ÉCONOMIE – L’Union Européenne, le rapport Draghi sur l’avenir de la compétitivité européenne : quelles conséquences stratégiques inspirantes pour la France ?

Par François Souty, PhD, Historien, juriste, géopolitologue, Président exécutif du Cabinet LRACG, conseil en stratégies européennes
Le Rapport sur l’avenir de la compétitivité européenne dirigé par l’ancien Président de la Banque Centrale Européenne et ancien Président du Conseil de l’Italie, Mario Draghi, a été remis à la Commission Européenne en septembre 2024[1]. Le rapport a dressé un constat sévère : l’Europe accumule depuis des décennies un retard structurel (en productivité, innovation, croissance — face aux principaux concurrents des européens que sont les États-Unis et la Chine.
Fait très peu souligné, particulièrement en France, le rapport a été adopté et validé comme programme de travail par les trois institutions européennes la Commission européenne[2], validée par le Parlement européen[3] et, pour la partie économique, validé par le Conseil Européen en formation Industrie-marché intérieur [4]. A ce stade toutefois, le rapport est unoutil de pression et d’orientation, utilisé comme tel par la Présidente de la Commission Européenne, Ursula von der Leyen. Mais il n’est pas encore un plan transformé en actes concrets homogènes à l’échelle de toute l’Union.
Cet article propose donc une réflexion en deux parties : d’une part, une synthèse des objectifs et raisonnements du rapport Draghi ; et d’autre part, une synthèse sur le programme économique national libéral impliqué par le rapport Draghi, si la France et les Français veulent se redresser pour pouvoir peser dans les choix stratégiques pour leur avenir et celui de l’Union Européenne.
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I . Synthèse des objectifs et raisonnements du rapport Draghi
Mario Draghi observe que dans des économies en profonde mutation industrielle et digitale — fin des ressources énergétiques “bon marché”, montée de la concurrence technologique, pressions géopolitiques, transitions verte et numérique — l’UE ne peut plus se reposer sur les anciens ressorts de sa prospérité industrielle. Elle doit accélérer les mutations pour sa transition et sa mise à niveau face aux défis mondiaux. Faute d’actions et mesures à prendre d’urgence, la conséquence serait un “décrochage” durable : stagnation économique, perte de souveraineté, incapacité à financer le modèle social européen, baisse de la compétitivité globale.
Face à ce constat, le rapport ne se contente pas de diagnostiquer : il propose un plan ambitieux, presque “de rupture” avec un ensemble (peut-être trop volumineux) de 170 recommandations. Il s’organise autour de plusieurs priorités stratégiques, avec des mesures concrètes proposées, souvent urgentes, pour refonder la compétitivité de l’UE. Cinq piliers principaux sont distingués[5]:
1. Un “choc d’investissement” massif : près de 800 milliards €/an. Les besoins d’investissement supplémentaires de l’UE sont évalués entre 750 et 800 milliards d’euros par an pour les années 2025-2030, soit environ 4,5-4,7 % du PIB européen. Ces investissements doivent porter sur des “biens communs” et des secteurs structurants : infrastructures (énergie, transport), technologies numériques et IA, recherche & innovation, défense, transition énergétique, etc. La logique serait de combler le “manque chronique d’investissement productif” en Europe — public mais aussi (et surtout) privé, via des incitations, des marchés de capitaux unifiés, une meilleure orientation de l’épargne vers l’investissement (sur ces derniers aspects, le Rapport Draghi soutien les conclusions du Rapport rédigé par Enrico Letta sur la création indispensable et rapide d’un marché unique de capitaux, présenté quelques mois auparavant en avril 2024.
2. Une stratégie industrielle profondément repensée & une intégration plus poussée
Pour ne plus rester à la traîne et rendre le réarmement économique possible, l’UE doit repenser profondément sa stratégie industrielle, avec des appréciations nationales très variables sur l’intérêt d’une politique industrielle. Cela implique pour certains secteurs une intégration ou une coordination plus poussée des politiques nationales, une meilleure coordination entre politique de concurrence, politique commerciale et stratégie industrielle, ainsi qu’un renforcement du marché unique. Draghi souligne en particulier la nécessité d’alléger certaines réglementations jugées excessivement complexes, qui freinent l’innovation et la croissance, tout en affirmant que la régulation européenne doit devenir non pas un frein mais un levier de compétitivité. Il plaide pour la constitution de “champions européens”, capables de rivaliser avec les grandes entreprises américaines et chinoises, ce qui exige une révision des règles de concurrence traditionnellement très strictes de l’UE, notamment en matière de contrôle des concentrations et de contrôle des aides d’État.
