EXCLUSIF – Le Grand Entretien avec Reza Pirzadeh –  Entre guerre classique et guerre hybride : les ressorts de la résilience iranienne

EXCLUSIF – Le Grand Entretien avec Reza Pirzadeh –  Entre guerre classique et guerre hybride : les ressorts de la résilience iranienne

lediplomate.media — imprimé le 23/03/2026
Reza Pirzadeh
Réalisation Le Lab Le Diplo

Au moment où la guerre entre les alliés israélo-américains et l’Iran (puis ses milices régionales alliées) est en train de « s’ukrainiser » et où la République islamique iranienne mise sur les armes hybrides de l’idéologie, de la subversion et des outils économico-énergétiques, Reza Pirzadeh, ex-directeur de cabinet du prince héritier en exil, Reza Pahlavi, fils du dernier Shah d’Iran, analyse pour Le Diplomate, les ressorts des capacités de résilience du régime des Pasdarans et des Mollahs qui ont perdu la guerre classique mais sont capables de gagner la guerre asymétrique et hybride face à un Occident dont les dirigeants sont tributaires des opinions publiques, des échéances électorales et des cours la bourse, du gaz, du pétrole et des chaînes d’approvisionnements 

Reza Pirzadeh a été durant des années l’un des conseillers les plus proches du Prince Reza Pahlavi, fils du dernier Shah d’Iran, remplacé par la théocratie de l’Ayatollah Khomeiny en 1979. Ayant créé et dirigé des sociétés aux Etats-Unis et en France consacrées à la stratégie, les relations internationales et les relations institutionnelles de haut niveau, il a piloté depuis 20 ans des projets à fort impact politique et médiatique, dont Andisheh TV, une chaîne de télévision par satellite basée à Paris et Los Angeles qui diffusait des programmes en persan axés sur la promotion de la démocratie et des droits de l’homme en Iran. Installé en France après avoir vécu des années aux Etats-Unis qu’il connaît parfaitement de l’intérieur, il collabore notamment avec le prestigieux Institut Montaigne, où il apporte son analyse sur les questions géopolitiques liées à l’Iran et au Moyen-Orient. Il y a récemment publié une note intitulée « Quel avenir pour le mouvement démocratique iranien ? » (Janvier 2026), qui explore les scénarios de changement politique en Iran face à la répression. Consulté par de nombreux médias et politiques, son analyse dépassionnée est objective, loin des positions émotionnelles peu réalistes d’opposants interrogés sur les plateaux qui ont cru hâtivement, lors des manifestations anti-régime à Téhéran, que Donald Trump allait renverser par l’imposante armada américaine dans la région, la théocratie totalitaire chiite khomeiniste. Plus la guerre de Trump et de Netanyahou se prolonge, plus notre analyste est sceptique sur l’issue et plus il craint que Trump ne soit tombé dans un piège tendu par un pouvoir qui se prépare depuis 30 ans à tous les scénarios et qui compte infliger à l’Amérique – plus qu’à Israël, pour qui l’enjeu est vital, à la différence de Washington – une défaite sur le terrain non-militaire de l’économie, de la finance et de la politique intérieure. 

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Propos recueillis par Alexandre Del Valle

Israël vient d’éliminer Ali Larijani, que l’on présentait comme l’homme fort du régime. Pensez-vous que cette élimination peut précipiter l’effondrement de la République islamique ?

Vous avez raison, Ali Larijani était un pilier du régime. Certains considéraient même qu’il pouvait, le cas échéant, incarner une forme d’alternative interne. Cependant, la République islamique n’est pas une simple dictature militaire : c’est un régime issu d’une révolution et structuré autour d’une idéologie puissante. À ce stade, ces éliminations ciblées n’ont pas produit les effets escomptés. Au contraire, elles semblent renforcer, au moins à court terme, la logique de confrontation. D’ailleurs, dès le lendemain de l’élimination d’Ali Larijani, le régime a mené des attaques significatives contre des installations gazières au Qatar et pétrolières en Arabie saoudite, démontrant sa capacité de réaction et sa volonté de répondre coup pour coup.

