ANALYSE – Le choix « America First » de l’Arménie : Un pari ?

Par Philippe Raffi Kalfayan
Le rapprochement ostentatoire entre le Premier Ministre Pashinyan et la clique d’autocrates dirigée par le Président Trump en parallèle du forum de Davos lors de la mise en place du « Conseil de la Paix » rebat les cartes de la diplomatie arménienne. La démarche du premier ministre arménien qui a accepté d’être présent et de signer la participation gratuite de l’Arménie est une erreur diplomatique fondamentale, un pied de nez à l’ONU, une institution que les États-Unis et Israël veulent certes voir disparaître mais qu’il est prématuré d’enterrer si vite (si l’ère post-Trump n’arrive pas au plus vite, le chaos planétaire devient un risque plausible). Cette démarche arménienne est un revers aux relations d’amitié longuement établies avec la France, mais aussi un coup de poignard à l’Union européenne qui s’oppose à cette nouvelle politique brutale de Trump, à l’exception de Viktor Orban.
Le premier ministre arménien, qui aurait dû démissionner au lendemain de la capitulation du 9 novembre 2020, a besoin de réussites concrètes pour que la paix proclamée soit confirmée et ratifiée et ainsi assurer sa réélection. L’accélération des navettes diplomatiques étasuniennes dans la région – dans laquelle le risque d’attaque américaine sur l’Iran est de plus en plus proche – et les détails supplémentaires fournis sur la mise en œuvre du projet de Route Trump (TRIPP) constituent l’actualité immédiate.
Le gouvernement arménien ne se précipite-t-il pas trop à vouloir conclure des accords concomitants avec l’Azerbaïdjan et la Turquie sous la pression des États-Unis, accords que la très grande majorité de la population accueillent avec scepticisme ou n’approuvent pas, tant les concessions imposées sont unilatérales et lourdes, enferme un peu plus l’Arménie dans un piège dont elle risque de ne pas pouvoir sortir ? Evalue-t-il lucidement cet intérêt nouveau des Etats-Unis à être présent dans le Sud-Caucase ?
Avant de porter une appréciation sur ces décisions il convient d’examiner en amont les principes de la nouvelle politique américaine dans le monde (I), sa transposition dans le Sud-Caucase à travers le projet TRIPP (II), et la perception de cet « instrument de paix » à la lumière des déclarations faites par l’Azerbaïdjan (III).
I – Quelle est la nouvelle politique américaine ?
La Stratégie de Sécurité Nationale de Donald Trump rompt avec le multilatéralisme et la fameuse Realpolitik de Kissinger. La théorie du Choc des Civilisations de Huntington sert souvent de paravent et outil de déstabilisation des démocraties résistantes. Le Président Trump favorise la promotion des autocraties et des extrêmes droites partout dans le monde et il ne resterait que 29 démocraties selon un article de Foreign Affairs. Le 17 juillet 2025, Marco Rubio ordonne aux diplomates américains de s’abstenir de tout commentaire sur l’équité ou l’intégrité des élections étrangères et sur les valeurs démocratiques des pays étrangers sauf s’il existe un intérêt de politique étrangère « clair et impérieux ». Auparavant, dans le même esprit l’Administration Trump avait procédé au démantèlement de l’Agence américaine pour le développement international (USAID) et aux financements qu’elle prodiguait partout dans le monde pour promouvoir la démocratie et défendre les libertés.
La fin de l’internationalisme libéral et du multilatéralisme a laissé place au principe de l’ « America First », qui signe la suspension du droit international progressivement bâti depuis 1945. Ce droit reposait en théorie sur la souveraineté et l’égalité des États et une Charte des Nations interdisant le recours à la force pour régler les différends. Mark Carney, le premier ministre canadien, qualifie rétrospectivement cette période d’hypocrisie en raison du double standard manifeste qui la caractérisait, mais une hypocrisie occidentale que le monde risque de regretter.
