DÉCRYPTAGE – La paix d’Ormuz et le nouveau prix de la puissance américaine

DÉCRYPTAGE – La paix d’Ormuz et le nouveau prix de la puissance américaine

lediplomate.media — imprimé le 16/06/2026
Donald Trump
Capture d’ecran

Par Giuseppe Gagliano, Président du Centro Studi Strategici Carlo De Cristoforis (Côme, Italie)

Quand une trêve devient un règlement de comptes stratégique

Le mémorandum d’entente entre les États-Unis et l’Iran, annoncé comme une étape vers la cessation de la guerre, ne peut pas être lu comme un simple document diplomatique. Si les contenus attribués à l’accord sont confirmés, nous sommes face à un texte qui ne se limite pas à faire taire les armes, mais redéfinit la manière dont Washington et Téhéran entendent mesurer leur force dans le golfe Persique, au Levant et dans l’ensemble du Moyen-Orient.

La formule choisie par Téhéran est significative : fin immédiate et définitive de la guerre, y compris sur les fronts régionaux, Liban compris. Cela signifie que l’accord ne concerne pas seulement la confrontation directe entre les États-Unis et l’Iran, mais aussi le réseau de crises qui relie depuis des années le Golfe, la Méditerranée orientale, la mer Rouge, l’Irak, la Syrie, le Yémen et le Liban. Autrement dit, le mémorandum prétend intervenir non sur un seul incendie, mais sur tout le système de combustion moyen-oriental.

L’enjeu est politique avant même d’être militaire. Les États-Unis ont besoin de clore une crise qui risquait de se transformer en conflit régional ingérable, avec des effets immédiats sur l’énergie, les marchés et la sécurité de leurs alliés. L’Iran, au contraire, a besoin de démontrer que la stratégie de la résistance, de la pression indirecte et de la tenue nationale a produit des résultats concrets. C’est pourquoi l’accord naît déjà dans une double narration : pour Washington, c’est le retour de la diplomatie ; pour Téhéran, c’est la confirmation que l’adversaire a été contraint de négocier.

Le Golfe comme théâtre de la nouvelle diplomatie coercitive

Le golfe Persique n’est jamais seulement une région. C’est un levier de l’économie mondiale. Par Ormuz passent l’énergie, la sécurité maritime, les assurances, la finance, le commerce asiatique, l’équilibre européen et la stabilité des prix. Lorsque le détroit est menacé ou fermé, même partiellement, ce ne sont pas seulement les marines militaires qui se mettent en mouvement. Ce sont aussi les marchés, les banques, les compagnies pétrolières, les armateurs, les gouvernements importateurs et les appareils de sécurité.

La réouverture d’Ormuz et les opérations de déminage prennent donc une signification immense. Ce ne sont pas simplement des mesures techniques. Elles indiquent que la guerre a atteint un point au-delà duquel aucun des deux protagonistes principaux ne voulait vraiment aller. Car une guerre longue dans le Golfe aurait signifié des prix de l’énergie hors de contrôle, une hausse des coûts d’assurance, une pression sur les économies occidentales, l’irritation des importateurs asiatiques et un risque permanent d’incidents militaires.

La paix annoncée ne naît donc pas nécessairement d’une confiance réciproque. Elle naît du calcul. Les États-Unis savent qu’ils ne peuvent pas se permettre une déstabilisation permanente d’Ormuz. L’Iran sait qu’il peut utiliser la géographie comme arme politique. Le mémorandum est le point de rencontre entre ces deux consciences : Washington conserve l’objectif d’empêcher une crise énergétique mondiale ; Téhéran démontre qu’aucune architecture régionale ne peut être construite en ignorant son rôle.

L’Iran encaisse avant de négocier

La structure des quatorze points attribués à l’accord montre une donnée essentielle : l’Iran n’entend pas entrer dans les négociations finales comme une partie vaincue. Au contraire, il exige des bénéfices anticipés. Avant même de discuter l’accord définitif, il demande la suspension des sanctions pétrolières, la levée du blocus naval, le déblocage d’une partie des fonds gelés et la reconnaissance de sa souveraineté.

C’est une approche très précise. Téhéran veut empêcher que la négociation se transforme en réplique des schémas précédents, dans lesquels l’Iran acceptait des limites immédiates en échange de promesses futures. Cette fois, la logique semble inversée : d’abord le soulagement économique et politique, ensuite la négociation. D’abord l’argent, ensuite le nucléaire. D’abord la réouverture de l’espace énergétique, ensuite la discussion sur les matières enrichies et l’enrichissement.