Justement, l’aviation israélienne a mené des frappes contre les installations gazières de South Pars d’Iran qui en réponse a attaqué les installations gazières du Qatar. Pensez-vous que cibler les sources de revenu du régime des mollahs peut provoquer sa chute ?

À court terme, je ne le crois pas. En revanche, ce type d’attaques ouvre une logique d’escalade et permet à la République islamique de riposter en visant, à son tour, les installations gazières et pétrolières des pétromonarchies du Golfe persique, et d’aggraver ainsi la crise énergétique mondiale, en augmentant le coût économique — et donc politique — de la guerre pour l’administration Trump. Par ailleurs, ces frappes contre des infrastructures vitales iraniennes contribuent à renforcer, au sein de la population, l’idée que l’objectif réel d’Israël et des États-Unis n’est pas un changement de régime, mais l’affaiblissement de l’Iran lui-même. Cela a pour effet de consolider un réflexe de ralliement national — ce que l’on appelle l’« effet drapeau » — que le régime cherche précisément à susciter.

Les objectifs stratégiques d’Israël dans cette guerre semblent clairs, mais ceux des États-Unis apparaissent plus ambigus. Comment expliquer cette divergence entre alliés ? 

Cette divergence tient d’abord au fait que les États-Unis et Israël n’ont pas exactement les mêmes intérêts stratégiques. Au sein de l’appareil d’État américain — diplomates, militaires, services de renseignement — beaucoup privilégiaient une solution diplomatique. L’option militaire a été avant tout un choix politique porté par Donald Trump lui-même. C’est ce qui explique en partie pourquoi l’administration américaine n’a jamais réussi à formuler des objectifs de guerre parfaitement clairs, ni vis-à-vis de l’opinion publique, ni même lors des briefings devant le Congrès.

Il semble que Donald Trump, conforté par son succès au Venezuela, ait pu être convaincu par Benjamin Netanyahou et par certains de ses conseillers qu’une confrontation militaire avec l’Iran pourrait également déboucher sur une victoire rapide et spectaculaire. L’idée était que l’élimination du guide suprême et d’autres responsables politiques et militaires provoquerait l’effondrement rapide de la République islamique. Or cette hypothèse repose sur une lecture très simplifiée de la réalité iranienne et d’une sous-estimation des capacités du régime. La République islamique n’est pas un régime qui s’effondre mécaniquement, même après avoir été décapité : c’est un système politique complexe, doté d’institutions multiples et d’un appareil sécuritaire puissant. Depuis le début du conflit, on observe donc une certaine ambiguïté stratégique du côté américain, avec des déclarations contradictoires et des objectifs qui semblent évoluer au fil des événements.

Pour le gouvernement israélien, l’objectif affiché dépasse la seule question nucléaire : il s’agit d’obtenir un changement de régime. Mais cet objectif nécessite l’adhésion d’une large majorité du peuple iranien. Or plus la guerre se prolonge, plus une partie de la société iranienne — y compris parmi ceux qui s’opposent à la République islamique — la rejette par réflexe patriotique, car elle est de plus en plus perçue comme une menace contre l’intégrité de l’Iran et une tentative d’affaiblir durablement l’Iran et non le régime. 

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La destruction d’infrastructures civiles, notamment les usines de dessalement, marque-t-elle une transformation durable de la guerre au Moyen-Orient, une « ukrainisation », cela est-il contre-productif ou dangereux, ou bien calculé ?

La destruction d’infrastructures civiles — hôpitaux, écoles, universités, installations d’eau ou encore réservoirs de carburant préoccupent beaucoup d’Iraniens. Les frappes contre certains dépôts d’essence à Téhéran ont par exemple provoqué d’importantes pollutions toxiques et, pendant plusieurs jours, une véritable « pluie noire » liée aux retombées de combustion. La destruction de réservoirs d’eau douce ou d’autres infrastructures vitales accentue encore les conséquences humanitaires pour la population. Mais au-delà de l’aspect humanitaire, ces opérations ont surtout un fort effet politique sur la partie de la population iranienne qui, au départ, pouvait croire qu’une intervention militaire aboutirait à un changement de régime.

