Édito – Couve de Murville, le mauvais génie de De Gaulle ?

Édito – Couve de Murville, le mauvais génie de De Gaulle ?

lediplomate.media — imprimé le 08/05/2026
De Gaulle
Réalisation Le Lab Le Diplo

L’Édito de Roland Lombardi, directeur de la rédaction du Diplomate média

Algérie, Israël, Liban, politique arabe : l’empreinte d’un diplomate qui a affaibli la France au Moyen-Orient. Derrière la stature du Général, Maurice Couve de Murville incarne une diplomatie prudente, technocratique et souvent déconnectée du réel, dont les choix ont durablement pesé sur l’influence française. Une lecture critique d’un héritage largement surestimé.

Une erreur gaullienne sous-estimée

Parmi les angles morts du gaullisme, il en est un que l’histoire officielle préfère éviter : le choix de Maurice Couve de Murville (1907-1999) comme chef de la diplomatie française (puis comme Premier ministre de 1968 à 1969). Pendant près d’une décennie (1958-1968), soit l’un des plus longs mandats après Talleyrand, Couve va incarner la politique étrangère de la France et y laisser sa marque pour la suite. Une longévité qui, loin d’être un gage de succès, ressemble surtout à une erreur prolongée. Comme disait l’autre, il y a des fidélités qui coûtent plus cher que des trahisons… et en diplomatie, l’addition se paie toujours en influence perdue.

Car enfin, le choix alternatif existait. Comme par exemple Jacques Soustelle (1912-1990), fidèle gaulliste, ministre lui aussi du général mais seulement jusqu’en 1960 et sa rupture brutale avec ce dernier à cause justement du dossier algérien (partisan de l’Algérie française, il soutient l’OAS, rejoignant alors les opposants à Charles de Gaulle et sera poursuivi pour atteinte à la sûreté de l’État, expulsé en Suisse où il passera six ans en exil, jusqu’à l’amnistie générale de 1968).

Soustelle, grand ethnologue mondialement reconnu, brillant universitaire spécialiste du Mexique et de la civilisation maya (il entrera à l’Académie française en 1983), gaulliste de la première heure, ancien gouverneur général de l’Algérie (1955-1956), fin connaisseur du terrain, homme d’intelligence stratégique, soutien fidèle à Israël, incarnait une ligne autrement plus cohérente, notamment sur l’Algérie et le Moyen-Orient. Sa vision d’une Algérie française profondément réformée où musulmans et Européens auraient été pleinement égaux et frères, ou, à défaut, d’une partition stratégique garantissant les intérêts français et l’accès aux ressources énergétiques, offrait une profondeur stratégique que Paris abandonnera finalement. 

De Gaulle a donc préféré Couve. Et avec lui, une diplomatie de salon quand il fallait une diplomatie de terrain. Autrement dit, on a envoyé un greffier là où il fallait un capitaine…

Un parcours révélateur : du vichysme au gaullisme tardif

Il faut rappeler une évidence trop souvent édulcorée : Couve de Murville n’est pas un gaulliste originel. Il ne rejoint la France libre qu’en mars 1943 auprès du général Giraud, après un passage par Vichy. À l’inverse, Soustelle s’engage dès les premières heures aux côtés de De Gaulle. Chez certains, l’Histoire commence au bon moment ; chez d’autres, elle commence quand il n’y a plus de risque…

Avant cela, Couve, protestant, homme intelligent, inspecteur des finances, est un pur produit du Quai d’Orsay, diplomate classique, passé notamment par Le Caire où il sert comme ambassadeur dans les années 1950. Une expérience souvent présentée comme une preuve de sa connaissance du monde arabe. En réalité, elle révèle surtout une vision distante, bureaucratique, presque technocratique du terrain. Il regardait le Moyen-Orient comme on regarde une carte : à plat, sans relief, sans odeur, sans hommes. Autant dire qu’il n’y comprenait pas grand-chose…

Algérie : le renoncement érigé en doctrine

Sur la question algérienne, Couve accompagne – et légitime – le basculement gaullien vers l’abandon. Là où Soustelle pensait encore à une solution française, certes difficile mais hautement stratégique, Couve entérine une logique de retrait.