Sur la question spécifique de la politique de la concurrence sur laquelle on reviendra dans un article ultérieur, le rapport invite à une évolution profonde mais ciblée de la politique européenne de la concurrence afin de permettre à l’Union de rivaliser avec les puissances américaines et chinoises. Il propose de dépasser une approche strictement juridique centrée sur la protection du marché intérieur pour intégrer des considérations de compétitivité globale, d’innovation et de souveraineté économique. Cela pourrait se traduire par une refonte du contrôle des concentrations, notamment en assouplissant les critères de définition des marchés pertinents et en autorisant plus facilement la création de “champions européens” capables de tenir tête à leurs concurrents internationaux (idée longtemps rejetée par l’Allemagne et de nombreux membres de la DG Concurrence à Bruxelles, très influencés par les catégories classiques de l’antitrust américain, mal compris au demeurant à notre avis. Ceci sera revisité). Dans les secteurs jugés stratégiques — numérique, cloud, IA, énergie, biotechnologies ou défense — le rapport encourage l’introduction de procédures spécifiques, plus rapides, voire de dérogations, afin d’éviter que les règles actuelles ne freinent la consolidation industrielle nécessaire.
Ces orientations impliqueraient aussi une adaptation du cadre des aides d’État, traditionnellement très strict, pour permettre aux États membres comme à l’Union de soutenir davantage les technologies critiques et les investissements d’avenir. Le rapport ouvre la voie à un élargissement des PIIEC (projets importants d’intérêt européen commun ou IPCEI en anglais), à des procédures assouplies pour les aides ciblées, et même à l’idée d’un financement commun européen destiné à appuyer les projets stratégiques. Par ailleurs, l’analyse concurrentielle elle-même pourrait évoluer : elle intégrerait des critères liés à l’innovation, à la résilience des chaînes de valeur, voire à la souveraineté économique, de manière à mieux prendre en compte le contexte géopolitique et les distorsions de concurrence provoquées par les subventions massives des États tiers. Pour l’instant, la nomination de l’écologiste socialiste espagnole Teresa Ribera, Première Vice-Présidente exécutive de la Commission européenne en charge de la politique de la concurrence, tend à pousser très fortement l’intégration des préoccupations en matière de changement climatique, soutenabilité et environnementale dans la politique de la concurrence avec des renchérissements de coûts probables pour les industriels, ce qui est aux antipodes des prescription du rapport Draghi.
Enfin, le rapport encourage une meilleure articulation entre politique de concurrence, politique industrielle et politique commerciale. L’objectif n’est pas de renoncer à la concurrence, mais de la rendre plus cohérente avec une stratégie économique européenne elle-même plus volontariste et ambitieuse : coordination renforcée, accélération des procédures, prise en compte des enjeux de sécurité économique et usage plus offensif des instruments contre la concurrence déloyale extérieure. Cette évolution marquerait un changement doctrinal majeur depuis plus de quarante ans : la concurrence ne serait plus une fin en soi mais un outil au service de la puissance économique de l’Union. Nous n’y sommes pas encore à ce stade, et d’assez loin hélas.
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3. Relancer l’innovation — en particulier dans les hautes technologies et les secteurs d’avenir
Un des constats majeurs du rapport tient au fait que l’Europe a pris du retard dans les technologies de pointe (digital, IA, haute technologie, green tech, santé, etc. La question de l’innovation occupe une place centrale. Le rapport constate que l’Europe accuse un retard significatif dans les technologies clés — intelligence artificielle, cloud, semi-conducteurs, biotechnologies, technologies vertes — et que cet écart se creuse. Pour Draghi, la réponse doit être à la fois financière et structurelle : davantage de financements publics et privés, mais aussi une plus grande capacité à transformer la recherche en innovations industrielles, grâce à un écosystème plus intégré et plus attractif pour le capital. L’achèvement de l’Union des marchés de capitaux apparaît ici comme une priorité absolue : seule une véritable unification des marchés financiers européens permettra d’orienter l’énorme épargne européenne vers l’investissement productif plutôt que vers l’immobilier ou les marchés étrangers.
4. Assurer la souveraineté stratégique de l’Europe : énergie, ressources, dépendances
Un autre axe majeur est celui de la souveraineté stratégique. Le rapport souligne les vulnérabilités de l’UE : dépendance forte aux importations d’énergie, de matières premières, de technologies, ce qui compromet sa sécurité, son autonomie et sa compétitivité. Le rapport souligne montre que l’Europe dépend très fortement de l’extérieur pour son énergie, ses matières premières critiques, ses technologies et même une partie de sa défense. Ces dépendances fragilisent non seulement sa sécurité, mais aussi sa compétitivité. Le rapport recommande donc de diversifier les sources d’approvisionnement, de renforcer les capacités industrielles européennes dans les secteurs stratégiques, et d’investir massivement dans des infrastructures énergétiques modernes, capables de soutenir la transition verte tout en assurant des coûts compétitifs pour les entreprises.