Or ce que l’on observe aujourd’hui à l’intérieur de l’Iran est plutôt l’effet inverse. Il faut ici faire une distinction importante entre la diaspora iranienne, coupée des réalités quotidiennes du pays, et la société iranienne qui vit la guerre sur le terrain. À l’intérieur du pays, ces destructions renforcent progressivement un phénomène classique en situation de guerre : l’« effet drapeau », c’est-à-dire un réflexe patriotique de défense nationale. Le sentiment qui se diffuse de plus en plus dans la société iranienne est que cette guerre apparaît moins comme une guerre destinée à libérer les Iraniens que comme une guerre qui affaiblit l’Iran lui-même, en détruisant ses infrastructures et en aggravant les souffrances de la population. En un mot, les iraniens se sentent coincés entre le marteau et l’enclume.

Dans quelle mesure la stratégie iranienne d’usure peut-elle réellement fonctionner face à la supériorité militaire américaine et israélienne ? Que vise le Régime des Mollahs ?

La stratégie de la République islamique repose sur une logique classique du « faible au fort ». Les dirigeants du régime ont anticipé la possibilité d’une confrontation militaire avec les États-Unis et Israël depuis au moins deux décennies. Une grande partie de leur doctrine militaire et stratégique a précisément été construite pour gérer ce type de scénario. Dans cette perspective, l’objectif de Téhéran n’est pas de remporter une victoire militaire conventionnelle — ce qui serait impossible face à la supériorité technologique et militaire américaine — mais de transformer le conflit en une guerre d’usure politique, économique et stratégique. Un premier axe consiste à élargir le coût régional du conflit. L’Iran frappe ainsi les bases militaires américaines et les infrastructures stratégiques situées dans les pays arabes du Golfe Persique. Le message envoyé par Téhéran est clair : si ces bases servent de point de départ à des attaques contre l’Iran, ces États deviennent eux-mêmes des cibles légitimes. Cette stratégie vise à fragiliser la stabilité politique et économique de ces pays — qu’il s’agisse des Émirats arabes unis, du Qatar ou de Bahreïn — et surtout à les pousser à faire pression sur Washington pour arrêter la guerre.

Le second axe est économique et financier. L’Iran sait que l’un de ses principaux leviers stratégiques réside dans le détroit d’Hormuz et dans la sécurité de la navigation pétrolière dans le Golfe. En rendant la circulation des pétroliers incertaine ou dangereuse, Téhéran provoque une forte hausse des prix du pétrole et crée un choc énergétique mondial. De plus, le régime sait parfaitement que les Etats-Unis n’ont pas de solution militaire facile et peu coûteuse pour répondre à ce défi. D’ailleurs, l’appel à l’aide de Trump à d’autres pays – la Chine, la France, le Japon, la Corée du sud et le Royaume-Uni – pour sortir de ce piège ne peut que renforcer les dirigeants iraniens dans leur stratégie. 

En réalité, la stratégie iranienne consiste à déplacer le centre de gravité du conflit : il ne s’agit pas de battre militairement les États-Unis et Israël, mais d’augmenter considérablement le coût économique et politique de la guerre au point d’amener Donald Trump à considérer que le coût du conflit devient insupportable. Alors, la République islamique considérera avoir gagné la guerre.

La Russie apparaît-elle comme l’un des grands gagnants indirects de cette guerre ? Le rôle potentiel de Vladimir Poutine comme médiateur entre Washington et Téhéran est-il crédible dans le contexte actuel ?