De Gaulle, trahissant sa promesse, abandonne donc l’Algérie malgré une victoire militaire sur le terrain – en effet, en 1960, le FLN est exsangue et militairement vaincu, d’où la rancœur et la haine de nombreux militaires qui l’avaient porté au pouvoir et qui chercheront à l’assassiner à plusieurs reprises par la suite –, sous la pression internationale et par choix stratégique personnel. Il n’est pas un officier de la coloniale : c’est un Européen de la France profonde, un homme du XIXe siècle, dont le regard n’est pas tourné vers le large, la mer et l’Empire. Il ne perçoit pas encore les défis qui vont structurer la France des décennies suivantes : l’immigration, l’islamisme, la bombe démographique africaine, le terrorisme. Et surtout, fidèle à une vision assimilationniste très restrictive, il ne voulait pas, selon la formule qui lui est attribuée, que “Colombey-les-Deux-Églises devienne Colombey-les-Deux-Mosquées”. Une phrase qui résume une inquiétude démographique et identitaire réelle à ses yeux, mais qui conduit à un paradoxe : en abandonnant l’Algérie, la France ouvre en réalité la voie à une immigration de masse, encouragée ensuite par le patronat et ses idiots utiles de la gauche, alors même que le maintien d’un lien politique avec l’Algérie aurait peut-être pu permettre de mieux maîtriser les flux et l’explosion démographique, qui sait ?

Résultat : une rupture brutale avec une partie du monde français, mais surtout une perte d’influence durable en Méditerranée. Les pieds-noirs et les harkis, que ni De Gaulle ni Couve n’appréciaient vraiment, ont été traités comme une variable d’ajustement. Les seconds étant lâchement abandonnés aux atroces représailles des terroristes du FLN, De Gaulle interdisant formellement à l’armée encore sur place d’intervenir lors des premiers massacres et pire, ordonnant aux officiers français de pas rapatrier leurs troupes musulmanes et leurs familles. Fort heureusement, certains sauveront l’honneur et désobéiront aux consignes en exfiltrant clandestinement leurs hommes et leurs proches, parfois au péril de leur carrière, de leur liberté et même de leur vie. Là où l’État abandonnait, quelques officiers choisirent ainsi de rester fidèles à la parole donnée et à l’honneur militaire.

Or, l’Algérie n’était pas seulement une question coloniale, c’était un pivot géopolitique et géostratégique. En s’en retirant sans stratégie d’après, la France s’est marginalisée. Après la débâcle de 1940, la défaite d’Indochine et la fin pitoyable de la guerre d’Algérie, la France entérine aux yeux du monde (et surtout du monde arabe) qu’elle n’est plus une puissance et qu’elle est faible ! Surtout, avec la perte de ses départements français au sud de la Méditerranée, elle abandonne aussi une profondeur stratégique majeure et la possibilité, ne l’oublions pas, de devenir une puissance pétrolière et gazière.

De Gaulle savait aussi qu’un maintien en Algérie aurait peut-être signifié un état de guerre permanent, à l’image d’Israël ou de la Grande-Bretagne en Irlande du Nord. Mais là où Margaret Thatcher, des années plus tard, tiendra tête à l’IRA sans rien céder malgré, elle aussi, les attentats et les pressions internationales, De Gaulle, lui, choisira la facilité et sortir du conflit. Et oui, certains encaissent et tiennent, d’autres encaissent et plient. Par ailleurs, il ne croyait pas les Français des années 1960, entrés dans la société de consommation, capables d’un tel effort sur la durée comme les Israéliens. Peut-être, sur ce point précis, avait-il assurément raison… Mais cela n’excuse pas tout et c’est un autre débat.

En attendant, l’indépendance de l’Algérie, loin d’être une sortie maîtrisée, fut expédiée à la va-vite, littéralement bâclée, bricolée à coups d’illusions et scellée par les accords d’Évian, dont les failles étaient visibles dès leur signature. À cela s’ajoutent les massacres évoqués plus haut, notamment aussi celui d’Oran en juillet 1962, et toute une série d’arrangements ultérieurs – y compris les accords de 1964 et de 1968 – qui ont davantage ressemblé à une liquidation précipitée qu’à une stratégie assumée. En clair, on a plié bagage en catastrophe en espérant que l’histoire referme le dossier. Elle ne l’a jamais fait, et la facture, elle, continue de tomber aujourd’hui sous nos yeux !

