence durable de la thèse de Fukuyama. Ils notent qu’aucune idéologie globale n’a remplacé la démocratie libérale : le jihadisme ou le populisme nationaliste mobilisent certains groupes, mais ne constituent pas un projet de société universellement désirable rivalisant avec l’idéal démocratique. De plus, la longue durée donne plutôt raison à Fukuyama sur certains points : la proportion de pays démocratiques dans le monde a nettement augmenté entre les années 1970 et les années 2000 (même si une régression relative a lieu depuis). La paix entre grandes puissances a globalement perduré depuis 1945, et les conflits inter-étatiques majeurs sont devenus plus rares – l’invasion de l’Ukraine par la Russie apparaît à cet égard comme une exception notable à une norme de stabilité entre États depuis la fin de la Guerre froide. Enfin, la résistance acharnée du peuple ukrainien pour défendre sa démocratie et se rapprocher de l’Europe en 2022-2023 souligne, selon Fukuyama, la force continue de l’aspiration libérale : les Ukrainiens prouvent qu’ils valorisent la liberté politique et l’État de droit au point de risquer leur vie pour ces principes, plutôt que de se soumettre au joug autoritaire russe. Ainsi, si « l’histoire est de retour » par certains aspects, Fukuyama et ses partisans feraient valoir qu’elle le fait à l’intérieur du cadre normatif libéral-démocrate (en contestant sa mise en œuvre), et non via l’émergence d’un cadre idéologique entièrement nouveau et supérieur. En ce sens, la prémonition de la « fin de l’Histoire » conserve une pertinence comme horizon régulateur, tout en exigeant lucidité et volontarisme pour surmonter les obstacles actuels.

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L’interview de Fukuyama au Point (24 février 2025) : Trump, l’Ukraine et la Russie

En février 2025, Francis Fukuyama a accordé un entretien au magazine Le Point dans lequel il commente la politique étrangère du président Donald Trump, tout juste revenu au pouvoir, particulièrement vis-à-vis de la guerre en Ukraine. Fukuyama y exprime une vive inquiétude : selon lui, Trump cherchera à mettre fin rapidement au conflit ukrainien « au détriment des intérêts de Kiev ». Il résume : « Trump a promis qu’il parviendrait à un accord de paix. Cela se produira inévitablement aux dépens de l’Ukraine ». Fukuyama note que les dirigeants ukrainiens eux-mêmes laissent entendre qu’ils pourraient consentir à céder une partie de leur territoire à la Russie en échange d’une adhésion à l’OTAN – signe de l’extrême pression qu’ils subissent – mais il ajoute que « l’Europe aura du mal à accepter » un tel compromis territorial. Dans le même entretien, il anticipe que, sous une administration Trump, l’appui de l’Occident à l’Ukraine deviendrait frileux : au mieux, l’Europe pourrait contribuer par des rotations de troupes de l’OTAN sur le sol ukrainien ou par des fournitures d’équipement et de formation militaires, mais guère davantage.

Fukuyama dresse également un portrait peu flatteur de l’attitude de Donald Trump envers les alliés démocratiques. Il affirme que Trump « montre peu de respect pour [Volodymyr] Zelensky » (le président ukrainien) et « semble même mépriser la plupart des dirigeants européens démocratiquement élus ». Cette hostilité vis-à-vis des partenaires traditionnels, combinée à l’admiration passée de Trump pour des leaders autoritaires, fait dire à Fukuyama que le soutien des États-Unis à l’alliance transatlantique n’est plus garanti. Certes, il juge « peu probable » que Washington quitte formellement l’OTAN, mais il avertit que Trump pourrait « affaiblir considérablement » l’Alliance par d’autres moyens. En particulier, Trump a « laissé entendre qu’il [pourrait] ne pas respecter » l’article 5 du traité de l’OTAN (garantissant la défense collective), ce qui saperait gravement la crédibilité de la dissuasion occidentale. En somme, Fukuyama voit dans la nouvelle politique de Trump un risque de désengagement américain aux conséquences potentiellement désastreuses pour l’Ukraine et, plus largement, pour l’équilibre de la sécurité en Europe.

Les positions exprimées par Fukuyama dans cette interview suggèrent que, selon lui, Donald Trump est prêt à « sacrifier » l’Ukraine pour parvenir à un accord avec la Russie. Cette analyse rejoint les déclarations mêmes de Trump : durant sa campagne, celui-ci a promis de régler la guerre en Ukraine en 24 heures, et il a publiquement critiqué l’aide “sans fin” à Kiev. De fait, dès son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, Trump a amorcé un rapprochement avec Moscou et exercé des pressions sur Kiev. Par exemple, il a suspendu en février l’aide militaire américaine à l’Ukraine, à la suite d’un échange houleux avec le président Zelensky à Washington. Cette décision – justifiée par la volonté de « voir si l’apaisement de la Russie peut mener à la paix », selon un responsable américain – confirme concrètement les craintes formulées par Fukuyama. Aux yeux de ce dernier, la stratégie de Trump revient à adouber les exigences de Vladimir Poutine (qui réclame l’abandon par Kiev de ses territoires occupés et de son ambition atlantique) tout en contraignant l’Ukraine, victime de l’agression, à céder sur sa souveraineté. Fukuyama laisse entendre qu’une telle paix imposée serait fondamentalement injuste et fragile, puisqu’elle naîtrait de la coercition et non d’un règlement respectant le droit des Ukrainiens à choisir librement leur destin.