La Russie fera très probablement partie des gagnants indirects de cette guerre, pour plusieurs raisons. La première est stratégique : pendant que l’attention internationale est largement concentrée sur l’Iran, le Golfe Persique et le détroit d’Hormuz, la Russie peut poursuivre sa guerre en Ukraine dans un contexte médiatique et diplomatique beaucoup moins focalisé sur ce front. La deuxième raison concerne la question des ressources militaires. Les États-Unis utilisent dans ce conflit une part importante de leurs capacités et de leurs stocks de munitions. Cela signifie mécaniquement moins de ressources disponibles pour soutenir l’Ukraine face à la Russie, ce qui constitue un avantage indirect mais réel pour Moscou. Le troisième élément est économique. Toute déstabilisation du Golfe Persique qui provoque une hausse des prix du pétrole bénéficie à la Russie, dont l’économie reste fortement dépendante des exportations d’hydrocarbures. Dans ce contexte, la combinaison de prix élevés de l’énergie et la suspension des sanctions américaines contre le pétrole russe, renforce sensiblement la capacité de Moscou à financer son effort de guerre. S’agissant du rôle potentiel de Vladimir Poutine comme médiateur entre Washington et Téhéran, le point important est qu’il est l’un des rare dirigeant du monde à avoir de bonnes relations personnelles avec les deux parties. 

Enfin, au-delà même de la Russie, le grand bénéficiaire stratégique de cette situation me semble être la Chine. Pékin observe avec intérêt le risque de voir les États-Unis s’enliser une nouvelle fois dans une crise majeure au Moyen-Orient. Dans la perspective de la rivalité stratégique qui structure de plus en plus le XXIᵉ siècle entre Washington et Pékin, la Chine se présentera comme une puissance de stabilisation et de médiation, tout en laissant les États-Unis apparaître, aux yeux des pays du « Sud global », comme une puissance associée à des conflits et à l’instabilité.

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Comment expliquer la relative passivité militaire des monarchies du Golfe malgré leur hostilité historique envers la République islamique d’Iran ? Le piège que Téhéran leur tend, se positionner avec l’axe USA -Israël, peut-il les mettre en porte-à-faux avec les peuples musulmans ou affaiblir encore plus l’Iran ? 

La passivité militaire des monarchies du Golfe s’explique d’abord par un rapport de forces qu’elles connaissent très bien. Sur le papier, certains États comme les Émirats arabes unis disposent d’équipements militaires très modernes et très coûteux. Mais les expériences récentes, notamment la guerre au Yémen contre les Houthis, ont montré les limites de leur capacité à utiliser efficacement ces moyens militaires dans un conflit réel. Face à l’Iran, ces pays savent donc qu’ils se trouvent dans une position de vulnérabilité et redoutent fortement des représailles directes. Il existe également une dimension politique interne. Ces monarchies entretiennent aujourd’hui des relations étroites avec les États-Unis et, pour certaines d’entre elles, avec Israël. Or cette proximité stratégique n’est pas acceptée par leurs opinions publiques, notamment en raison de la question palestinienne. La République islamique d’Iran joue précisément sur cette fragilité politique : elle sait que ces régimes doivent constamment arbitrer entre leur alignement stratégique avec Washington et Tel-Aviv et les sensibilités de leur propre population. 

Un troisième élément concerne la fragilité structurelle de leur modèle économique. Les économies de ces pétro-monarchies reposent largement sur la stabilité régionale, l’attractivité financière et le développement de grands hubs commerciaux, touristiques et d’investissement. Or, cette guerre vient de démontrer la fragilité de ce modèle. On le voit déjà avec les inquiétudes qui apparaissent autour de places comme Dubaï, dont la prospérité dépend précisément d’un environnement régional stable.

Les négociations qui ont précédé la guerre montrent qu’un compromis était encore possible. Pouvez-vous nous dire en quoi Téhéran avait fait de fortes concessions alors que les médias ont dit qu’ils ne voulaient lâcher sur rien ? Qui a vraiment voulu faire échouer ces négociations ?