En particulier en matière de défense, l’ensemble des débats menés au Parlement Européen en octobre-novembre 2025 démontrent que la Président von der Leyen suit de très près les propositions du rapport. Le rapport souligne que l’industrie de défense en Europe est trop fragmentée : chaque pays achète séparément, avec des standards différents, ce qui entraîne des coûts élevés, un manque d’interopérabilité et une faible capacité à produire en volume.
Pour y remédier, Mario Draghi préconise (dès septembre 2024 !) la création d’un “marché unique de la défense” européen : agrégation de la demande, achats conjoints, standardisation, consolidations industrielles, pour atteindre la “masse critique” nécessaire. Il propose aussi de mettre en place des mécanismes de financement communs — y compris via l’émission d’une dette européenne — pour permettre des investissements massifs en R&D, en équipements et en capacités stratégiques, afin de combler le retard technologique et logistique. Enfin, le rapport appelle à une politique européenne coordonnée de souveraineté stratégique : sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les matières premières critiques, réduction des dépendances extérieures (notamment américaines ou asiatiques), et renforcement de l’autonomie industrielle de la défense. Draghi plaide pour que l’Europe cesse de fonctionner comme une somme d’États indépendants en matière de défense, et qu’elle construise — via harmonisation, mutualisation et financement commun — une véritable “industrie de défense européenne” capable de rivaliser globalement. Le député européen PPE Christophe Gomart, ancien chef de la direction du renseignement militaire a alerté à plusieurs reprises sur ces choix portés par la Commission. Ceux-ci n’ont absolument pas été débattus au sein des Etats et spécialement, en France, concentrée sur ses questions de fiscalité accrue, sécurité sociale, retraites et autres sujets sociaux tandis que le Président Macron surjoue la menace russe pour faire adopter le programme européen de défense porté par Ursula von der Leyen.[6]
5. Réformer les marchés financiers, l’épargne, la gouvernance de l’UE
Pour financer cette ambition, il ne suffit pas d’augmenter les dépenses — il faut restructurer le système financier et la gouvernance, notamment au regard des déficits cumulés par de nombreux pays de l’UE. Plus clairement dit, pour financer cette restructuration et transformation, Mario Draghi estime en fédéraliste assumé que les solutions nationales ne suffiront pas : il faut un saut dans l’intégration européenne. Le rapport appelle à des instruments de financement commun, potentiellement inspirés du plan européen post-Covid, ainsi qu’à une capacité budgétaire européenne renforcée. Cette dimension est politiquement sensible — certains États restent réticents à l’idée d’endettement commun ou de transferts — mais Mario Draghi soutient que l’ampleur des défis exige des réponses collectives. Les marchés de capitaux européens doivent être unifiés (création d’une Union des Marchés de Capitaux ou UMC avec notamment levée des barrières nationales, unification et libéralisation des circuits financiers, développement de la titrisation, orientation de l’épargne vers l’investissement productif …), les règles prudentielles adaptées et les instruments financiers européens élargis. Au besoin, Mario Draghi souligne que des groupes de pays européens « prêts » devront être constitués en laissant de côté les indécis ou ceux qui ne sont pas prêts. L’ensemble de ces prescriptions devrait susciter des débats très importants dans les Etats membres, débats qui ne sont absolument pas menés dans ces Etats. Les pays qui ne seront pas « prêts » économiquement et spécialement, budgétairement perdront fortement toute capacité de leadership (la France n’est pas nommée, mais elle est l’un des pays les plus visés par le risque impliqué ; une réponse devra être apportée de manière vitale, essentielle, au plus tard en 2027).
Avant de passer à une réflexion sur les efforts à accomplir par la France pour se mettre à niveau du défi politique majeur pour pouvoir peser dans les débats futurs européens, tant économiques et stratégiques qu’institutionnels, il faut remarquer en synthèse pourquoi ce rapport est un document essentiel à maîtriser pour définir à terme les stratégies de réponse, toutes les options politiques pouvant être ouvertes.
Le rapport reconnaît lui-même que l’ambition très élevée affichée se heurte à plusieurs obstacles politiques et institutionnels. Quelques critiques soulignent un manque de dimension sociale ou environnementale explicite, ou reprochent au rapport de privilégier une vision centrée sur les grandes entreprises. D’autres questionnent la faisabilité du plan, compte tenu des montants requis, du niveau élevé des déficits de certains pays et de la diversité des priorités nationales. Mario Draghi insiste toutefois : le statu quo est plus dangereux encore que l’ambition. L’Europe dispose des ressources intellectuelles, scientifiques, industrielles et financières nécessaires ; ce qui lui manque, ce n’est pas le potentiel, mais la coordination et la détermination.