Le déblocage de 24 milliards de dollars, dont la moitié devrait être disponible avant le début des pourparlers finaux, est le symbole de cette approche. Pour l’Iran, il ne s’agit pas seulement de liquidités. C’est une preuve de fiabilité de l’interlocuteur américain. Après le retrait des États-Unis de l’accord nucléaire de 2015, Téhéran ne se contente plus de déclarations politiques. Il exige des garanties matérielles, vérifiables et immédiates.

Reconstruction ou réparation géopolitique

Plus importante encore est la demande de plans de reconstruction d’au moins 300 milliards de dollars à la charge des États-Unis et de leurs alliés. Ici, le mémorandum dépasse le terrain de la cessation des hostilités et se déplace vers celui de la compensation stratégique.

L’Iran semble vouloir transformer la fin de la guerre en reconnaissance politique : non seulement la fin des opérations militaires, non seulement la fin du blocus naval, non seulement la fin des sanctions sur le pétrole, mais aussi une contribution à la reconstruction du pays. Une telle approche, si elle était acceptée, aurait une valeur énorme. Elle signifierait que l’Iran n’est pas traité comme une puissance brisée, mais comme un acteur capable d’imposer un prix à la normalisation.

C’est de là que naît aussi la difficulté américaine. Pour Washington, un plan de reconstruction pourrait être présenté comme un investissement dans la stabilité régionale. Pour Téhéran, il serait au contraire la reconnaissance de sa victoire. Pour Israël et pour certains partenaires régionaux des États-Unis, il pourrait apparaître comme une récompense accordée à un adversaire qui conserve intact son réseau d’influence.

La grande exclusion : missiles et résistance hors de la table

Le passage politiquement le plus sensible concerne l’ordre du jour des négociations finales. Selon la formulation attribuée à l’accord, le futur compromis devrait concerner seulement le sort des matières enrichies, l’enrichissement, la levée des sanctions et le plan de reconstruction économique. Resteraient en revanche hors de la table le programme balistique iranien et le soutien aux groupes dits de résistance.

Pour Téhéran, ce serait une conquête fondamentale. Depuis des années, l’objectif américain, israélien et en partie européen a été d’élargir la négociation au-delà du nucléaire, en y incluant les missiles balistiques, les drones, les milices alliées, le Hezbollah, les groupes irakiens, l’influence en Syrie, les liens avec le Yémen et la capacité de pression sur Israël. L’Iran a toujours refusé cette approche, car elle aurait signifié discuter non pas d’un seul programme, mais de sa doctrine de sécurité nationale.

Si cette exclusion était confirmée, l’Iran conserverait sa profondeur stratégique. Il pourrait accepter des limitations sur le nucléaire sans démanteler le système de dissuasion régionale construit au cours des dernières décennies. C’est là le véritable nœud. Le nucléaire est le dossier le plus visible. Mais la force iranienne ne se mesure pas seulement aux centrifugeuses. Elle se mesure à la capacité d’activer ou de désactiver des fronts multiples, du Liban à la mer Rouge, de l’Irak à la Syrie.

Le Liban comme thermomètre de l’accord

La mention du Liban n’a rien d’accidentel. Le front libanais représente l’un des points les plus délicats de tout l’équilibre moyen-oriental. Si le mémorandum produit une véritable réduction de la tension entre Israël et le Hezbollah, alors l’accord pourra être considéré comme quelque chose de plus qu’un cessez-le-feu tactique. Si, au contraire, le front nord d’Israël devait se rallumer, la crédibilité de tout le mécanisme serait immédiatement remise en cause.

Le Liban est important parce qu’il n’est pas seulement un théâtre local. C’est le lieu où se rencontrent la sécurité israélienne, l’influence iranienne, la fragilité de l’État libanais, le rôle du Hezbollah, l’attention française, la présence diplomatique américaine et la crainte d’une guerre régionale. En ce sens, la paix dans le Golfe devra être vérifiée sur les rives de la Méditerranée orientale.

Il en va de même, sous des formes différentes, pour l’Irak, la Syrie, le Yémen et la mer Rouge. Une véritable trêve devrait réduire la pression de tout l’axe régional lié à Téhéran. Mais une trêve partielle pourrait simplement déplacer la tension d’un front à l’autre. C’est le risque classique du Moyen-Orient : non pas la fin du conflit, mais sa migration géographique.

L’évaluation militaire : arrêter l’escalade sans perdre la dissuasion

Du point de vue militaire, l’accord répond à une nécessité immédiate : empêcher que la confrontation entre les États-Unis et l’Iran dépasse le seuil du contrôle politique. Dans une région où opèrent flottes, bases américaines, systèmes de missiles, milices, drones, groupes armés et services de renseignement concurrents, le risque d’erreur de calcul est permanent.