Mon analyse se fonde uniquement sur les déclarations publiques de certains acteurs impliqués dans le processus, notamment celles du ministre omanais des Affaires étrangères, qui jouait le rôle de médiateur. À l’issue des discussions qui se sont tenues à Genève, il avait déclaré que des « avancées historiques » avaient été réalisées et que les parties étaient très proches d’un compromis. Selon ses propos, plusieurs éléments importants semblaient faire l’objet d’un accord de principe. Le premier concernait la dimension sécuritaire régionale : la République islamique aurait accepté de prendre un engagement vérifiable de ne pas utiliser en premier ses missiles balistiques contre Israël. Le second point portait sur le dossier nucléaire. Téhéran aurait accepté de limiter l’enrichissement de l’uranium à 3,5 %, c’est-à-dire à un niveau compatible avec un usage civil, conforme au traité de non prolifération. Concernant la question du stock existant de 450 kg d’uranium enrichi à 60%, il semble qu’un accord se dessinait sur l’idée d’un transfert à une partie tierce de la moitié de ce stock et la dilution, sous la supervision de l’Agence internationale de l’énergie atomique de l’autre moitié. Ces avancées semblaient suffisamment importantes pour que les deux parties s’accordent sur la poursuite du processus et planifient un nouveau cycle de négociations à Vienne quelques jours plus tard. Je ne suis évidemment pas en mesure de dire qui a réellement voulu faire échouer ces négociations. Mais ce qui est certain, c’est que les résultats qui avaient été obtenus lors de ce dernier round à Genève montraient qu’un compromis restait possible. 

Dans ce contexte, estimez-vous comme certains que Donald Trump pourrait sortir de ce bourbier dès que la crise énergétique et l’inflation seront trop ingérables électoralement, notamment en négociant avec des « pragmatiques » durs du régime mais capables de gérer une restructuration de survie de la République islamique, si cela n’est pas trop tard ?…

Depuis plusieurs jours, il est clair que Donald Trump cherche à montrer à l’opinion publique américaine qu’il a remporté une victoire et qu’il souhaite sortir de ce conflit en pouvant présenter une grande victoire. Comme dans beaucoup de crises internationales, la dimension politique intérieure joue un rôle déterminant : aucun président américain ne peut s’engager durablement dans un conflit coûteux si les conséquences économiques — notamment sur l’énergie et l’inflation — deviennent trop lourdes pour l’électorat. Il semble d’ailleurs que la partie américaine ait déjà proposé un cessez-le-feu à la partie iranienne. Selon plusieurs déclarations venant de Téhéran, la République islamique aurait refusé cette proposition en posant ses conditions : des compensations financières pour les dommages causés par les frappes américaines et israéliennes, mais aussi des garanties que de telles attaques ne se reproduiront plus. Pour l’instant, ce sont des conditions que Washington ne semble pas prêt à accepter. Le problème est donc que chacune des deux parties cherche à sortir du conflit en pouvant revendiquer la victoire. Dans ce contexte, une issue négociée reste possible, mais elle suppose à la fois la reprise d’un véritable processus diplomatique et, très probablement, l’épuisement de l’une des deux parties.

Deux scénarios peuvent être envisagés. Le premier serait celui d’un affaiblissement militaire de l’Iran. Si la République islamique constatait qu’elle n’est plus en mesure de poursuivre la guerre — faute de munitions, de drones ou de missiles — et si l’existence même du régime venait à être réellement menacée, elle pourrait alors être contrainte d’accepter une forme de capitulation et de se résoudre à un accord défavorable.

Le second scénario serait celui d’un épuisement politique et économique du côté américain. Si le coût de la guerre devenait trop lourd pour les États-Unis, notamment en raison de ses conséquences sur l’économie et sur la situation énergétique, mais aussi à l’approche des élections de mi-mandat, Donald Trump pourrait décider de déclarer la victoire, de mettre fin aux opérations militaires et d’entamer des négociations avec la République islamique d’Iran.

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