En conclusion, le rapport Draghi propose une véritable feuille de route pour faire de l’Union une puissance économique, technologique et stratégique capable de peser dans le monde du XXIᵉ siècle. Ce retour de puissance économique et industrielle européenne est aussi le point de départ d’une refondation majeure du projet européen. Il rappelle que la compétitivité n’est pas une fin en soi, mais la condition de la prospérité, de la justice sociale et de la capacité de l’Europe à défendre ses valeurs. Pour l’instant, le risque majeur est que la Présidente de la Commission von der Leyen et certains de ses alliés les plus proches, ne fassent l’impasse sur les objectifs économiques tout en prenant au pied de la lettre ce qui les intéresse dans le rapport Draghi – très complexe – en forçant la marche sur les aspects institutionnels et la fédéralisation européenne à marche forcée, comme par exemple en matière de défense. Le caractère irréaliste du calendrier et de l’ampleur des investissements requis (800 milliards € par an !) dans le contexte actuel soulève la crainte que beaucoup de propositions demeurent lettre morte mais que la Commission avance sur les aspects institutionnels plutôt qu’économiques imposant trop de sacrifices immédiats. C’est ce qui semble se passer depuis juillet 2025, lorsque la Commission a cédé sur les mesures commerciales américaines sans tenter d’organiser une série de contrepropositions plus favorables aux intérêts économiques européens ou encore en imposant la signature de l’accord UE-MERCOSUR, qui reste à ratifier par les Etats-membres pour compenser les pertes des marchés nord-américains surprotégés commercialement.
C’est pourquoi, pour pouvoir résister sur la souveraineté et les choix les plus politiques, les Français doivent réaliser les efforts économiques à accomplir à court et moyen terme : il est essentiel de prendre le plus rapidement possible le contrepied économique et d’envisager quel impact concret la situation économique et financière française actuelle doit en priorité être redressée pour pouvoir peser et maintenir les vues françaises de souveraineté en matière de défense, financière et diplomatique internationale qui seront définies au plan européen durant les dix à quinze années à venir. La sagesse de la classe politique française et des majorités de circonstance peuvent ne pas être au rendez-vous des défis historiques. Pour autant, l’objet de la seconde partie suivante décline les défis français à surmonter au plan économique, industriel, entrepreneurial et par-dessus tout financier et budgétaire.
II. Quelles déclinaisons économiques et budgétaires pour la France des objectifs de compétitivité fixés par le rapport Draghi ?
En s’inspirant du Rapport sur la Compétitivité publié en juillet 2024 par l’ancien Président du Conseil italien Mario Draghi (rapport prescriptif adopté, on le rappelle, par la Commission européenne comme rapport d’action prioritaire pour l’Union européenne pour 2024-2029), on peut développer quelques idées de « marteaux piqueurs » de normes et dépenses budgétaires dans le but de casser la gangue idéologique socialiste, écologiste et souvent même communisante qui enveloppe et paralyse la pensée économique authentiquement libérale en France, en proposant aussi quelques « marteaux-pilons » pour enfoncer les pilotis d’une nouvelle politique économique destinée à sortir la France de son enfoncement marécageux. On doit d’ailleurs souligner que Mario Draghi a envoyé en septembre 2025 une volée de bois vert à la Présidente Von der Leyen pour la faiblesse d’énergie dans la mise en œuvre de son rapport, un an après sa présentation initiale.
Il faut développer un ensemble d’idées clairement libérales totalement compatibles avec le cadre d’une politique industrielle pour envoyer un signal sans ambiguïté tant aux électeurs qu’aux marchés (nationaux et internationaux). Ces idées peuvent être regroupées en quatre thèmes qui appartiennent à un patrimoine politique de la droite, plus ou moins récent, inspirées du programme du Général de Gaulle défini par l’équipe Armand-Rueff et résumé dans deux discours de 1958 et 1960.
- Les principales idées économiques du rapport Draghi et ses conséquences de mise en œuvre pour la France
On peut retenir dans les propositions du rapport Draghi toutes les prescription qui visent à renforcer la compétitivité des nations européennes, dont certaines comportent une série de handicap communs, pour partie parfois héritées de l’absence de dynamisme de la Commission européen du Conseil européen et du Parlement Européen, trop longtemps soumis au magistère d’influence des idées socialisantes très répandues sans partage ni critiques libérales suffisantes dans tous les pays de l’Union depuis des décennies (tant l’Europe était accusée d’être trop souvent au service des forces du marché et pas assez des individus). Au vu du niveau cataclysmique de l’endettement français en 2025, un programme libéral inspiré par les visions gaullistes des années fondatrices de la Ve République – déclinées dans un esprit de discipline et de remise en ordre impératif des grands équilibres par Jacques Rueff – aurait pour objectif prioritaire la perspective de la réduction sur 10 ans de 400 Milliards € du coût de la DETTE PUBLIQUE à croissance exponentielle ; ceci permettrait de réduire en 10 ans le volume de la dette à « seulement 100% du PIB. En corollaire au message implicite envoyé aux marchés financiers et d’un retour à une remontée de la notation de la France pour faire baisser les taux d’emprunts français, il faut adopter des réformes « marteau pilon » destinées à doper la la liberté des entreprises et spécialement des PME-ETI. Et par rapport aux 170 prescriptions du rapport Draghi, on ne développe qu’une dizaine de mesures axiomatiques pur redynamiser l’économie française, ses entreprises et leur compétitivité. Trois paragraphes structurent donc cette seconde partie : en premier lieu, il faut se servir des prescriptions économiques libérales destinées à stimuler les entreprises et la création de richesses par des structures économiques plus compétitives contenues dans le rapport Draghi
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- Le Rapport Draghi, un rapport libéral qui peut servir pour la compétitivité des Nations européennes
Le rapport Draghi, tout en proposant une nouvelle dynamique économique pour l’Union européenne, contient plusieurs orientations qui peuvent parfaitement s’accorder avec une vision souverainiste attachée à la protection des intérêts nationaux et à l’autonomie stratégique. Loin d’affaiblir les États, certaines recommandations renforcent au contraire leur capacité individuelle à se développer, à sécuriser leurs ressources et à affronter la compétition mondiale. Il faut savoir s’en servir pour redresser nos aptitudes d’influence sur les politiques européennes dans les quinze à vingt années à venir et nos capacités compétitives vis-à-vis de nos concurrents asiatiques et nord-américains.