La nouvelle stratégie se concentre explicitement sur l’intérêt national des États-Unis, en mettant l’accent sur la protection du territoire, la prospérité économique et la sécurité. Elle réaffirme le rôle central de la puissance militaire et économique américaine (« Peace Through Strength »). Dans cette perspective, les relations diplomatiques deviennent bilatérales et transactionnelles.
La Chine et la Russie sont identifiés comme des compétiteurs stratégiques. L’interventionnisme de Trump dans les affaires du monde vise principalement la Chine, seule puissance mondiale à même de pouvoir un jour défier son hégémonie. Les actions contre la Russie sont partie intégrante de ce jeu de Go. La stratégie stipule que les États-Unis refuseront à ces concurrents la possibilité de positionner des forces ou de prendre le contrôle d’actifs stratégiques (ports, réseaux de communication, ressources naturelles). L’interventionnisme est donc principalement de nature économique et géopolitique. La mise en place d’une nouvelle « doctrine Monroe » sur le continent américain (reprise souhaitée du contrôle du Canal de Panama, menaces sur le Canada, mainmise sur les réserves pétrolières du Venezuela, ingérence dans les élections des États sud-américains) et le contrôle direct ou indirect à travers des alliés dans d’autres zones régionales participe de cette stratégie. La prise de contrôle du Groenland et du corridor du Syunik (Sud de l’Arménie) sont deux zones illustrant cette stratégie : limiter l’accès aux ressources naturelles stratégiques des compétiteurs en contrôlant les voies d’accès.
La deuxième composante de cette politique étrangère est une constante, le soutien inconditionnel et invariable, quel que soit le gouvernement étasunien, aux objectifs d’Israël. Cette politique, soutenue par le lobby pro-israélien, vise à favoriser l’hégémonie israélienne sur la région du Proche et du Moyen Orient. Après la destruction des États irakien et syrien, le dernier État à déstabiliser de l’intérieur est l’Iran ; la rigidité et le totalitarisme du régime actuel, la répression sanglante en cours contre sa propre population sont indéniablement des facteurs qui sont susceptibles de favoriser la réalisation de cet objectif. L’appui militaire et stratégique fourni à l’Azerbaïdjan contre l’Arménie dans le conflit du Nagorno-Karabakh était dicté par cette volonté d’isoler géographiquement l’Iran. Tout affaiblissement de l’Iran représente un péril direct pour l’Arménie car l’Iran représentait un garant de sécurité pour le Sud de l’Arménie tout comme l’Arménie représente une voie de sortie et de transit vers le Nord pour l’Iran.
C’est à la lumière de ces deux composantes de la politique étrangère étasunienne qu’il convient d’analyser et d’interpréter les Accords TRIPP.
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II – La TRIPP Development Company : les dits et les non-dits de l’Accord
Comme je l’analysais dans mon article du mois d’août, l’Accord de Washington du 8 août 2025 était ambigu sur de nombreux points mais révélateur sur d’autres. A la suite d’une navette diplomatique américaine en Azerbaïdjan et en Arménie, un nouveau texte bilatéral arméno-étasunien a été signé et divulgué le 14 janvier 2026, l’Accord-cadre sur l’implémentation de TRIPP. Il apporte de nettes améliorations et quelques précisions utiles mais il révèle toujours des incertitudes et soulève des questions.
Le texte officiel indique d’ailleurs en langage très diplomatique que : « Les décisions qui touchent certaines questions sensibles et qui ont fait l’objet de réserves devraient être résolues conjointement par un comité directeur États-Unis-Arménie. » Quelles sont ces questions sensibles et ces réserves auxquelles il est fait référence? Il est également reconnu que le succès de l’Accord dépend de cinq facteurs. Ils se révèlent autant de défis ou questionnements :
● Poursuite de l’institutionnalisation de la paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Ce qui signifie que cet accord ne pourra se réaliser pleinement que si la paix est définitivement signée et ratifiée par les deux parties. Or, les conditions actuelles ne sont pas encore satisfaites, notamment la modification de la Constitution arménienne et la clarification sur la définition d’une route qui permettrait de circuler « sans entraves » et sans avoir de « contacts avec les Arméniens ».