Le blocus naval, les mines, la menace sur Ormuz, la pression sur les ports, les attaques indirectes et la présence de forces américaines dans la région créent un environnement dans lequel un incident peut rapidement devenir une crise, et une crise peut devenir une guerre. Le mémorandum tente de geler ce mécanisme. Mais geler ne signifie pas résoudre.

Les États-Unis devront éviter d’apparaître comme la puissance qui recule. L’Iran devra éviter d’apparaître comme le pays qui accepte des conditions extérieures. Israël devra décider s’il considère l’accord comme une pause utile ou comme une menace stratégique. Les monarchies du Golfe devront comprendre si la réduction de la tension les rend plus sûres ou si elle confère à Téhéran un rôle régional plus vaste.

La vraie difficulté sera de maintenir la dissuasion dans la désescalade. Trop de pression peut faire sauter l’accord. Trop de concessions peuvent convaincre l’Iran que la stratégie de la menace fonctionne. Trop de liberté d’action israélienne peut faire s’effondrer la table. Trop de rigidité américaine peut ramener tout le monde au point de départ.

Le pétrole comme langage de la paix

Sur le plan économique, l’effet le plus immédiat concerne le pétrole iranien. La suspension des sanctions sur la vente de pétrole, de produits pétrochimiques et de dérivés permettrait à Téhéran de revenir avec plus de force sur les marchés internationaux. Cela aurait des conséquences directes sur le prix de l’énergie, les choix des importateurs asiatiques, les équilibres entre producteurs et les stratégies des grandes compagnies.

L’Iran dispose de ressources considérables, mais il a fonctionné pendant des années sous des contraintes financières, commerciales, assurantielles et bancaires. La normalisation, même partielle, des exportations permettrait au gouvernement iranien d’obtenir des devises, de stabiliser son budget, de financer les infrastructures, de soutenir la monnaie nationale et d’atténuer le mécontentement intérieur.

Pour l’Europe, la question est plus complexe. D’un côté, davantage de pétrole sur le marché peut signifier des prix plus bas et une plus grande sécurité énergétique. De l’autre, le retour économique de l’Iran ouvre un problème politique : jusqu’où les entreprises européennes pourront-elles revenir sur le marché iranien sans craindre de nouvelles sanctions américaines futures ? C’est le spectre de 2015. Beaucoup d’entreprises européennes avaient alors regardé l’Iran comme un grand marché potentiel, avant de se retirer lorsque Washington changea de ligne.

Chine, Russie et Europe face au retour iranien

La dimension géoéconomique est décisive. Un Iran partiellement réintégré aux marchés ne serait pas seulement un producteur de pétrole. Ce serait un vaste espace de compétition entre puissances. La Chine, qui a renforcé sa présence économique et stratégique en Iran durant les années d’isolement, chercherait à conserver une position privilégiée. Pékin a besoin d’énergie, de routes terrestres, d’influence eurasiatique et de partenaires capables de réduire la pression américaine.

La Russie regarderait le processus avec davantage d’ambivalence. Moscou partage avec Téhéran une partie de l’antagonisme envers l’Occident, mais un Iran moins isolé pourrait devenir plus autonome et moins dépendant de l’axe avec la Russie. En outre, un retour complet du pétrole iranien sur les marchés pourrait compliquer certains équilibres énergétiques.

L’Europe, au contraire, aurait intérêt à rouvrir des canaux économiques, surtout dans les secteurs des infrastructures, de l’énergie, de l’industrie et de la technologie. Mais l’Europe est faible lorsqu’elle ne dispose pas de garanties politiques. Sans protection stable contre les sanctions secondaires américaines, les entreprises européennes prendraient difficilement le risque d’investissements de long terme.

Les monarchies du Golfe se trouveraient devant un dilemme. La paix réduit le risque de guerre et protège les économies régionales. Mais un Iran plus riche, moins sanctionné et diplomatiquement reconnu pourrait devenir un concurrent encore plus puissant. Pour l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, la stabilisation du Golfe est une nécessité économique ; le renforcement de l’Iran est au contraire une préoccupation stratégique.

Les Nations unies comme assurance contre le passé

L’idée que l’accord final soit approuvé par une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU répond à une exigence précise : verrouiller le futur compromis. L’Iran ne veut pas répéter l’expérience de l’accord nucléaire de 2015, démantelé par une décision politique américaine. C’est pourquoi il cherche un cadre international qui rende plus difficile une nouvelle sortie unilatérale.

Cependant, une résolution ne suffit pas à créer la confiance. La confiance entre les États-Unis et l’Iran est presque inexistante. Washington soupçonne Téhéran de vouloir maintenir une capacité nucléaire de seuil. Téhéran soupçonne Washington de vouloir utiliser chaque accord comme instrument temporaire avant de reprendre la pression. Israël soupçonne toute concession économique à l’Iran de finir par renforcer aussi le Hezbollah et les autres alliés régionaux. Les monarchies arabes soupçonnent la détente irano-américaine de pouvoir se faire au-dessus de leurs têtes.