Un premier axe, central, est celui de la souveraineté industrielle et technologique. Draghi alerte sur la dépendance excessive de l’Europe aux fournisseurs extérieurs dans des domaines critiques — énergie, numérique, semi-conducteurs, IA, matières premières, santé. Réduire ces dépendances n’est pas une ambition fédérale mais une nécessité stratégique : chaque pays y gagnerait en sécurité économique et en indépendance matérielle. Pour les souverainistes, cette logique s’apparente à une “autonomie européenne au service des autonomies nationales”, permettant à chaque État de ne plus subir les chocs géopolitiques extérieurs.
Le rapport insiste également sur un choc d’investissements productifs, notamment dans les infrastructures, l’innovation, la recherche et les industries stratégiques. Même dans une perspective souverainiste, l’enjeu est clair : accroître la compétitivité nationale ne peut se faire sans investissements massifs, souvent trop lourds pour un seul pays, mais amplifiés lorsqu’ils s’inscrivent dans un cadre de coopération. L’objectif n’est pas de mutualiser les politiques économiques, mais d’augmenter la capacité individuelle de chaque État à investir dans son futur productif. On va y revenir plus loin.
La défense constitue un troisième domaine d’accord. Draghi propose un renforcement de l’industrie européenne de défense, en favorisant la standardisation, les achats coordonnés et la réduction de la fragmentation industrielle. Le but n’est pas de créer une armée fédérale, mais de soutenir une base industrielle robuste et autonome, afin que les pays européens ne dépendent plus massivement d’équipements américains ou asiatiques. Une industrie de défense plus solide en Europe renforce directement la souveraineté militaire de chaque nation.
Dans le domaine énergétique, le rapport soutient la sécurisation des approvisionnements, la résilience des infrastructures et la diversification des sources. Là encore, souverainistes et européistes peuvent se rejoindre : une énergie plus sûre et moins dépendante de fournisseurs extérieurs renforce la stabilité économique de chacun des États membres et limite les risques de vulnérabilité stratégique.
Mario Draghi propose aussi de rendre la politique commerciale européenne plus offensive face aux pratiques déloyales de pays tiers. Les souverainistes, soucieux de défendre leur tissu productif, ne peuvent qu’y voir un moyen de protéger leurs industries nationales des distorsions massives provoquées par les subventions étrangères, notamment chinoises ou américaines.
Enfin, la simplification réglementaire et l’allègement des contraintes administratives constituent un axe majeur du rapport. Ils répondent directement aux critiques souverainistes sur la bureaucratie bruxelloise : permettre aux entreprises nationales — PME comme industries — de se développer plus rapidement, avec moins de charges inutiles, relève d’un pragmatisme partagé de part et d’autre.
- Dix mesures prioritaires à lancer immédiatement (dans les 12–24 mois) pour stimuler la croissance, en intégrant les prescriptions-clés de Mario Draghi dans son rapport de 2024.
Chaque mesure est assortie de sa mise en œuvre concrète pour la France, et d’un référentiel Draghi (quel enseignement ou priorité du rapport elle décline).