● Progrès vers une normalisation complète des relations entre l’Arménie et la Turquie. Ce facteur ajoute un défi et un délai supplémentaires car la Turquie a toujours dit qu’elle ne normaliserait les relations qu’une fois les relations Arménie-Azerbaïdjan pacifiées. Il convient également de parier que la Turquie aura ses propres conditions (notamment l’abandon officiel de toute politique arménienne visant à faire reconnaître le génocide du début du 20e siècle).
● Engagement soutenu des États-Unis. Cet élément est plus énigmatique voire inquiétant. Insinue-t-il que le soutien continu des États-Unis ne serait pas garanti ?
● Coopération et stabilité régionales. Ce facteur est bien difficile à interpréter surtout si l’on considère que la stabilité régionale doit inclure la situation et le devenir de l’Iran, mais aussi la fin des turbulences en Géorgie, et le résultat des grandes manœuvres qui sont en cours autour de la question Kurde.
● Renforcement efficace des capacités des institutions arméniennes. A quelles institutions est-il fait référence ? aux institutions démocratiques, au renforcement de la sécurité nationale ou aux opérateurs économiques ?
La nouvelle déclaration bilatérale du 14 janvier cite les objectifs et les bénéfices de l’Arménie et des États-Unis .
Les avantages attendus par les États-Unis sont évidents et conformes aux objectifs de leur politique étrangère : l’ouverture de nouveaux marchés pour les investissements, les entreprises et les marchandises américaines ; l’amélioration de la connectivité commerciale dans la région, permettant d’acheminer des matières premières, des minéraux critiques et des terres rares vers les marchés américains ; la diversification des itinéraires commerciaux entre les États-Unis, l’Europe et l’Asie, garantissant ainsi la circulation des personnes et des marchandises malgré les fluctuations géopolitiques.
Ce dernier élément mérite qu’on s’y arrête car il suggère que la circulation sur cette route serait garantie quels que soient les événements géopolitiques. Cela signifie que le monde pourra s’écrouler autour de la route et les États s’entretuer mais la route existera et fonctionnera. Cela ressemble étrangement à l’expérience syrienne que je relatais dans mon article précité où la protection américaine des puits de pétrole syriens est restée de marbre à tous les événements qui se sont produits en Syrie depuis 2011. L’interprétation est d’autant plus inquiétante que l’Accord du 14 janvier n’évoque toujours pas les questions de sécurité nationale de l’Arménie et de renforcement de ses capacités militaires.
Les bénéfices évoqués pour l’Arménie sont : des opportunités en matière d’emploi, de joint-ventures, de transfert de technologie, et de formation. L’effet des annonces parallèles à cet Accord concernant le développement et la coopération dans le secteur de l’Intelligence Artificielle ne doit pas faire illusion. Il n’y a pas d’avantage différentiel pour l’Arménie. L’Azerbaïdjan a signé le même type d’accord dans ce domaine.
Des retours donc bien faibles pour un abandon de souveraineté sur la bande de terre concédée par l’Arménie. Les dirigeants arméniens soutiennent que la souveraineté et l’intégrité territoriale sont garantis au titre de cet Accord. Sur ces points, le texte mentionne clairement que le droit national s’appliquera sur toute la zone y compris dans la bande de terre de la Route Trump et que les frontières ne seront pas affectées. Toutefois le statut de la société de développement TRIPP est plus ambigu.
Sur le plan juridique, la société chargée du développement de TRIPP se voit octroyer le droit d’exploiter la bande de terre concédée pour une durée initiale de 49 ans. Les États-Unis détiennent une participation de 74 % et l’Arménie 26 %. Une deuxième phase de 50 ans supplémentaire est prévue avec une participation arménienne qui pourrait se porter à 49% du Consortium, donc toujours minoritaire.