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Israël : la rupture idéologique et l’erreur de jugement

Autre tournant majeur : la politique à l’égard de l’État hébreu. La France gaullienne, sous l’influence directe de Couve, passe d’un allié stratégique à une posture de distance, de défiance voire d’hostilité.

L’embargo de 1967, décidé après la guerre des Six Jours, marque une rupture profonde. Mais plus grave encore, Couve et une partie du Quai d’Orsay – héritiers d’une vieille tradition anti-sioniste, parfois teintée d’ambiguïtés plus sombres, certains parlant même d’un vieil et profond antisémitisme – étaient convaincus qu’Israël ne tiendrait pas face à la masse arabe. Une analyse aussi brillante qu’un pronostic météo au Sahara : ils ont tout simplement inversé la réalité.

De fait donc, pour Couve comme pour De Gaulle, au fond, un Arabe ne pouvait pas être pleinement français, et un État juif ne pouvait durablement s’imposer dans la région. Double erreur de lecture.

Au final, en quelques jours, Israël gagne la guerre, et la France perd sa crédibilité et les relations entre les deux États ne seront plus jamais les mêmes… On voulait séduire le nombre arabe, bénéficier du pétrole, du gaz pas chers et des contrats d’armement ; on s’est finalement discrédité et on a perdu un allié solide pour courir après des mirages et… essayer de les vendre (avions) ! Une stratégie digne d’un joueur qui mise tout sur un cheval boiteux en espérant qu’il se mette à galoper !

La « politique arabe » : un mythe français

C’est sans doute là que l’héritage de Couve est le plus surévalué. On a longtemps présenté sa « politique arabe » comme une haute et belle vision stratégique. En réalité, elle relève davantage du mirage diplomatique et avec le recul, d’un véritable fiasco !

La fameuse « politique arabe » de De Gaulle n’est qu’une fable construite a posteriori : de fait, une simple diplomatie commerciale tournée vers le pétrole et les contrats, sans véritable compréhension des dynamiques régionales et surtout, et souvent, aux prix de toutes les concessions et les humiliations…

Contrairement à une idée reçue, Couve ne connaissait pas le monde arabe. Il ne parlait ni ses langues, ni ses codes. Sa politique reposait sur une abstraction : croire qu’en se détachant d’Israël, Paris gagnerait mécaniquement l’amitié du monde arabe, faussement perçu comme un bloc homogène et ignorant ses divisions intrinsèques. En somme, une vision technocratique où les barils de pétrole et la quête frénétique de signatures au bas de contrats commerciaux remplacent la stratégie et les intérêts sécuritaires de la France.

Au passage, rappelons que le Quai d’Orsay, comme l’armée à la même époque, avait d’ailleurs été purgé de nombre de ses cadres les plus expérimentés sur la région, souvent nés dans l’Empire, paradoxalement souvent favorables à l’Algérie française et connaisseurs du terrain. Résultat : une diplomatie hors-sol, coupée de ses propres experts.

En somme donc, une belle illusion diplomatique. La France a perdu sur les deux tableaux : moins influente à Jérusalem, pas davantage à Riyad, à Beyrouth ou au Caire. On a voulu plaire à tout le monde, et au final plus personne ne nous a pris au sérieux. C’est plus que jamais le cas de nos jours…

Liban : le mépris stratégique

Le cas du Liban est tout aussi révélateur. Comme en Algérie, Couve et une partie des élites parisiennes regardent avec condescendance les chrétiens d’Orient, pourtant les alliés, mieux, les protégés historiques de la France. Très vite, idéologie oblige, ces derniers seront même perçus comme de riches fascistes exploitant leurs pauvres compatriotes sunnites ! 