| # | Mesure prioritaire | Mise en œuvre concrète pour la France | Lien avec le rapport Draghi |
| 1 | Accélérer l’innovation et la R&D | Augmenter fortement le crédit‑impôt R&D, créer un guichet rapide pour la transformation des brevets en entreprises, renforcer les partenariats université‑entreprise. | Draghi pointe le faible niveau d’innovation européen et recommande de combler ce retard. |
| 2 | Réduire impérativement à 10 ans le coût de l’énergie et des intrants pour l’industrie pour revenir à parité avec les USA (possible avec un nouveau plan nucléaire français reposant sur les SMR et la relance du Plan Astrid) | Accélérer la dotation de SMR régionaux de proximité et mettre en place une tarification industrielle spéciale de l’électricité ou des solutions d’efficience énergétique (géothermie ?), supprimer les normes environnementales qui pèsent sur les prix payés par les consommateurs intermédiaires et finaux. | Le rapport insiste sur l’importance de la décarbonation mais sans faire exploser les coûts de compétitivité. Il souligne le décrochage total de l’UE par rapport aux Etats-Unis, dont les prix industriels sont deux à trois fois moins élevés par rapport aux prix dans l’UE. |
| 3 | Simplification réglementaire et réduction des freins administratifs pour les entreprises | Lancer une grande réforme “guichet unique numérique” + moratoire ou revue de normes lourdes + « sandbox réglementaire » pour les nouveaux modèles économiques. | Draghi souligne que la complexité réglementaire et la fragmentation sont des obstacles majeurs. En matière de normes réglementaire, il faut à la France un véritable choc de simplification réglementaire, demandé d’urgence par les entrepreneurs |
| 4 | Développer les marchés de capitaux et le financement privé des entreprises | Simplifier l’accès des PME aux marchés boursiers ou obligations, encourager la titrisation, stimuler les business angels via des incitations fiscales. | Le rapport recommande de relancer l’Union des marchés de capitaux pour financer l’innovation. La France est un champion d’Europe en matière de services financiers et joue plus qu’à parité avec l’Allemagne. En contrepartie de son soutien, la France pourrait revendiquer un renforcement de son contrôle de gouvernance au plan européen (cette partie ne nécessite stratégiquement pas forcément d’être mise en avant mais elle devrait être portée avec volontarisme politique et forte combativité au nom des position fortes et étayées des institutions financières et de services financiers français. |
| 5 | Améliorer les compétences, la formation et l’employabilité | Lancer un plan national “Compétences 2030” (jouer sur le moyen terme en visant un résultat très effectif au plus tard à 2032, année de terme d’un mandat présidentiel): formation continue renforcée, certifications professionnelles reconnues, incitations fiscales pour entreprises qui forment. | Draghi mentionne les pénuries de compétences comme frein à la productivité. |
| 6 | Favoriser l’entrepreneuriat et le démarrage d’entreprise | Réduire la charge administrative à la création, exonérations initiales pour start‑ups, simplifier les statuts freelances/auto‑entrepreneurs. | Dans son rapport, Draghi indique que l’Europe n’a pas créé de “géants innovants” faute d’environnement favorable. Ceci relève d’une politique industrielle telle que promue en 1958-1967 sous l’autorité du Général. |
| 7 | Ouverture et concurrence dans les secteurs régulés | Ouvrir davantage à la concurrence les marchés de l’énergie, du transport, des télécoms ; alléger les barrières d’entrée ; réguler moins mais mieux. Renforcer la priorité d’action de l’ADLC+ DGCCRF sur le contrôle concurrentiel des marchés Publics (surtouts de 30% en moyenne sur 155 Milliards€ de marchés publics PAR AN) | Le rapport appelle à une plus grande compétitivité et à lever les verrous structurels. Le cas échéant, reparler de cet aspect concernant la politique de la concurrence qui recèle beaucoup d’idées fausses (mais procéder à des découplages d’obligation pour l’autorité nationale qui sert trop « d’agent de Bruxelles » à Paris, au lieu d’être davantage « agent de Paris à Bruxelles ». |
| 8 | Encourager l’internationalisation et l’exportation des entreprises | Créer un “passeport export PME” numérique, simplifier douanes, alléger formalités, créer des incitations fiscales pour développement à l’étranger. Prôner le miroir négatif des proposition folles de taxation des expatriés par Mélenchon (sans le citer bien sûr) | Draghi insiste sur la faiblesse de la portée internationale des entreprises européennes. Les Français devraient viser à redevenir les « Japonais de l’Europe » qu’ils étaient dans les années 1960-1970). |
| 9 | Mobiliser l’investissement public‑privé stratégique dans les technologies clés | Créer un “fonds français d’investissement technologique” (cofinancement public‑privé) orienté IA Générative, quantique, batteries, transition verte. | Le rapport Draghi parle d’« investissements massifs », d’environ 800 milliards €/an au niveau européen. Draghi insiste sur le fait que le terrain perdu par l’UE sur l’IA classique sera très difficile voire perdu mais que les chances sont intactes sur l’IA Générative, à condition de mettre le paquet. Il y a urgence absolue face aux USA et à la Chine (et ses voisins) ; envisager p.e. des coopérations avec les Sud-Coréens, plutôt demandeurs en s’appuyant sur les savoir-faires français basés à Séoul (FKCC). |
| 10 | Assurer la stabilité budgétaire tout en libérant des marges de manœuvre pour la croissance | Revoir les dépenses publiques, cibler l’efficience, réduire les déficits de façon crédible pour restaurer confiance et attractivité. | Le rapport mentionne que sans crédibilité budgétaire, l’investissement et la croissance peuvent être freinés. |
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- Pourquoi ces 10 mesures devraient être prioritaires ?