Tout changement d’actionnaires de la « TRIPP Compagnie » (y compris la vente, le don d’actions, la fusion, la scission, la réorganisation ou tout autre acte juridique ou de fait) et de bénéficiaires effectifs ultimes devrait être soumis à l’accord préalable des gouvernements des États-Unis et de l’Arménie. Cette disposition pose question, et de nombreux commentateurs l’ont soulevée en Arménie. Qui pourraient être ces « bénéficiaires effectifs ultimes » ? Qui aurait le dernier mot si les États-Unis et l’Arménie ont des avis opposés sur le choix de ces bénéficiaires ? Si l’on observe la méthode Trump dans sa gestion des transactions, il est fort à craindre que le rapport de forces sur le plan diplomatique associé à une position minoritaire dans le capital du Consortium ne soit défavorable à l’Arménie.
Par ailleurs, qu’en sera-t-il d’octroyer un passage aux routes, voies de chemin de fer et gazoducs reliant l’Iran à l’Arménie ? Il ne faut pas être devin pour comprendre que tant que l’Iran ne sera pas soumis aux États-Unis ce passage sera fermé par les États-Unis. L’Arménie s’est récemment fait sermonner par le Président Trump qui leur a demandé de fournir des justifications sur la poursuite du commerce arménien avec l’Iran, un pays sous sanctions américaines, de facto extraterritoriales.
En conclusion, l’Arménie se soumet au diktat américain, perd le contrôle d’une partie de son territoire stratégique et rompt (temporairement ?) sa relation d’amitié séculaire avec l’Iran. La politique du « America First » et l’influence d’Israël prévalent sans surprise.
Quelles sont les réactions de l’Azerbaïdjan ?
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III – Alyiev, maître du jeu
L’Azerbaïdjan, qui a été consulté avant cet Accord du 14 janvier 2026, a pris acte mais son président exprime des propos nuancés sur la finalisation du traité de paix et il affirme surtout son contrôle sur le succès du projet TRIPP. Si jusqu’au mois d’août 2025, la politique de l’Azerbaïdjan reposait sur une neutralité par rapport aux blocs et une politique visant à renforcer son rôle de porte entre l’Asie et l’Europe, depuis cette date elle se détache ostensiblement de Moscou et continue à se comporter comme l’allié d’Israël.
Lors des accords de Washington le 8 août 2025, Trump a adoubé le Président Alyiev en le qualifiant d’homme fort, qui a résolu les problèmes de son pays avec succès, c’est-à-dire reconquérir le Nagorno-Karabakh par la force, i.e. en violation du droit international.
À Davos le Président Alyiev se déclare et se présente cyniquement comme l’artisan de la paix entre l’Arménie et son pays. Il vole même la vedette au projet si cher du premier ministre arménien « carrefour de la paix » : Alyiev déclare que « l’Azerbaïdjan est le seul pays de destination fiable, sûr et accueillant permettant à l’Europe d’établir un lien avec l’Asie centrale. ». Alyiev s’attribue même la paternité du projet TRIPP : « NOUS allons créer un nouveau corridor de transport reliant l’Asie à la mer Caspienne, en passant par l’Azerbaïdjan, l’Arménie, le Nakhitchevan (qui fait partie de l’Azerbaïdjan) la Turquie et la Géorgie, en plus des corridors existants ». Cette affirmation indique qu’il est le véritable maître du jeu pour le projet TRIPP. Le succès dépend de son bon vouloir. Il existe déjà un corridor qui contourne l’Arménie par le Nord : l’oléoduc BTC (Bakou Tbilissi Ceyhan) qui satisfait les Britanniques (BP étant le principal utilisateur), la Géorgie (qui voit d’un mauvais œil la route Trump car elle en est exclue), et la Turquie. Une autre voie de contournement est déjà en cours de construction le long de la frontière côté iranien pour relier l’Azerbaïdjan et le Nakhitchevan. Son achèvement et son exploitation dépendront du sort des événements géopolitiques en Iran.