C’est pourquoi la garantie internationale est nécessaire, mais insuffisante. La véritable garantie sera l’équilibre des intérêts. Si tous ont quelque chose à perdre en faisant sauter l’accord, alors la trêve pourra tenir. Si un seul des acteurs principaux pense pouvoir gagner au sabotage, le mémorandum deviendra fragile.

Une paix née de la peur de la guerre

Le point le plus important est peut-être celui-ci : la paix dans le Golfe ne naît pas d’une conversion soudaine à la confiance réciproque. Elle naît de la peur de la guerre. Les États-Unis craignent une crise énergétique mondiale et une nouvelle guerre moyen-orientale. L’Iran craint un épuisement économique et militaire trop long, mais veut capitaliser sa capacité de résistance. Israël craint un Iran renforcé, mais doit mesurer les limites de la force. Les monarchies du Golfe craignent à la fois la guerre et l’hégémonie iranienne. L’Europe craint les prix de l’énergie, les migrations, l’instabilité et sa propre marginalisation.

Telle est la véritable nature du mémorandum : non pas une étreinte, mais un armistice entre peurs convergentes. Et c’est précisément pour cela qu’il peut fonctionner, au moins à court terme. Les paix les plus solides naissent souvent d’une vision commune de l’avenir. Les plus fragiles naissent de la conscience partagée du désastre à éviter.

Les soixante jours qui décideront du nouvel équilibre

La fenêtre de négociation de soixante jours sera décisive. C’est durant cette période que l’on comprendra si le mémorandum est le début d’une nouvelle architecture régionale ou seulement une pause tactique. Les nœuds sont au nombre de trois.

Le premier est économique : sanctions, pétrole, fonds gelés, accès aux ressources financières, reconstruction. Si Téhéran ne voit pas de bénéfices concrets, il pourra accuser Washington de ne pas respecter ses engagements. Si Washington concède trop rapidement, il risque des accusations internes et régionales de faiblesse.

Le deuxième est militaire : Ormuz, blocus naval, présence américaine, Liban, groupes alliés de l’Iran. Une seule escalade sur l’un de ces fronts pourrait compromettre le processus.

Le troisième est nucléaire : matières enrichies, niveaux d’enrichissement, vérifications, inspections, garanties. C’est le dossier le plus technique, mais aussi le plus politique. Car le problème n’est pas seulement d’empêcher l’Iran de construire une arme nucléaire. Il s’agit d’établir quelle capacité nucléaire l’Iran pourra conserver sans être perçu comme une menace imminente.

Le Moyen-Orient entre trêve et nouvelle hiérarchie

Si l’accord tient, le Moyen-Orient entrera dans une phase nouvelle. Pas nécessairement plus pacifique, mais différente. L’Iran sortirait de l’isolement plus fort qu’auparavant. Les États-Unis tenteraient de réduire le poids de la guerre directe sans abandonner la région. La Chine chercherait à exploiter l’ouverture économique. La Russie observerait avec prudence. L’Europe essaierait de revenir, mais avec des moyens limités. Israël devrait décider s’il s’adapte à une nouvelle réalité ou s’il cherche à l’empêcher.

Si, au contraire, l’accord échoue, le risque sera encore plus élevé. Car les attentes déçues produisent souvent des crises plus graves que les crises initiales. Un Iran convaincu d’avoir été trompé pourrait réactiver la pression régionale. Les États-Unis pourraient revenir à la logique des sanctions et de la force. Israël pourrait agir seul. Le Golfe pourrait replonger dans l’incertitude énergétique.

La paix annoncée n’est donc pas la fin de la partie. Elle est l’ouverture d’une phase dans laquelle diplomatie, énergie, guerre indirecte et finance s’entrelacent plus que jamais. Dans le Golfe, chaque trêve est aussi une épreuve de force. Chaque accord est aussi un message adressé aux alliés et aux ennemis. Chaque signature est aussi un pari sur la solidité du système.

Le mémorandum entre les États-Unis et l’Iran peut devenir la première pierre d’une stabilisation régionale. Ou bien il peut rester une parenthèse, destinée à se refermer devant la prochaine crise. Tout dépendra d’une question simple et terrible : les parties veulent-elles réellement construire un nouvel équilibre, ou ne font-elles que reprendre leur souffle avant le prochain affrontement ?


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Giuseppe Gagliano

Giuseppe Gagliano a fondé en 2011 le réseau international Cestudec (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE)
 
Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/
avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/
 
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