Elles ciblent directement les freins structurels mis en lumière par le Rapport Draghi : innovation, productivité, compétences, financement, réglementation. Elles sont opérationnelles à court‑moyen terme (12‑24 mois) et peuvent générer un effet accélérateur de croissance très complémentaire mais non substituable aux efforts budgétaires et retour aux équilibres budgétaires et financiers de réduction accélérée des dépenses publiques et de charge de la dette. Elles tiennent notamment compte de l’équilibre entre libération d’énergie économique (libéralisation, compétitivité) et sécurité / transition (technologies stratégiques, compétences).
Pour permettre aux pouvoirs publics et aux stratèges d’entreprise de développer leurs projets industriels aux échelons notamment nationaux (mais aussi européens), le rapport Draghi identifie plusieurs secteurs dans lesquels les entreprises européennes sont plus fortement exposées à la concurrence américaine et asiatique mais pur lesquels les européens conservent des atouts et capacités de développement: les semi-conducteurs, l’intelligence artificielle, le cloud et les infrastructures numériques, les énergies propres (batteries, solaire, hydrogène), les industries de défense, les biotechnologies et l’approvisionnement en matières premières critiques. Dans chacun de ces domaines, l’Europe souffre soit d’un déficit d’investissement massif, soit d’une fragmentation industrielle, soit d’une dépendance stratégique qui la rend vulnérable aux chocs géopolitiques et aux distorsions générées par les subventions de pays tiers. Toutefois, la vigilance devra s’exercer sur les capacités de contrôles de la Commission Européenne lorsqu’elle sort du cadre institutionnel déterminant les compétences respectives des États et Institutions Européennes. L’expérience a montré « l’irrédentisme » institutionnel de la Présidente de la Commission.
Pour répondre aux vulnérabilités, le rapport préconise un choc d’investissements coordonnés, publics et privés, afin de donner aux entreprises européennes la capacité de rivaliser technologiquement et industriellement avec les géants américains et asiatiques. Draghi plaide pour une hausse significative des financements dans la R&D, la production de technologies critiques, les chaînes de valeurs industrielles, ainsi que pour la création d’un véritable marché unique du numérique et de la défense, afin d’éliminer les duplications, de gagner en échelle et de renforcer la compétitivité des acteurs européens. Il appelle également à une simplification réglementaire, considérant que les lourdeurs administratives nuisent à la croissance des entreprises innovantes et les empêchent d’atteindre la taille critique nécessaire face à leurs concurrents mondiaux.
Le rapport met l’accent sur la nécessité de protéger les entreprises européennes face aux distorsions de concurrence : sécurisation des matières premières essentielles, consolidation des filières stratégiques, et recours plus systématique à des instruments de défense commerciale lorsqu’un acteur extérieur bénéficie d’avantages déloyaux. Il encourage aussi une plus grande autonomie industrielle et technologique, non pour isoler l’Europe, mais pour garantir à chaque État membre une base économique solide, moins dépendante des importations critiques et mieux préparée aux ruptures internationales. L’ensemble vise à permettre aux entreprises européennes de se développer dans un environnement plus stable, plus efficace et plus compétitif à l’échelle mondiale.
Le rapport note en particulier les secteurs ou aspects pour lesquels le déficit de compétitivité des entreprises européennes est le plus prononcé et sur lesquels les États doivent veiller à libérer les forces productives de leurs entreprises. Le rapport Draghi souligne notamment un écart massif d’investissement, particulièrement dans l’innovation et les technologies critiques. Alors que les États-Unis disposent d’une capacité d’investissement annuel de plusieurs centaines de milliards dans les technologies d’avenir et que la Chine engage des plans industriels de même ampleur, l’Europe accuse un retard évalué à près de 800 milliards d’euros par an, qu’il faudrait combler pour retrouver un niveau comparable d’ambition industrielle et technologique. Ce décalage se manifeste également dans la R&D : les grandes entreprises américaines et asiatiques dépensent en moyenne davantage en recherche que leurs équivalentes européennes, qui peinent à atteindre les volumes nécessaires pour rester compétitives dans les secteurs stratégiques.
Un autre écart déterminant tient à la structure du marché et à la capacité de montée en échelle. Le rapport note que, malgré une excellence scientifique comparable, l’Europe transforme beaucoup moins efficacement ses innovations en leaders industriels globaux. Résultat : les États-Unis concentrent une grande partie des entreprises les plus innovantes du monde, tandis que la Chine dépasse désormais l’Europe comme deuxième puissance mondiale en haute technologie. Cette difficulté européenne à générer des “scale-ups” s’accompagne d’une fragmentation réglementaire persistante, qui empêche les entreprises d’accéder rapidement à un marché continental unifié, contrairement à la situation américaine ou chinoise. Les pays aux structures réglementaires et normatives les plus lourdes (tout particulièrement la France) doivent engager des programmes de réformes réglementaires et normatives prononcés, bien plus considérablement à l’écoute de leurs entrepreneurs.