Enfin, la différence de traitement des deux pays caucasiens par l’Administration américaine ne fait l’ombre d’aucun doute, eu égard au respect qu’inspire le Président Alyiev au Président Trump mais aussi en considération de sa puissance financière et donc commerciale. Ce qui fait dire à Alyiev que « Nous entrons dans une nouvelle phase de coopérationavec les États-Unis, que ce soit sur le plan politique, économique, énergétique et même en matière de défense ». Cela indique que l’Azerbaïdjan pourra acheter des équipements militaires américains de nouvelle génération, renforçant un peu plus le déséquilibre avec l’Arménie.
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Conclusion
De fait, Alyiev est clairement le maître du jeu dans le Caucase. Cette nouvelle route serait utile mais n’est pas indispensable. Par ailleurs, il convient de ne pas oublier la Géorgie, qui est volontairement et temporairement isolée par l’Europe et les États-Unis en raison de sa politique considérée comme prorusse mais aussi en raison de son régime répressif. La Géorgie conserve de bonnes relations avec l’Azerbaïdjan. Or, la route Trump est néfaste aux intérêts de la Géorgie.
Les enjeux régionaux sont inextricables tant que ces manœuvres géopolitiques extrarégionales dureront. L’Azerbaïdjan détient de nombreux atouts entre ses mains. Le temps joue en sa faveur et la prochaine condition pour la signature du traité de paix est déjà en gestation : l’organisation de l’Azerbaïdjan occidental prépare le retour des Azerbaïdjanais en Arménie (une grande conférence internationale a réuni 100 juristes de 60 pays différents le 4 décembre 2025 avec le Président Alyiev comme guest speaker). Le Foreign Intelligence Service arménien vient d’ailleurs de publier un rapportqui considère ce projet comme une menace à la sécurité de l’Arménie. L’ouverture des frontières avec la Turquie et l’Azerbaïdjan et le retour des Azerbaïdjanais conduiront inéluctablement à la conquête économique et démographique du pays et à l’émigration des citoyens arméniens.
Selon STRATFOR, l’Arménie et l’Azerbaïdjan prendront cette année des mesures modestes pour mettre en œuvre les accords conclus l’an dernier en vue d’instaurer la paix et de réduire ainsi le risque d’une nouvelle guerre. Les deux pays poursuivront vraisemblablement leurs relations commerciales avec prudence et s’efforceront de créer un climat de confiance, mais par le biais d’une coopération commerciale modérée et non d’une intégration économique globale.
En ce qui concerne l’Arménie, on ne perçoit aucune stratégie digne de ce mot. On ne peut même pas parler d’ambiguïté stratégique. Il sera toujours possible d’annuler certains des accords, mais plus le temps avance, plus les chances de revenir en arrière de manière pacifique et dans un cadre diplomatique multilatéral s’amenuisent ou s’effacent. Les critiques soutiendront : l’Arménie a-t-elle le choix ? Oui, elle en a d’autres. En tout cas, le comportement vassal adopté était-il vraiment nécessaire ? S’aligner derrière le leader de la politique « America First » ressemble davantage à un pari plutôt qu’à une stratégie bien réfléchie. C’est se jeter dans la gueule du loup. Le président Trump a déjà choisi ses partenaires à long terme. Il est douteux que l’Arménie en fasse partie. De fait, l’Arménie a déjà concédé le contrôle du Corridor et des communications avec les pays voisins, même ce mot n’est pas utilisé.
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Philippe KALFAYAN, Juriste et Analyste, Docteur en droit international public, Chercheur-Associé à Paris Panthéon-Assas, Ancien Secrétaire Général de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH).