Cohérence de ces positions avec la pensée passée de Fukuyama

Les prises de position de Fukuyama en 2025 à propos de Donald Trump, de l’Ukraine et de la Russie s’inscrivent dans la continuité logique de son engagement intellectuel en faveur de la démocratie libérale et d’un ordre international fondé sur le droit. Depuis La Fin de l’Histoire, Fukuyama soutient que la démocratie libérale est le régime le plus légitime et le plus désirable, et il a toujours défendu l’importance de la promouvoir et de la protéger face à ses adversaires autoritaires. Sa critique virulente de la posture de Trump – jugé prêt à brader les principes démocratiques et les alliances – est donc parfaitement cohérente avec ses idées passées. En effet, ce qu’il reproche à Trump en filigrane, c’est de trahir l’idéal libéral-démocratique : en abandonnant l’Ukraine (une jeune démocratie pro-européenne) à la merci de la Russie autocratique, Trump tournerait le dos aux valeurs que les États-Unis et l’Occident sont censés incarner depuis la fin de la guerre froide. Fukuyama avait déjà identifié Trump comme un acteur illibéral menaçant l’ordre démocratique. À chaud après l’élection de 2024, il écrivait que la victoire de Trump représentait « un rejet décisif […] du libéralisme » par l’électorat américain et que Trump constituait « une menace majeure pour le libéralisme classique lui-même ». Cette mise en garde s’inscrivait dans sa réflexion sur la montée du populisme : Fukuyama voit dans le trumpisme une expression du ressentiment populiste (face aux élites, à la mondialisation), mais il n’en condamne pas moins fermement les atteintes aux normes démocratiques que cela entraîne.

On peut également souligner que Fukuyama a évolué dès les années 2000 pour prendre en compte ce genre de phénomène interne aux sociétés démocratiques. Son concept de « fin de l’Histoire » ne signifiait pas que les démocraties ne pourraient pas dégénérer ou élire des démagogues, et son ouvrage Le dernier homme évoquait même le risque d’une lassitude ou d’un vide spirituel au sein des sociétés post-historiques. Les succès de dirigeants populistes comme Trump ou Orban ont justement amené Fukuyama à approfondir son analyse des failles de la modernité libérale (déficit de reconnaissance, creusement des inégalités, nostalgies identitaires). Plutôt que de contredire sa thèse, ces événements l’ont poussé à la raffiner : la fin de l’Histoire n’est pas un acquis garanti, mais un processus nécessitant de surmonter les forces de fragmentation à l’œuvre. En ce sens, la lutte pour la démocratie continue, à l’intérieur même du monde libre. Fukuyama reconnaît ainsi que l’Occident peut être miné de l’intérieur par l’illibéralisme, et c’est précisément pour cela qu’il alerte sur la présidence Trump. Son diagnostic de 2025 – voir Trump comme un allié objectif de Poutine dans la guerre contre l’Ukraine – est tout à fait aligné avec son attachement de longue date à la solidarité entre démocraties et à la résistance aux impérialismes autoritaires.

Il convient toutefois de noter une certaine prise de conscience tardive chez Fukuyama : dans son essai de 1989, il n’avait probablement pas envisagé qu’un président américain élu pourrait un jour remettre en cause l’ordre libéral que les États-Unis avaient contribué à établir. La situation actuelle, où l’Amérique elle-même, sous Trump, semble renoncer à son rôle de leader du « monde libre », représente un défi inédit à sa vision. Un commentateur a ainsi fait remarquer qu’il était « difficile d’imaginer que Fukuyama ait pu concevoir qu’un président américain renonce aussi volontiers au leadership mondial » que Trump est en train de le faire. Cette évolution imprévue – l’adversaire de la démocratie venant de l’intérieur de la première puissance démocratique – teste la résilience de la thèse de Fukuyama. Néanmoins, l’intéressé lui-même semble intégrer ce retournement dans son analyse : il y voit une péripétie dangereuse, mais transitoire, dans le long combat pour la démocratie. Fukuyama reste convaincu que les valeurs libérales finiront par triompher des dérives populistes, pour peu que ceux qui y croient se mobilisent pour les défendre. Son appel à résister aux choix de Trump en Ukraine reflète donc une cohérence intellectuelle : fidèle à ses principes, il s’oppose à ce qu’il considère comme une capitulation morale et stratégique face à l’autoritarisme.

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En somme, la pensée de Francis Fukuyama a été largement débattue et critiquée, mais elle a également fait preuve d’une capacité d’adaptation face aux événements. Si l’idée d’une « fin de l’Histoire » a pu paraître naïve ou prématurée, Fukuyama a su en préciser le sens réel et reconnaître les freins historiques qui ralentissent l’avènement de l’ordre libéral universel. Son évolution intellectuelle – de l’optimisme post-1989 à la prise en compte des périls populistes et autoritaires – témoigne d’une réflexion en mouvement, soucieuse de rester pertinente. Aujourd’hui, dans un contexte géopolitique troublé, ses analyses conservent une pertinence, ne serait-ce que comme idéal régulateur et grille de lecture des affrontements idéologiques en cours. Les mises en garde récentes de Fukuyama contre la politique de Donald Trump envers l’Ukraine et la Russie montrent qu’il demeure un vigile ardent des valeurs démocratiques. En dénonçant l’abandon potentiel d’une jeune démocratie face à un impérialisme autoritaire, il s’inscrit en droite ligne de son combat intellectuel pour la défense et l’universalisation de la liberté. Cette posture lui vaut d’ailleurs le soutien de nombreux experts en relations internationales qui partagent le constat que céder devant l’agression russe compromettrait gravement le progrès de la démocratie dans le monde. En définitive, qu’on adhère ou non à l’horizon « fin de l’Histoire », la voix de Fukuyama continue d’enrichir le débat sur le destin des sociétés libres et d’inciter à la vigilance face aux forces qui menacent l’ordre libéral.

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