Enfin, le rapport insiste sur l’écart dans les coûts et les dépendances stratégiques, en particulier dans l’énergie et les chaînes d’approvisionnement critiques. Les entreprises européennes supportent des coûts énergétiques plus élevés que leurs concurrentes américaines, ce qui affecte directement leur compétitivité. En parallèle, l’Europe dépend largement de l’Asie pour la production de technologies essentielles : la majorité de la capacité mondiale en semi-conducteurs avancés se situe en Chine et dans l’Asie de l’Est, et l’Europe se retrouve en position de faiblesse face à des acteurs asiatiques fortement subventionnés. Ces dépendances augmentent les risques de rupture et affaiblissent la capacité des entreprises européennes à sécuriser leurs approvisionnements à long terme.
En résumé, le rapport Draghi met en évidence trois écarts majeurs — investissement, échelle de marché, dépendances stratégiques — qui, combinés, expliquent la perte de compétitivité relative de l’Europe vis-à-vis des États-Unis et de l’Asie. Les chiffres cités montrent que l’enjeu est central voire essentiel : sans rattrapage massif, les entreprises européennes risquent d’être durablement distancées dans les secteurs clés de l’économie mondiale.
Conclusion
On reviendra dans les semaines à venir sur les dimensions géopolitiques négatives susceptibles de découler de la paralysie politique, financière et budgétaire prolongée de notre pays. Sur la partie micro-économique et stratégique industrielle, le rapport Draghi sur la compétitivité européenne constitue pour l’heure une boussole pour tous les pays Européens, sans préjudice de bonne ou mauvaise volonté des pays membres dans leurs rapports à l’Union Européenne. Le rapport Draghi n’est pas seulement un projet pour renforcer l’efficacité de l’Union ; il trace aussi une voie permettant à chaque pays d’être plus compétitif, plus autonome et mieux protégé dans un monde instable. Sur de nombreux points — souveraineté industrielle, sécurité énergétique, défense, protection commerciale, simplification — même des souverainistes convaincus peuvent légitimement y voir non une perte de contrôle, mais un levier d’efficacité nationale. Hélas toutefois, le rapport Draghi ne traite pas des problèmes sociaux et sociétaux qui peuvent exercer un handicap pour le recouvrement de compétitivité, notamment en matière d’immigration déstabilisante des services de santé, d’éducation, de justice d’insécurité intérieure, de fraudes diverses, de blanchiment des produits de narcotrafics etc. Les pays qui auront le mieux rétabli leur compétitivité, et le plus précocement, pourront d’autant mieux contribuer à un reformatage d’une Europe plus ou moins fédérale ou confédérale. Autrement dit, le programme dressé par Mario Draghi peut être compris ou décliné comme une stratégie d’“Europe puissance” au service des souverainetés nationales. Une partie extrêmement importante des efforts à déployer relève des États nationaux, s’ils veulent en majorité rééquilibrer institutionnellement l’ascendant pris par la Commission européenne lorsqu’elle n’est pas optimalement efficace, ce qui vient d’être démontré à l’été 2025 en matière de politique commerciale internationale.
À lire aussi : Europe – Rapport Draghi : le constat d’échec cuisant des réglementations européennes
[1] M. Draghi (ed.), The future of European competitiveness : a competitiveness strategy for Europe, Bruxelles, part 1A, 2024, 66 p.
[2] Commission européenne, https://commission.europa.eu/topics/competitiveness/draghi-report/one-year-after_en# « In January 2025, the Commission presented the competitiveness compass, our roadmap to restoring European dynamism and growth, inspired by the Draghi report. 90% of its flagship initiatives are directly inspired by Draghi’s most pressing recommendations ».
[3] Parlement européen, Rapport sur les aspects institutionnels du rapport sur l’avenir de la compétitivité européenne (rapport Draghi), adopté le 17 octobre 2025
[4] Conseil Européen voir en particulier conseil des ministres européens compétents (marché intérieur/industrie) qui ont adopté le 28 novembre 2024 les “principes clés” du rapport Draghi. rapport.https://www.consilium.europa.eu/en/meetings/compet/2024/11/28/?utm_source=chatgpt.com
[5] Sur l’ensemble des propositions du rapport Draghi voir le rapport lui-même. Une bonne analyse synthétique est fournie notamment par S. Maillard, « Mario Draghi’s competitiveness report sets a political test for the EU », Chatham House, 10 september 2024.
[6] Cyril Hofstein, « Général Christophe Gomart : «Le marché unique de la défense risque de soumettre l’Union européenne à Washington», Le Figaro Magazine, 21 novembre 2025
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