Même logique, même logiciel : abandonner les siens pour séduire les autres. Sauf qu’au Levant, cela ne fonctionne pas. On ne gagne pas des alliés en trahissant les anciens. Bien au contraire ! « Dans le monde arabe, c’est la parole qui engage l’honneur ; on y est respecté en fonction du respect de ses amitiés. L’autorité de la présence et de la parole française au Proche-Orient passait par les relations préférentielles que nous avions avec les Maronites du Liban. Quand devant un Arabe on laisse tomber ses propres amis, fussent-ils des ennemis de l’Arabe en question, on se déconsidère. Notre pays a perdu un peu de son droit de parler au Proche-Orient », Michel Rocard, 1986.

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Une empreinte durable au Quai d’Orsay

Le véritable héritage de Couve est institutionnel. Il a marqué le Quai d’Orsay d’une culture diplomatique technocratique, distante, parfois partisane et idéologique, souvent déconnectée du terrain.

Une diplomatie frileuse, de notes, de prudence excessive, de neutralité confortable. Une diplomatie commerciale où l’on confond influence et carnet de commandes.

Dans mon livre Les Trente Honteuses (VA Éditions, 2020), préfacé par Alain Chouet, j’avais montré comment cette culture a progressivement contribué au déclassement et l’effacement français dans le monde arabe et au Moyen-Orient. Couve en est l’un des principaux artisans. Il n’a pas détruit l’influence française ; il l’a lentement anesthésiée, ce qui est parfois pire.

De Gaulle, prisonnier de son choix

Reste une question : pourquoi De Gaulle a-t-il maintenu Couve si longtemps ?

Sans doute par fidélité, par goût des profils dociles et discrets, par méfiance envers les fortes personnalités comme Soustelle. Or en matière de politique étrangère, la docilité et la discrétion ne sont pas toujours des vertus. À trop aimer les hommes sans éclat, on finit par produire une politique sans relief. En attendant, à l’international, chasse gardée du général, il appartenait à Couve, à ce poste régalien, de mettre en œuvre la politique étrangère d’obédience gaullienne, certes efficace et prestigieuse dans le reste du monde en cette période de Guerre froide, mais beaucoup moins glorieuse, on l’a vu, dans le monde arabe et en Méditerranée, notre principale frontière…

Et c’est là tout le paradoxe gaullien : De Gaulle voulait une France souveraine, indépendante des blocs et maîtresse de son destin. Pourtant, sous l’influence de Couve et de cette fameuse “politique arabe”, Paris va progressivement substituer une dépendance à une autre. En croyant s’émanciper de Washington et des anciennes logiques atlantiques, la France s’est peu à peu placée sous la dépendance énergétique, financière et commerciale des pétromonarchies du Golfe !

Sans contestation possible, De Gaulle restera un grand homme d’État, un monument, le héros et le sauveur de la France, et de son honneur, en 1940, puis celui qui, à son retour en 1958, a modernisé la France et tenté de lui redonner son rang pour un temps. Mais son choix de Couve constitue sa deuxième grande erreur stratégique. La première, plus profonde encore, fut d’avoir laissé l’éducation, l’université, la culture et les médias à la gauche et aux communistes puis très vite à l’islamo-gauchisme – une faute dont nous payons encore aujourd’hui les conséquences avec cette chape de plomb idéologique et ce véritable terrorisme intellectuel (et pas qu’intellectuel !) qui faussent et prennent en otage, encore ne nos jours, toutes les analyses froides, sérieuses et réalistes sur le monde arabo-musulman. On peut d’ailleurs s’étonner qu’un homme tel que de De Gaulle n’ait pas pris la peine de lire Antonio Gramsci…

À cela s’ajoute une tache sombre et durable sur cet héritage évoquée plus haut : l’abandon des harkis, livrés aux massacres dans des conditions tragiques, une page douloureuse et honteuse qui continue de hanter la mémoire nationale…

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Un héritage à réévaluer

Couve de Murville n’a pas été un grand stratège. Bien qu’il ne fût au final qu’un exécutant soumis, docile et habile de la politique étrangère insufflée par de Gaulle, un diplomate prudent mais sans véritable vision, il fut également, lorsque le Général venait à douter ou à hésiter, celui qui savait lui souffler à l’oreille les options les plus contestables – autrement dit, moins un guide qu’un mauvais conseiller aux heures décisives.

Son bilan est ainsi celui d’une France qui commence à douter d’elle-même à l’extérieur et notamment au sud de la Méditerranée.

Et au fond, toute l’ambiguïté est là : sous couvert de réalisme et surtout de bonnes affaires, il a installé une forme de renoncement. Un renoncement élégant, bien écrit, bien présenté… mais un renoncement quand même.

Le plus frappant est peut-être que cette culture diplomatique porte encore aujourd’hui sa marque. L’ombre de Couve plane toujours sur le Quai d’Orsay : même prudence paralysante, même obsession du compromis sans levier, même diplomatie commerciale déguisée en stratégie. Et pendant que Paris rédige des notes et organise des conférences sans effets, la France se retrouve progressivement hors-jeu dans presque tous les grands dossiers brûlants et actuels du Moyen-Orient. À force de croire que la géopolitique se résume à la méthode Coué, à des communiqués feutrés et à des contrats, on finit surtout par disparaître des tables où se décide l’Histoire.

Dans un monde où le rapport de force reste la règle, ce type d’héritage se paie encore et toujours aujourd’hui…

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Roland Lombardi

Roland Lombardi

Roland Lombardi est docteur en Histoire, géopolitologue, spécialiste du Moyen-Orient et des questions de sécurité et de défense. Fondateur et directeur de la publication du Diplomate.

Il est chargé de cours au DEMO – Département des Études du Moyen-Orient – d’Aix Marseille Université et enseigne la géopolitique à Excelia Business School de La Rochelle.

Il est régulièrement sollicité par les médias du monde arabe. Il est également chroniqueur international pour Al Ain. Il est l’auteur de nombreux articles académiques de référence notamment : « Israël et la nouvelle donne géopolitique au Moyen-Orient : quelles nouvelles menaces et quelles perspectives ? » in Enjeux géostratégiques au Moyen-Orient, Études Internationales, HEI – Université de Laval (Canada), VOLUME XLVII, Nos 2-3, Avril 2017, « Crise du Qatar : et si les véritables raisons étaient ailleurs ? », Les Cahiers de l’Orient, vol. 128, no. 4, 2017, « L’Égypte de Sissi : recul ou reconquête régionale ? » (p.158), in La Méditerranée stratégique – Laboratoire de la mondialisation, Revue de la Défense Nationale, Été 2019, n°822 sous la direction de Pascal Ausseur et Pierre Razoux, « Ambitions égyptiennes et israéliennes en Méditerranée orientale », Revue Conflits, N° 31, janvier-février 2021 et « Les errances de la politique de la France en Libye », Confluences Méditerranée, vol. 118, no. 3, 2021, pp. 89-104. Il est l’auteur d’Israël au secours de l’Algérie française, l’État hébreu et la guerre d’Algérie : 1954-1962 (Éditions Prolégomènes, 2009, réédité en 2015, 146 p.). Co-auteur de La guerre d’Algérie revisitée. Nouvelles générations, nouveaux regards. Sous la direction d’Aïssa Kadri, Moula Bouaziz et Tramor Quemeneur, aux éditions Karthala, Février 2015, Gaz naturel, la nouvelle donne, Frédéric Encel (dir.), Paris, PUF, Février 2016, Grands reporters, au cœur des conflits, avec Emmanuel Razavi, Bold, 2021 et La géopolitique au défi de l’islamisme, Éric Denécé et Alexandre Del Valle (dir.), Ellipses, Février 2022. Il a dirigé, pour la revue Orients Stratégiques, l’ouvrage collectif : Le Golfe persique, Nœud gordien d’une zone en conflictualité permanente, aux éditions L’Harmattan, janvier 2020.

Ses derniers ouvrages : Les Trente Honteuses, la fin de l’influence française dans le monde arabo-musulman (VA Éditions, Janvier 2020) – Préface d’Alain Chouet, ancien chef du service de renseignement et de sécurité de la DGSE, Poutine d’Arabie (VA Éditions, 2020), Sommes-nous arrivés à la fin de l’histoire ? (VA Éditions, 2021), Abdel Fattah al-Sissi, le Bonaparte égyptien ? (VA Éditions, 2023).

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